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2 mai 2026Reuters.com
2 mai 2026Après le dramatique incendie des Corbières, des rencontres comme « exercice pédagogique » avec le public
Analyse : Un rapide aperçu des faits pour mieux suivre cette actualité.
Un regard de nos journalistes sur l'article « Après le dramatique incendie des Corbières, des rencontres comme « exercice pédagogique » avec le public ».
Résumé des éléments principaux
Dans le cadre du « Plan Corbières » lancé par le département suite au dramatique incendie qui a ravagé 17 000 hectares en août 2026, des réunions publiques sont organisées. L’occasion pour le conseil départemental de faire de la pédagogie sur les actions engagées.
Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse au début du mois, puis Durban-Corbières ce mardi 28 avril : le conseil départemental enchaîne les réunions publiques et ce ne sont que les premières. Suite aux écoutes territoriales qui ont permis d’entendre environ 120 personnes après le terrible incendie des Corbières l’été dernier, des restitutions sont proposées. Malgré tout, le vice-président du département Hervé Baro constate qu’il subsiste « une méconnaissance de ce qu’on appelle le plan Corbières ». Les rencontres avec son binôme Kattalin Fortuné permettent donc de mieux informer sur les actions qui seront entreprises sur divers plans : « La réintroduction du pastoralisme, la diversification agricole, la question de l’eau, l’habitabilité des Corbières… La question touristique, la volonté de sécuriser et d’ouvrir les massifs, la sécurisation des circuits de randonnée… ».
Protéger par tous les moyens
« Concrètement, ce qu’on va essayer d’expliquer, c’est que la première étape est l’enlèvement des bois, les stigmates du feu », reprend Hervé Baro. « On va réfléchir à la mise en place de réserves d’eau… On va aborder aussi un sujet sur lequel nous sommes financeurs, le traitement du ruisseau du Rabet : avec le Syndicat mixte des milieux aquatiques et des rivières, on va traiter les fonds et tenter d’installer des barrages pour essayer de maintenir le plus longtemps possible de l’humidité et pour créer un coupe-feu naturel. Car on a vu que le feu s’est aussi propagé par les cours d’eau, par les ruisseaux et même les rivières ».
Autre piste, « les ouvertures de milieux hors zones incendiées, pour justement enlever de la végétation ». Cela passera par « la réintégration du pastoralisme, qui est une statistique historique mais qui a complètement disparu ou presque des Corbières ». Ceci avec la volonté de faire revenir les animaux lors de « transhumances inversées, c’est-à-dire le retour des troupeaux l’hiver quand il y a un peu d’herbe ». Il est aussi question du « réaménagement des entrées de villages, pour justement éloigner la forêt de manière à sécuriser les communes ».
L’eau, un facteur crucial contre les incendies et pour l’élevage
Hervé Baro n’oublie pas « la problématique de l’eau… On est dans une zone où il y a eu quand même beaucoup de coupures. Je pense à Durban, à Talairan… Nous avons une volonté de sécuriser l’accès à l’eau en recherchant des ressources nouvelles et en les faisant gérer de manière collective par la structure Réseau 11 et par les communes elles-mêmes ». Pour le stockage, les caves coopératives « qui contiennent moins de vin », seraient alors des partenaires privilégiés. La question de l’irrigation n’est pas écartée et sera gérée avec la région et l’État.
L’élu assure que « toutes ces questions vont être suivies d’effet », à court terme et sur la durée. D’autres réunions publiques suivront et constitueront pour les représentants du département « un grand exercice de pédagogie », marqué par « une volonté de transparence et d’association » de la population.
Vigne et tourisme, des actions en cours
Parmi les dispositifs d’appui aux agriculteurs, notons que 505 analyses des goûts de fumées des raisins ont déjà été réalisées : soit 303 pour 9 caves coopératives et 202 pour 46 vignerons indépendants. En parallèle, les pépinières départementales ont mené des expérimentations avec la plantation de 120 arbres de 4 essences différentes adaptées au réchauffement climatique sur le domaine de la Mugue (une propriété du Département située entre Durban et Fontjoncouse).
Côté tourisme, l’Agence technique départementale propose un soutien en ingénierie technique aux communes. Le Département peut également apporter son aide pour le montage de projets, la recherche de financements, le financement de projets. Une enveloppe spécifique dédiée à la reconstruction du territoire ad’ailleurs été débloquée pour une période de 3 ans.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Cette situation sera suivie de près par notre rédaction.

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