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1 mai 2026Analyse : Cette nouvelle a été analysée par nos rédacteurs pour vous donner un aperçu.
Notre rédaction analyse les faits saillants de « à Paris, des commerçants passent outre le 1er-Mai chômé – franceinfo ».
Résumé à retenir
Cette année, le gouvernement permet aux boulangers-pâtissiers artisanaux et les artisans fleuristes de faire travailler des salariés volontaires le 1er-Mai, avec une rémunération doublée. Mais dans le 17e arrondissement de la capitale, d’autres commerçants ont pris la liberté d’en faire de même.
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Il flotte comme une odeur de dimanche, en ce vendredi 1er mai, rue de Lévis, dans le 17e arrondissement de Paris. Entre les effluves de poulet rôti, de pain tout droit sorti du four et celles de fromage, difficile de différencier ce seul jour férié et chômé de l’année de la pause hebdomadaire. Patricia, employée à La Fromagerie, accepte de travailler à cette date depuis plus de vingt ans. « Je ne comprends pas pourquoi on viendrait nous ennuyer parce qu’on ouvre une matinée », lance-t-elle.
Pourtant, les employeurs ne peuvent pas faire travailler leurs salariés le 1er mai. En cas de contrôle, un patron encourt 750 euros d’amende. La loi prévoit des exceptions pour les entreprises et les services publics dont l’activité ne peut être interrompue, mais sans préciser les métiers concernés, laissant la place aux interprétations.
Une proposition de loi, portée notamment par l’ancien Premier ministre Gabriel Attal (Renaissance), prévoyait la possibilité d’y inclure explicitement les commerces de bouche, les fleuristes et les établissements culturels. Toutefois, devant la colère des syndicats et les critiques d’une partie de la classe politique, le gouvernement a reculé. Mi-avril, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a donné son feu vert pour les seuls artisans boulangers et fleuristes, dès cette année, ajoutant qu’un projet de loi devrait entrer en vigueur avant le 1er mai 2027.
« Chaque année, on était sous tension. On ne savait pas si on allait se faire contrôler », explique Bilel, qui gère la boulangerie Chez Julien. Au moins, cette fois, on est plus tranquilles. » A quelques pas de là, David Blanchard a sorti sa rôtissoire, vendant ainsi poulets, saucisses et jarrets, bien que les bouchers charcutiers n’aient pas obtenu la même autorisation. « Pourquoi on n’aurait pas le droit d’ouvrir alors qu’on paie l’Ursaaf !, s’insurge le boucher parisien. Ici, tous les ans, les commerces ouvrent. Jusqu’à présent on n’a jamais eu de contrôle. S’il devait y en avoir, on verra ce qu’il adviendra ! »
Derrière la caisse, son employée tend le terminal de carte bleue à Virginie, venue acheter quelques keftas et du poulet. « C’est bien aimable pour nous d’avoir ouvert, déclare la cliente. Ils exagèrent. Il faut que les commerçants puissent choisir ! » « Je suis pour la liberté, que ceux qui le souhaitent puissent ouvrir », abonde Gérard, qui fait pour sa part la queue avec une vingtaine d’autres personnes devant la boulangerie. « Le 1er-Mai, on reçoit quand même du monde », ajoutent Philippe et Sophie, huit baguettes tradition en main.
A quelques pas de là, Stéphane Dufau et Arnaud Nicolas, traiteurs, ont ouvert leur boutique comme chaque année depuis 2022. « On le réalité pour le bien de nos clients, argue Stéphane Dufau. Une dame est venue et nous a remerciés d’être ouverts car elle ne cuisine pas. Sans nous, elle aurait dû aller au restaurant. »
Les deux propriétaires gèrent deux établissements, et 35 employés. « On ferme plus tôt car on considère les jours fériés comme un dimanche. Les gens font les courses et ensuite reprennent leurs loisirs », poursuit-il. Les employés volontaires, eux, seront « payés double et auront droit à une journée de recup ». « Il y a deux ans je me suis fait traiter d’esclavagiste par une inspectrice du travail dans notre boutique du 18e arrondissement, rapporte-t-il. Je comprends qu’il y ait des arrêtés, car il peut y avoir des abus. Mais ici, quand un de mes salariés est malade deux ou trois jours il sera quand même payé. Ça arrive. Les employés répondent avec vertu quand on les traite de la même façon. »
Dès 10 heures, la rue grouille de passants, venus faire quelques emplettes dans cette rue très commerçante, où on se salue entre deux achats et on s’arrête pour un café en terrasse, une fois les cabas remplis. Les grandes enseignes de mode et de parfumerie ont certes baissé le rideau, mais les deux supermarchés de la rue ont, eux, ouvert leurs portes.
Profitant du soleil avec son fils de 10 mois, Annabelle « comprend » que les boulangeries puissent ouvrir, « car c’est le jour où on prend le temps d’aller prendre un croissant le matin ». En revanche, pour ce qui est du supermarché… « J’aurais pu faire sans, concède la trentenaire. Je comprendrais que ce soit fermé. J’aurais pu faire mes courses hier ou demain. »
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette information sera mise à jour dès que de nouveaux éléments apparaîtront.

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