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30 avril 2026Une éviction « injuste, tant sur le fond que sur la forme » : une femme de ménage d’université obtient plus de 300 000 € d’indemnité après un licenciement lié à un cuiseur à riz
Analyse : L'équipe a relevé certains éléments clés de cette actualité.
Un point rapide sur l'article « Une éviction « injuste, tant sur le fond que sur la forme » : une femme de ménage d’université obtient plus de 300 000 € d’indemnité après un licenciement lié à un cuiseur à riz » selon nos journalistes.
Points essentiels
Un tribunal du travail britannique a accordé, le 29 avril 2026, une indemnisation de 264 442 livres sterling à Peak Ong, ancienne femme de ménage de l’université d’Aberystwyth, après avoir jugé son licenciement injuste et sa victimisation délibérée.
Un cuiseur à riz interdit dans les résidences étudiantes a servi de prétexte à l’éviction d’une employée de longue date, avant que l’université ne torpille sa reconversion par une référence jugée « revancharde », indique The Independent, ce mercredi 29 avril 2026.
Un conflit managérial qui couvait depuis 2017
Peak Ong avait rejoint l’université galloise en 2014, à raison de 15 heures par semaine. L’arrivée de Catherine Green comme supérieure hiérarchique, en juin 2017, a dégradé durablement ses conditions de travail. L’employée a déposé plusieurs plaintes internes pour harcèlement lié à l’âge et obtenu un changement de manager en août 2019. En février 2021, sa supérieure a signalé son comportement comme « ingérable » — une plainte partiellement retenue après enquête interne.
Le cuiseur à riz comme détonateur
Le 12 mars 2021, Mme Green a convoqué Mme Ong pour évoquer « un certain nombre de problèmes », dont la présence d’un cuiseur à riz — appareil formellement interdit dans les résidences étudiantes — qu’elle aurait, selon les accusations, fourni à un étudiant dont l’appareil avait été confisqué. La femme de ménage a catégoriquement démenti cette accusation, et le tribunal a finalement conclu que Madame Green ne l’avait pas formellement accusée d’un manquement disciplinaire sur ce point précis. Elle a néanmoins été suspendue, puis licenciée faute d’avoir trouvé un autre poste en interne dans les sept semaines imparties. Le juge Dilbaag Bansal a qualifié ce licenciement d’ »injuste, tant sur le fond que sur la forme ».
Une référence « irresponsable et revancharde »
En septembre 2022, âgée de 70 ans, Mme Ong a décroché un poste d’aide-soignante auprès du Ceredigion Council. Pour valider l’offre, elle avait besoin d’une référence. L’université a transmis un parution où, à chaque question, le service RH répondait : « Incapable de commenter — l’université est en litige avec la candidate. » La septuagénaire a perdu le poste. Le juge a qualifié cette démarche d’ »irresponsable et revancharde », estimant qu’elle lui avait coûté toute perspective d’activité économique.
264 000 £ pour une salariée au salaire minimum
Le montant accordé — 264 442 livres sterling, environ 315 000 euros — est particulièrement élevé pour une salariée à temps partiel. Mme Ong s’est représentée seule tout au long de la procédure et s’est dite « humiliée » par les agissements de son ancien employeur.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Quelques éléments à garder en tête pour suivre cette actualité.

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