
des affrontements après le meurtre d’une petite fille aborigène de 5 ans
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« Il y a un vrai problème d’inégalités dans nos sociétés, des inégalités dans de nombreux domaines », estime Pascal Lokiec, professeur à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne – franceinfo
1 mai 2026Analyse : Les rédacteurs ont identifié les éléments essentiels de cette actualité.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « Villepin épinglé pour 2 statuettes reçues il y a 20 ans ».
Points saillants
« C’est une opération, comme il y a eu quelques semaines sur Rima Hassan, comme il y a eu quelques années sur François Fillon, dès qu’une voix dérange, à droite ou à gauche, on trouve des affaires », affirme Jean-Loup Bonnamy ce vendredi sur RMC à propos de Dominique de Villepin. L’ancien Premier ministre qui ne cache pas ses ambitions présidentielles, aurait reçu plus de 100.000 € de statuettes il y a plus de 20 ans.
Dominique de Villepin, qui prépare une candidature à l’élection présidentielle de 2027, a reçu en cadeau lorsqu’il était ministre des Affaires étrangères deux statuettes valant plusieurs dizaines de milliers d’euros par l’intermédiaire du lobbyiste Robert Bourgi, selon l’émission « Complément d’Enquête ».
Robert Bourgi, figure de la Françafrique, y affirme avoir fait parvenir à Dominique de Villepin deux statuettes de Napoléon, l’une offerte en 2002 par Blaise Compaoré, alors président du Burkina Faso, l’autre par l’homme d’affaires italien Gian Angelo Perrucci.
De Villepin se dit prêt à les rendre
Elles ont été achetées pour respectivement 75.000 euros et 50.000 euros par ces deux hommes, selon des factures publiées par l’émission de France 2. Dominique de Villepin y affirme qu’il s’agit de cadeaux payés par Robert Bourgi. Il assure cependant qu’il n’aurait « jamais » accepté ces objets s’il avait connu « leur provenance » et se dit prêt à les rendre.
« Dès qu’une voix dérange, on trouve des affaires »
« Ces deux statuettes n’ont absolument pas coûté un seul centime aux contribuables français. C’est pas l’argent des français. Je pense qu’en fait, aujourd’hui, la voix de Dominique de Villepin dérange sur certains sujets. On vient lui chercher des poux et lui trouver des affaires. mais des affaires qui, excusez-moi, sont grotesques, parce qu’encore une fois, c’est pas l’argent des Français », s’insurge dans les Grandes Gueules Jean-Loup Bonnamy. « C’est bien sûr c’est une opération, comme il y a eu quelques semaines sur Rima Hassan, comme il y a eu quelques années sur François Fillon, dès qu’une voix dérange, à droite ou à gauche, sur un sujet ou un autre, ah, tac, on trouve des affaires », croit-il savoir.
L’entourage de Nicolas Sarkozy impliqué?
L’entourage de l’ancien Premier ministre a dénoncé auprès de l’AFP un « écran de fumée » propagé par un « fidèle relais de Nicolas Sarkozy » connu pour « ses récits changeants et ses coups tordus », l’ancien président étant un éternel rival de Dominique de Villepin.
« Personne n’est dupe des manœuvres d’un clan au bord de l’effondrement judiciaire et politique », a ajouté cette source, soulignant que cette prise de parole survient en plein procès en appel sur les accusations de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Robert Bourgi assure dans « Complément d’Enquête » que l’ancien président n’a rien à voir avec ces nouvelles révélations.
Robert Bourgi affirme néanmoins en vouloir à Dominique de Villepin en raison de propos tenus au moment de l’incarcération de Nicolas Sarkozy l’an dernier et vouloir tout faire pour « l’empêcher d’aller à l’Elysée ». Dominique de Villepin, ancien Premier ministre chiraquien, n’est pas encore officiellement candidat pour l’élection de l’an prochain mais ne cache pas ses ambitions.
Le souvenir de l’affaire Fillon
Le nom de Robert Bourgi est associé à l’affaire des costumes de luxe qui avait contribué à couler la campagne présidentielle de François Fillon en 2017. Robert Bourgi lui avait offert pour 13.000 euros de costumes, éveillant des soupçons de trafic d’influence qui ont finalement débouché sur un non lieu.
Robert Bourgi, homme de l’ombre des réseaux politico-financiers de la France dans des anciennes colonies, avait aussi assuré en 2011 avoir apporté à Jacques Chirac et Dominique de Villepin des valises de billets en provenance de pays africains entre 1997 et 2005. Une enquête avait été ouverte puis classée sans suite en novembre 2011. Dominique de Villepin affirme dans « Complément d’enquête » que ce récit « parfaitement farfelu » est l’oeuvre d’un « merveilleux conteur ».
« Je trouve qu’il aurait dû faire comme son mentor, il aurait dû mettre ça au musée du Quai Branly, parce qu’au départ le Quai Branly c’était les cadeaux qu’avait reçu Chirac pendant ses mandats, et je pense qu’il serait été plus intelligent de sa part », commente de son côté le cheminot Bruno Poncet sur RMC Story. « Le problème de De Villepin aujourd’hui, c’est qu’à force de se montrer en chevalier blanc pour tout le monde et de donner des leçons à tout le monde, à un moment donné, t’as le retour de bâton. Et ça, c’est peut-être que le début. Dès que tu t’exposes, tu prends un coup de poignard dans le dos. Le premier vient d’arriver, je pense qu’il y en aura d’autres », prédit le cheminot des GG.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : L’équipe éditoriale continuera à analyser les faits.

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