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2 mai 2026Les attentes des jeunes diplômés des très grandes écoles ont-elles évolué depuis la crise sanitaire ? – franceinfo
Analyse : Nos journalistes proposent quelques éléments à retenir de cette actualité.
Un résumé concis de « Les attentes des jeunes diplômés des très grandes écoles ont-elles évolué depuis la crise sanitaire ? – franceinfo » selon notre équipe.
À ne pas oublier
Ils ont fait HEC, les Mines, Agro, Centrale, Polytechnique… Quelles sont les aspirations des jeunes sortis des plus grandes écoles du pays ?
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En mai 2022, la cérémonie de remise des diplômes de l’école Agro Paris Tech avait marqué les esprits. Un groupe d’élèves avait pris publiquement la parole pour critiquer les métiers qui leur étaient offerts dans l’agro-industrie, les qualifiant de destructeurs pour l’environnement. En guise de conclusion, ils appelaient les jeunes à déserter, à bifurquer vers des métiers porteurs de plus de sens.
Cette intervention n’était pas restée isolée. Elle avait fait des émules, à Polytechnique, HEC ou à l’Ecole des Mines, entre autres. Face à ces discours radicaux, une première enquête avait été menée auprès de 2.000 jeunes ultra-diplômés des 16 plus grandes écoles de commerce et d’ingénieur du pays. À l’époque, 38% des sondés affirmaient que leur motivation était centrée sur les enjeux du monde, portée par l’intérêt général et l’utilité de leur mission.
« Il y a 15 ans, ce profil d’étudiants engagés ne dépassait pas 5% par promotion », explique Manuelle Malot, directrice du centre d’expertise des jeunes générations de l’Edhec. À l’inverse, le profil « compétiteur », axé sur la carrière, les postes à responsabilités et un gros salaire, représentait 27% des jeunes diplômés, alors qu’il était dominant auparavant. Entre les deux, on trouvait les profils portés vers l’entrepreneuriat.
4 ans plus tard, les aspirations ont un peu changé. La part des jeunes diplômés avec un profil « engagé » ne s’effondre pas, mais elle baisse de 7 points. En face, les profils « compétiteurs », plus carriéristes, remontent de 5 points.
« Les espoirs d’un monde différent d’avant celui du Covid ont été percutés par de multiples crises et évènements », souligne Manuelle Malot. Guerre en Ukraine, ralentissement économique, arrivée de l’intelligence artificielle générative, et désormais guerre au Moyen-Orient : « Les jeunes diplômés ont plus de mal à s’insérer sur le marché du travail et renouent peut-être avec une forme de pragmatisme. »
Dans leurs premiers emplois, l’objectif le plus cité par les jeunes très diplômés reste l’acquisition de compétences. Ils savent que leur carrière ne sera pas linéaire.
Plus de 6 sur 10 pensent que l’intelligence artificielle va profondément changer leur métier. 12% estiment qu’elle va le rendre obsolète et plus des deux tiers indiquent avoir été insuffisamment ou pas du tout formés à l’IA.
Le deuxième objectif, la contribution utile à la société, reste à la deuxième place. Comme quoi la quête de sens n’a pas disparu, mais elle est moins citée. Enfin, le troisième but, « avoir un revenu élevé », opère une nette progression, en nombre de citations.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette situation mérite une attention continue de notre équipe éditoriale.

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