
Étranglée par la flambée du carburant, la compagnie aérienne américaine Spirit Airlines arrête ses activités
2 mai 2026/2026/05/02/69f5a9f9bf0fd598856066.jpg?w=150&resize=150,150&ssl=1)
Commerces ouverts le 1er-Mai, hausse du prix des carburants… L’interview de Manon Aubry – franceinfo
2 mai 2026Analyse : Notre rédaction met en avant les points essentiels à retenir.
Nos rédacteurs considèrent que « Senghor : négritude et universel | France Culture » est un article à suivre.
Ce qu’il est utile de savoir
Un poète gouvernant une nation : l’Histoire en offre peu d’exemples, quand bien même on irait en rechercher jusque dans l’Antiquité. En France, Lamartine, peut-être, en 1848, mais ce fut très bref, et si Victor Hugo put y songer, un instant, en 1871, son rêve s’effaça bientôt.
Cette seule observation pourrait suffire à faire de Léopold Sédar Senghor, président du Sénégal de 1960 à 1980, un personnage hors de pair. Mais évoquer son destin, c’est aller à la rencontre de bien d’autres curiosités, au long d’un parcours qui l’installa, dans les derniers temps du colonialisme de la France en Afrique, comme un acteur principal de cette mutation majeure.
Il fit du principe de la négritude, qu’il imposa en face de l’Europe, et au premier chef de la France, le centre obstinément affiché de sa pédagogie politique, en complicité parfois tendue avec Aimé Césaire. Et par là il posa avec une force neuve la question du métissage, de la symbiose des cultures, à part égale, saluée par lui comme fondement d’une civilisation aux dimensions universelles.
Ce propos impliquait que l’Afrique portât des valeurs qui lui étaient propres, intrinsèquement. Cette thèse fut beaucoup discutée parmi les combattants de l’anticolonialisme qui l’accusèrent de complaisance envers la France et la francophonie dont il fut toujours, jusque dans les rangs de l’Académie française, le paladin passionné.
Quand il fut au pouvoir, à Dakar, on le taxa d’autoritarisme : une critique qui s’adoucit lorsqu’il prit la libre décision, rare sur son continent, de quitter spontanément le pouvoir.
Élara Bertho, chargée de recherches au CNRS, qui a consacré à Senghor une biographie brève et incisive, éclaire la complexité d’un personnage dont les convictions et les contradictions, quelques datées qu’elles semblent parfois, peuvent contribuer à nourrir des interrogations fondamentales d’aujourd’hui.
ARCHIVES DIFFUSÉES
- Extrait du poème « Le retour de l’enfant prodigue » de Léopold Sédar Senghor, dit par l’auteur sur France Culture en mai 1977 (CD Leopold Sedar Senghor : poèmes dits par lui-même et entretiens avec P. Galbeau 1977/1986, Label : INA).
- Interview de Léopold Sédar Senghor sur son enfance, dans « Livre d’or » sur RFI, le 25 octobre 1986.
- Discours d’Aimé Césaire pour Léopold Sédar Senghor à l’Hôtel de ville de Fort de France en Martinique, dans « Au bout du petit matin » sur TF1, le 22 novembre 1977.
- Interview de L. S. Senghor à Colombey les Deux Églises à propos du général de Gaulle, dans le JT de 13h sur la 1ère chaîne, le 13 septembre 1971.
- Reportage télévisé sur la tentative de coup d’État au Sénégal par Mamadou Dia, Les Actualités françaises, le 26 décembre 1962.
- Générique de fin : chanson « Léopold Sédar Senghor » de Touré Kunda, chanté en sérène et en mandingue, 2008.
BIBLIOGRAPHIE
- Élara Bertho, Léopold Sédar Senghor, PUF, 2023.
- Janet G. Vaillant, Vie de Léopold Sédar Senghor. Noir, Français, Africain, Karthala, 2006.
- Souleymane Bachir Diagne, Léopold Sédar Senghor, l’art africain comme philosophie, Riveneuve, 2019.
- Jean-Pierre Langellier, Léopold Sédar Senghor, Perrin, 2021.
- Léopold Sédar Senghor, Poésie complète, édition critique, par Pierre Brunel, CNRS éditions, 2007.
- Élara Bertho, Conakry. Une utopie panafricaine. Récits et contre-récits 1958-1984, CNRS éditions, 2025.
- Élara Bertho, Un couple panafricain. Miriam Makeba et Stokely Carmichael en Guinée, Rot Bo Krik, 2025.
- Bernard Cerquiglini, Enrichissez-vous : parlez francophone ! Trésor des expressions et mots savoureux de la francophonie, Larousse, 2016.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Cette situation mérite une attention continue de notre équipe éditoriale.

9999999