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1 mai 2026Analyse : Notre équipe propose une lecture synthétique de cette actualité.
Voici notre analyse rapide sur « C’est ubuesque, des inspecteurs travaillent pour contrôler si d’autres travaillent ».
Les faits essentiels
C’est toujours le flou le plus total autour de l’ouverture de certains commerces pour ce 1er-Mai. Si le gouvernement entend légiférer pour 2027, aucune loi n’existe à ce jour. Pourtant, une lettre du ministère du Travail aux inspecteurs leur demande de faire preuve de compréhension.
Qui a le droit de travailler ce vendredi 1er-Mai? Alors qu’un projet de loi pour encadrer le travail en ce jour férié est prévu pour 2027, le gouvernement a proposé de sécuriser l’ouverture des boulangeries et fleuristes. Mais attention, ce projet de loi est bien prévu pour 2027. Ceux qui ouvrent ce vendredi risquent quand même une amende.
Ils ont le droit d’ouvrir pour ce 1er-Mai uniquement s’ils ne font pas travailler leurs salariés. C’est la loi actuelle qui s’applique. Sont autorisées à travailler les professions indispensables, les hôpitaux, les usines qui ne peuvent pas s’arrêter, dans l’énergie par exemple. Les patrons, seuls, peuvent ouvrir, mais sans leurs salariés.
Le 1er-Mai est un jour chômé obligatoire, insistent les syndicats. Pourtant, le gouvernement demande depuis des semaines une dérogation pour les artisans-boulangers et fleuristes et qu’ils puissent ouvrir avec des salariés volontaires et être payés double.
Mais la loi n’est pas encore votée. C’est donc entre les mains des inspecteurs du travail. En principe, ils peuvent faire des rappels à la loi ou mettre des amendes. Le ministère du Travail répète que les inspecteurs sont libres de dresser des procès-verbaux. Mais dans une note que RMC révélait jeudi, le directeur général du travail leur rappelle tout de même le contexte: les boulangers et les fleuristes « répondent à des besoins essentiels du public. Ils s’inscrivent dans la tradition du 1er-Mai », indique-t-il.
Un appel implicite à ne pas faire de contrôles pour certains inspecteurs du travail.
« Ça fait un peu passage en force »
Une lettre que dénonce ce vendredi sur RMC, Julie Ferrua, co-déléguée générale de l’union syndicale Solidaires.
“Cette lettre ne clarifie pas la situation, elle met même plus de flou. En gros, on leur demande de faire preuve d’intelligence sur une loi qui n’est pas encore passée et encore en discussion. Ça fait un peu passage en force”, déplore-t-elle.
Elle ajoute: “C’est vraiment remettre en cause le métier d’inspecteur du travail. L’inspecteur du travail, il est là pour vérifier si le code du travail est respecté et il est là aussi pour vérifier les conditions de travail et limiter les accidents du travail. En laissant sous-entendre que les contrôles n’auraient aucune validité, en fait on jette un peu l’opprobre sur les inspecteurs du travail”.
Cécile, infirmière libérale et auditrice de RMC pointe, elle, un autre problème. “En fait, ça veut dire que les inspecteurs du travail, eux, travaillent aujourd’hui pour l’Etat. Ils devraient profiter de leur 1er-Mai et faire les contrôles à postériori. C’est un peu ubuesque. Des gens travaillent pour contrôler si d’autres travaillent. Il faut des contrôles tout ça, mais le 1er-Mai, il faut laisser les gens décider et s’il y a des problèmes parce qu’il peut y en avoir, il faut trouver des solutions après”, appuie-t-elle sur RMC Story.
Jeudi, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a dit « penser » que les artisans boulangers et fleuristes pouvaient ouvrir.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Notre rédaction reste attentive à l'évolution de cette actualité.

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