
« L’augmentation des prix à la pompe remplit les poches des pétroliers », affirme Jean-Luc Mélenchon
1 mai 2026Reuters.com
1 mai 2026Analyse : Notre équipe propose une lecture synthétique de cette actualité.
Voici les éléments principaux de « les commerçants dans le flou – franceinfo » pour nos lecteurs.
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Le débat fait rage ces dernières semaines : fallait-il ouvrir ou non les boulangers et les fleuristes, et leur permettre de faire travailler leurs employés ce 1er mai ? Le gouvernement avait dû reculer sur cette question face à l’opposition. Certains commerçants ont tout de même décidé d’ouvrir.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Ouvrir sa boutique un jour chômé, Laurent Gaignard n’a pas hésité une seule seconde. « C’est une journée à ne pas louper », lance-t-il. Installé depuis 30 ans en Normandie, le boucher n’a jamais baissé le rideau un 1er mai. Il fait même travailler ses salariés volontaires, malgré l’interdiction et l’amende qu’il encourt. « Je ne pense même pas au risque, pour moi c’est tellement logique. Quoi qu’il advienne, on verra bien, mais ça ne me viendra pas du tout à l’esprit », affirme le propriétaire de la boucherie Gaignard à Vernon (Eure).
Mais alors, qui peut ouvrir ou non ? Parmi les clients ce 1er mai, certains s’avouent un peu perdus. « Pourquoi le fleuriste ? Parce qu’ils vendent du muguet, mais ils ne vendent pas que du muguet. Pourquoi le boulanger ? Ils ne vendent pas que du pain. Ils vendent aussi des quiches et des sandwichs et autre chose. Je trouve ça un peu idiot », estime l’un d’entre eux. « Je trouve ça pas normal du tout. Les lois sont bien jolies, mais elles ne sont pas toujours très bonnes à appliquer », partage une autre.
Pour l’instant, dans la loi, le 1er mai est un jour férié et chômé. Sauf exception, un patron peut travailler, mais pas ses salariés. Ce 1er mai, 70 % des boulangers ont tout de même décidé d’ouvrir. C’est le cas d’Éric Amieux et de ses sept employés en Isère. Lui a été contrôlé. « J’ai une vendeuse qui est venue me chercher parce qu’il y avait deux inspecteurs qui étaient dans le magasin et qui voulaient me parler. Ils m’ont dit que je n’avais pas le droit d’ouvrir et qu’il y aurait un procès-verbal qui serait dressé : 750 euros par salarié. Quand on multiplie par 7 salariés, ça fait 5 250 euros », calcule le propriétaire de la boulangerie Le Pétrin Dauphinois à Domarin (Isère). Face à cette situation, le boulanger a reçu le soutien du Premier ministre par téléphone.
Sébastien Lecornu, en visite en Haute-Loire aujourd’hui, s’affiche aux côtés des commerçants. Car le gouvernement veut changer la loi dès 2027. Boulangers et fleuristes pourraient travailler le 1er mai, patrons comme salariés. Les inspecteurs du travail, eux, se retrouvent tiraillés entre la stricte application de la loi et les appels à la tolérance du gouvernement. « C’est quand même la première fois qu’on voit ça. On n’est pas des francs-tireurs, on est des fonctionnaires. Et notre travail, c’est de faire appliquer la réglementation. Et la réglementation aujourd’hui, c’est de faire fermer les commerces le 1er mai », rappelle Christelle Glémet, secrétaire nationale CGT Travail, emploi et formation professionnelle. Le gouvernement assure qu’aucun incident n’a émaillé les différents contrôles.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : L'équipe continuera de suivre cette situation et partagera les développements.

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