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30 avril 2026Au Sénégal, une Biennale de la danse en Afrique 2026 pour communiquer à travers le mouvement
Analyse : Nous mettons en lumière certains aspects de cette actualité.
Voici notre analyse rapide sur « Au Sénégal, une Biennale de la danse en Afrique 2026 pour communiquer à travers le mouvement ».
Les points essentiels à retenir
Après le Mozambique en 2023, c’est au tour du Sénégal d’accueillir pour la première fois, et ce du 29 avril au 3 mai 2026, la Biennale de la danse en Afrique. Pendant cinq jours, 25 compagnies africaines et de la diaspora vont se produire à 60 kilomètres au sud de Dakar, à Toubab Dialao, petite ville côtière qui abrite également l’École des Sables fondée par la chorégraphe sénégalo-béninoise Germaine Acogny. L’occasion de montrer leur travail et de donner envie à 200 programmateurs d’acheter leur spectacle.
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Avec notre correspondante à Dakar, Léa-Lisa Westerhoff
Derniers réglages sur une scène ouverte sur la nature environnante : cinq danseurs répètent leur spectacle au rythme de chants baka, créé en immersion avec cette communauté autochtone de la forêt équatoriale de l’est du Cameroun.
Zora Snake, chorégraphe du « Combat de lianes », explique : « Aller dans cet espace qui est la deuxième forêt après l’Amazonie, c’était important pour nous pour entrer en connexion avec le cordon ombilical qui relie l’homme à la nature, d’être en immersion comme une forme d’initiation, avec des danseurs, pour pouvoir restaurer l’âme de notre humanité. Donc, c’est comme si on partait réinventer un nouveau monde qu’on veut rêver ensemble. » Un spectacle qui raconte l’urgence de protéger la forêt.
« Avec nos corps, nous pouvons dialoguer »
« Je danse, donc nous sommes », c’est le mantra de cette Biennale qui défend une danse engagée et au langage universel, comme l’explique la danseuse et chorégraphe Germaine Acogny, directrice artistique de cette Biennale : « Ce n’est pas tout le monde qui sait lire, ce n’est pas tout le monde qui parle la même langue. Donc, avec nos corps, nous pouvons dialoguer, véhiculer et apporter au monde ce qu’il faut dire et ce qu’il faut faire. »
Vingt-cinq compagnies du continent et de la diaspora vont danser jusqu’à dimanche. Et pour beaucoup, participer à cette biennale est une forme de reconnaissance. Comme pour Grandir Prudence, danseur autodidacte camerounais. « C’est toute une communauté qui est derrière moi. Je viens de la région de l’est du Cameroun où les opportunités ne sont pas accessibles. Être ici, c’est une source de motivation pour mes frères qui sont derrière. Bien sûr que c’est moi qui suis là. Mais derrière moi, c’est toute ma communauté », assure-t-il.À l’École des Sables, ces danseurs ont 5 jours pour danser et parler au monde.
«On veut que ces chorégraphes africains soient mobiles, qu’on leur fasse gagner leur vie»
Créée en 1997 à l’initiative de l’Institut français, la Biennale de la danse en Afrique veut rendre visible et contribuer au développement de la création chorégraphique en Afrique. Continent où être danseur professionnel continue d’être compliqué à assumer économiquement, voire en société. Gacirah Diagne, directrice artistique associée de la Biennale de la danse au Sénégal conçoit donc cet événement comme un acte de résistance et un tremplin pour se produire ailleurs : « C’est une affirmation un peu politique de dire : « On résiste, on danse, parce qu’on veut essayer de rééquilibrer les rapports humains« . Cet engagement politique que les artistes ont, c’est de résister à toutes les difficultés, même pour pouvoir exister en tant qu’artiste. C’est de parler aux autorités sur comment améliorer nos conditions de travail, de professionnalisation. Et puis c’est une biennale : donc, on veut que ces chorégraphes africains aussi portent ce message-là dans le monde, qu’ils soient mobiles, qu’on leur fasse gagner leur vie. Ce sont 200 programmateurs qu’on attend et qu’ils s’engagent en fait à faire tourner au maximum ces 25 compagnies. »
Source : www.rfi.fr
Conclusion : Nous continuerons à partager nos observations sur cette actualité.

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