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1 mai 2026pépite du piano français, le jeune et surdoué Gabriel Durliat prend ses habits de chef à Deauville – franceinfo
Analyse : Une analyse rapide pour comprendre cette actualité.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « pépite du piano français, le jeune et surdoué Gabriel Durliat prend ses habits de chef à Deauville – franceinfo ».
Résumé rapide
L’activité est intense, en ce 1er mai à la salle Elie de Brignac-Arqana, à deux pas de l’hippodrome de Deauville. L’heure est aux répétitions pour le concert du soir, l’un des très attendus lors de ce dernier week-end de la 30e édition du Festival de Pâques. À la baguette face aux douze musiciens de l’ensemble L’atelier de musique (composé de solistes en résidence au festival), un chef à l’allure juvénile, mais au geste assuré et précis. L’atmosphère a beau être joviale, ce qui se prépare est un véritable cap pour Gabriel Durliat, 25 ans, jusque-là reconnu comme pianiste, et qui aujourd’hui se révèle sous un autre jour.
C’est une sorte de baptême du feu, admet-il, malgré sa déjà longue expérience, même à la direction. « C’est la première fois que je dirige l’orchestre du festival, alors que je suis chef assistant depuis que j’ai 16 ans. » le situation que cela se passe ici acquiert une résonance singulière. « C’est le premier festival où j’ai joué professionnellement, j’avais 15 ans. Je fais aujourd’hui beaucoup de concerts à droite et à gauche, mais j’ai une relation à Deauville très particulière parce que tout a commencé là. »
Né à Bourges en 2001, entré au Conservatoire national de Paris à l’âge de 16 ans, Gabriel Durliat a été formé, excusez du peu, auprès de la pianiste Hortense Cartier-Bresson, des compositeurs Thierry Escaich et Guillaume Connesson, et d’Alain Altinoglu pour la direction. Le musicien en devenir impressionne et est rapidement repéré par le directeur du festival de Pâques, Yves Petit de Voize.
Comme tous les nouveaux, il est « coopté » par les autres musiciens du festival. « Ça n’est pas vraiment un parrainage particulier, c’est un sentiment d’appartenance à une génération qui se fait très naturellement. D’ailleurs », ajoute-t-il amusé, « j’appartiens encore à la dernière génération, mais j’atteins un âge où il va être de ma responsabilité de choisir les jeunes. Et il y en a des formidables qui arrivent ! ».
Les générations se suivent et depuis trois décennies maintenant, s’arriment solidement à ce havre. « Notre vie de musicien, c’est faire des CDD de 24 heures, ce n’est pas très glamour », explique Gabriel Durliat. « Donc quand un festival vous réinvite plusieurs fois, ça crée un lien, et c’est vrai qu’il y a un sentiment d’appartenance à une famille totalement unique à Deauville. »
La cooptation va de pair avec la transmission : « Le principe, c’est que la jeune génération va jouer toutes les grandes pièces du répertoire qu’on n’a encore jamais jouées avec les aînés qui les ont interprétées des milliers de fois. On va jouer, par exemple, La truite de Schubert ou des grands quatuors de Beethoven avec des gens qui les connaissent du bout des doigts, mais pour nous c’est la première fois. » Ici Gabriel Durliat s’est également inspiré du parcours de chefs d’orchestre aujourd’hui reconnus, comme Pierre Dumoussaud et Jérémie Rohrer. « J’ai eu à peu près une dizaine d’années à observer. Et puis il y a un moment où on me passe le flambeau. C’est ça qui est émouvant, ce festival m’a associé dans mes toutes différentes facettes de musicien. »
Car Gabriel Durliat est tout cela à la fois : pianiste, chef, mais aussi compositeur, arrangeur, transcripteur, et se sert de chacune de ses compétences pour nourrir les autres. Et c’est ce qui intéresse certains critiques qui depuis quelques années déjà, le portent aux nues. Comme le éditeur Alain Cochard qui, en 2023, saluait chez lui, dans le magazine Pianiste, « un analyse à la musique très global et un sens harmonique incroyablement aiguisé ».
« Ça me conforte, on est dans un métier où on doute beaucoup, surtout qu’à certains moments j’ai eu peur de brouiller les pistes, faisant plusieurs choses à la fois », admet l’artiste. « Mais ça vient aussi de la formation que j’ai reçue. J’ai commencé la musique par la composition, donc par un note très direct au son, à l’harmonie, à la forme. Et on a la chance incroyable en France d’avoir un enseignement qu’on appelle « l’écriture » et on apprend à pasticher Mozart, Bach, mais à très haut niveau (rires). Ensuite, en interprétant la musique de ces grands auteurs, on finit par gagner une certaine familiarité avec leur langage, qui fait qu’on se l’approprie, avec beaucoup de respect. Et ça peut créer des interprétations assez puissantes et une certaine évidence. Mais celle-ci vient en amont, d’un gros travail d’artisan, très humble. »
Au fil des années, Gabriel Durliat a nourri un solide lien avec la musique française qu’il a beaucoup explorée, de Claude Debussy, Paul Dukas et Gabriel Fauré – auquel il a consacré, avec Bach, son premier disque -, à Darius Milhaud, Olivier Messiaen et Henri Dutilleux. Une « passerelle », comme il le dit, vers la musique d’aujourd’hui, à laquelle il est très attaché, étant notamment chef assistant de l’Ensemble Intercontemporain.
Le programme qu’il dirige vendredi soir avec l’Atelier de musique ne comprend pourtant aucune œuvre française, proposant à la fois sept Lieder de jeunesse d’Alban Berg, sorte de vaste ensemble romantique sur le rêve, et la célèbre 4e symphonie de Mahler.
« Ce n’est pas forcément le programme signature que j’aurais pu imaginer, mais il correspond à ma quête du moment. » Surtout Mahler lui est particulièrement familier. « C’est un hasard, cette quatrième symphonie est l’œuvre que j’ai dirigée en clôture de la Malko Academy [grande école de direction d’orchestre danoise] où je me suis formé à Copenhague. J’y ai découvert l’univers de Mahler qui a été aussi pour moi une porte d’entrée vers la musique germanique et vers un certain sens de la poésie. À travers de grandes formes musicales, longues, alors que la musique française par exemple cherche plutôt une forme de concision. Là où Malher est un très bon compositeur, c’est qu’à travers cette symphonie très longue – elle dure une heure – il arrive à créer une espèce de monde. On a l’impression d’avoir vécu une vie entière ! »
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : L'équipe suit cette actualité de près pour mieux vous informer.

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