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1 mai 2026Stéphane Séjourné : « La Chine reste un partenaire, mais il faut rétablir un équilibre » – Ici l’Europe
Analyse : L'équipe examine les points essentiels pour vous informer rapidement.
Quelques observations clés de notre rédaction sur « Stéphane Séjourné : « La Chine reste un partenaire, mais il faut rétablir un équilibre » – Ici l’Europe ».
Résumé des éléments principaux
A retrouver dans l’émission
L’Europe est toujours sous le coup des injonctions et manœuvres contraires de la Russie, des États-Unis et même de la Chine, alors qu’elle cherche la voie de l’émancipation et de l’indépendance. Pour en parler, nous recevons Stéphane Séjourné, vice-président de la Commission européenne et commissaire français chargé de la prospérité et de la stratégie industrielle.
L’Union européenne a approuvé un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine, destiné à couvrir ses besoins jusqu’en 2027. Un soutien massif, mais qui ne masque pas les divisions persistantes entre États membres sur la question de son adhésion. Le chancelier allemand a même laissé entendre que Kiev pourrait devoir concéder certaines parties de son territoire pour parvenir à un accord de paix, voire ouvrir la voie à une future intégration européenne.
« Il faut continuer à soutenir l’Ukraine. C’est l’engagement qu’on a pris au niveau européen, […] et on a trouvé les voies et les moyens de pouvoir continuer à soutenir l’Ukraine sans argent public européen, mais avec un prêt qui est garanti sur des avoirs russes », explique Stéphane Séjourné.
Sur le front diplomatique, la situation reste bloquée : les discussions entre Kiev et Moscou sont aujourd’hui « au point mort ». Dans ce contexte, « la question de l’adhésion apparaît trop anticipée du côté de la Commission. Les modalités d’une éventuelle adhésion sont en réalité très liées aux garanties de sécurité qu’on doit à l’Ukraine. »
Autre sujet de tension : l’offensive israélienne au Liban relance le débat sur une possible suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël. L’Espagne, l’Irlande, la Slovénie poussent et réclament cette suspension ainsi qu’une grande pétition citoyenne.
« Ce n’est pas à la Commission de s’exprimer sur ce sujet », affirme Stéphane Séjourné, tout en reconnaissant que « le action d’avoir mis le sujet sur la table est déjà un signal de mécontentement d’une partie des États membres ». Faute d’unanimité entre les Vingt-Sept, une suspension semble aujourd’hui hors de portée : « La Commission disposera, s’il y a une unanimité, pour revenir sur cet accord, mais à ce stade, ce n’est pas le cas », précise-t-il.
Vers une « préférence européenne »
Le 4 mars dernier, Stéphane Séjourné a présenté son projet de loi sur l’accélération industrielle (IAA) pour voir l’industrie remonter à 20 %, comme elle était en 1990, contre 14 % aujourd’hui. « On est inondés de produits chinois sur le marché européen, souvent dans des secteurs qui sont clés et qui sont stratégiques, avec des dépendances qui ne sont pas aujourd’hui acceptables au vu de la géopolitique, des incertitudes que nous vivons », détaille Stéphane Séjourné. « Sur ces questions, nous proposons de rajouter une clause de préférence européenne […] pour éviter que cette industrie ne disparaisse dans les cinq ou dix prochaines années si nous ne faisons rien », poursuit-il.
Le commissaire français à la prospérité et à la stratégie industrielle propose également de se doter de règles sur les investissements étrangers en Europe, qui exigeraient le transfert de technologie et un partenariat avec les industries du continent. « C’est en quelque sorte remettre aux standards internationaux un marché de 450 millions de consommateurs qui est l’Union européenne, avec des marchés comparables comme les États-Unis ou la Chine », détaille-t-il.
Une démarche « Made in Europe » qui a provoqué la colère de Pékin. La Chine a menacé de riposter si l’Union européenne adoptait son projet d’accélérateur industriel sans tenir compte de ses intérêts. « Nous ne le faisons pas contre la Chine, nous ne le faisons pas contre les États-Unis, nous le faisons pour nous-mêmes, pour réduire nos dépendances stratégiques et pour garantir aux États membres l’ensemble des industries qui sont nécessaires à leur souveraineté énergétique », répond Stéphane Séjourné, avant d’ajouter que « la Chine reste un partenaire commercial, mais il faut rétablir une forme d’équilibre de nos relations ».
Mercosur, Australie : des accords contestés au sein de l’UE
Les accords avec le Mercosur entrent en application provisoire le 1ᵉʳ mai 2026, mais ils sont déjà contestés. La Pologne prévoit un recours devant la Cour de justice de l’Union européenne. En parallèle, un projet d’accord avec l’Australie ravive les inquiétudes du monde agricole.
Derrière ces tensions, une question de fond : l’Union européenne peut-elle encore conclure de grands accords internationaux tout en obtenant l’adhésion en interne ?
Pour Stéphane Séjourné, « il nous faut des accords commerciaux pour diversifier les secteurs d’exportation et aller chercher d’autres marchés, afin de réduire la part d’influence des marchés américains et des marchés chinois à l’importation ».
Émission préparée par Oihana Almandoz, Isabelle Romero et Aline Bottin
Source : www.france24.com
Conclusion : Les faits continueront d’être analysés pour informer nos lecteurs.

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