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2 mai 2026Philippines: une décharge en feu depuis trois semaines, inquiétude pour la santé et l’environnement
Analyse : Cette nouvelle fait l'objet d'une attention particulière de notre équipe éditoriale.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « Philippines: une décharge en feu depuis trois semaines, inquiétude pour la santé et l’environnement ».
Points essentiels
La décharge de Navotas, installée sur l’île de Luçon aux Philippines et en périphérie de Manille, brûle depuis le 10 avril. Plusieurs centaines de riverains ont été évacués. Grâce aux efforts des pompiers, une partie de l’incendie a été étouffée avec de l’eau et de la terre. Mais des fumées toxiques polluent toujours l’air. Des alertes sont émises quant aux risques de contamination des sols et des écosystèmes marins.
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Située à quelques centaines de mètres du littoral, l’île de Luçon, aux Philippines, a été transformée en gigantesque site d’enfouissement pour les déchets de la zone métropolitaine de la capitale. Fermée en 2025, la décharge de Navotas, qui s’étend sur 41 hectares, recevait jusqu’à 10 000 tonnes d’ordures par jour. L’origine de l’incendie n’est pas encore connue et une enquête devra le déterminer.
Marian Ledesma, de l’ONG Greenpeace Philippines, avance une possibilité : ne pas séparer les déchets plastiques des déchets organiques peut favoriser des départs de feu. « En se décomposant, les déchets organiques commencent à générer de la chaleur et quand la température atteint un niveau très haut, ils peuvent s’enflammer tout seuls », explique-t-elle.
Des poches de méthane peuvent aussi se former dans la montagne d’ordures. Et quand l’oxygène les atteint, un incendie commence. Cela expliquerait que des fumées continuent de se dégager du site, malgré le travail des pompiers. « On se demande aussi si l’autre étape, qui consiste à déposer des couches de terre sur les déchets, n’aurait pas été sautée. Cela sert aussi à éviter l’entrée d’oxygène », ajoute Marian Ledesma.
Depuis le début de l’incendie, plusieurs entreprises se renvoient la responsabilité, tandis que des ONG s’interrogent : les autorités se sont-elles bien assuré que la décharge était entretenue, après sa fermeture ?
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Des risques pour la santé et l’environnement
À seulement quelques kilomètres de la décharge de Navotas, les habitants toussent encore à cause des fumées. Au pic de l’incendie, l’air était devenu « gravement malsain » dans plusieurs secteurs de la région métropolitaine de Manille, selon l’organisme de surveillance local. Début mai, un peu plus de trois semaines après le début de l’incendie, les autorités assurent que les niveaux sont revenus à la normale.
La combustion des déchets libère des particules fines nocives pour le système respiratoire et contribue au changement climatique en rejetant du carbone dans l’atmosphère. Elle entraîne aussi la diffusion de gaz toxiques transportés par le vent. « Les déchets plastiques en particulier libèrent des polluants persistants comme les dioxines », souligne Marian Ledesma, précisant que ces substances sont « cancérogènes ».
Ces dioxines peuvent également s’accumuler dans les sols et les écosystèmes aquatiques. Associations environnementales et chercheurs en santé publique craignent donc des effets à long-terme. « La décharge de Navotas est entourée d’étendues d’eau. Ce sont des zones de pêche pour les communautés locales et des zones où sont élevées des crustacés pour toute la région métropolitaine de Manille », alerte Marian Ledesma.
Face aux incendies et aux éboulements fréquents dans les décharges surchargées des Philippines, la militante appelle citoyens et autorités à réduire la production et l’usage de plastique, en particulier à usage unique.
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Source : www.rfi.fr
Conclusion : Une information à suivre dans les jours à venir.

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