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1 mai 2026Reuters.com
1 mai 2026des vigiles se retrouvent seuls aux manettes dans des supermarchés ouverts le 1er-Mai – franceinfo
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L'équipe éditoriale a étudié « des vigiles se retrouvent seuls aux manettes dans des supermarchés ouverts le 1er-Mai – franceinfo » et partage son avis.
Points clés à connaître
Des enseignes ouvrent ce 1er-Mai, sans salariés, mais grâce à des vigiles de sociétés de sous-traitance. Ces agents sont rapidement débordés, comme franceinfo a pu le constater dans des magasins franciliens.
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Certaines enseignes de grande distribution ont ouvert le 1er-Mai en mode « autonome », c’est-à-dire sans les salariés, seulement avec les caisses automatiques, et les vigiles de société de sous-traitance. Ils sont soumis à la convention des métiers de la prévention et de la sécurité, qui permet le travail le jour férié avec indemnisation. Grâce à ce système, Monoprix, comme d’autres enseignes, ouvre un tiers de ses magasins le 1er-Mai, soit une bonne centaine en France.
Officiellement, les vigiles doivent s’en tenir à la sécurité, ne pas toucher aux produits et rester en dehors de la zone de paiement. Pourtant, dans plusieurs des supermarchés, ils assistent les clients s’il y a un problème avec la caisse automatique. Certains agents de sécurité rechargent les distributeurs de sachets ou aident les clients à peser leurs fruits. « Quand on est en difficulté, ils sont là, ils nous aident, témoigne Frankline, qui vient faire ses courses. Franchement, c’est humain de donner un coup de main quand les personnes sont en difficulté. »
Il est difficile de dire non aux clients pour ces vigiles, seul personnel présent dans les Monoprix ce 1er-Mai. « On ne va pas faire les hypocrites, on est contents que des magasins soient ouverts, mais ils se retrouvent à devoir gérer des problèmes qu’ils ne savent pas gérer », regrette Jordan, qui vient acheter deux brins de muguet et un appareil photo jetable. « Il est dans une boîte fermée, avec un antivol, poursuit le jeune homme. Le problème, c’est que les agents de sécurité n’avaient aucune idée de comment gérer ça. J’ai dû ouvrir le truc moi-même. On voit qu’ils sont stressés. En fait, il y a plein de personnes qui viennent les voir toutes les dix secondes pour leur demander quelque chose. Ils sont en mode ‘je ne sais pas, je ne sais pas’. »
Le service presse de Monoprix affirme ne pas connaître précisément les rythmes de travail appliqués par ses prestataires de sécurité. Un cadre d’une de ces entreprises explique en gardant l’anonymat que ses salariés ont choisi d’être là le 1er-Mai et qu’ils sont payés triple. Alors Raphaël n’a pas de scrupule à venir faire ses courses : « À partir du moment où ils sont là le dimanche et le 1er-Mai, c’est qu’ils ont choisi de travailler aussi et ils doivent s’y retrouver étant donné qu’ils vont être payés davantage. Donc c’est gagnant-gagnant. »
Alexandre Cornu, délégué syndical à la CGT prévention sécurité Île-de-France, est sceptique sur l’aspect volontaire. « On ne nous appelle pas en nous demandant si on veut travailler le 1er-Mai. Non, on nous dit : ‘Tu vas travailler le 1er-Mai’. Si on était bien payés en général, peut-être que certains préféreraient ne pas travailler le 1er-Mai », explique Alexandre Cornu, lui-même agent de sécurité, payé au Smic après vingt ans de carrière. « Vu que c’est payé double ou triple comme aujourd’hui, les employeurs se frottent les mains et se disent que les agents ne vont pas se plaindre », estime le syndicaliste.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Nous continuerons de surveiller cette situation pour vous informer.

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