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3 mai 2026Au Festival de Cannes, France Télévisions va se serrer la ceinture et Charles Alloncle n’y est pas pour rien
Analyse : Notre équipe offre une vue générale sur cette actualité récente.
Voici notre analyse rapide sur « Au Festival de Cannes, France Télévisions va se serrer la ceinture et Charles Alloncle n’y est pas pour rien ».
Les éléments principaux
• Les restrictions budgétaires touchent les émissions, avec moins de personnel et de programmes délocalisés, notamment pour « C à Vous ».
• Les dépenses excessives antérieures, telles que l’hébergement dans les hôtels de luxe, ont aussi été revues à la baisse.
Régime drastique en perspective sur la Croisette. Du 12 au 23 mai, le monde du cinéma va vivre au rythme de la 79e édition du Festival de Cannes. Pour couvrir cet événement dont France Télévisions est le diffuseur officiel depuis 2022, le service public adapte ses programmes pour retransmettre les cérémonies d’ouverture et de clôture, tout en faisant profiter les téléspectateurs d’émissions délocalisées sur place, au contact des stars du festival.
Le dispositif de couverture de France Télévisions a toutefois été revu à la baisse cette année. Les réductions budgétaires en cours du côté de l’audiovisuel public n’y sont pas pour rien, mais en 2026, il faut aussi montrer patte blanche, quelques semaines seulement après la fin de la grande inquisition parlementaire de Charles Alloncle contre l’audiovisuel public.
Les téléspectateurs français ne sont pas sans savoir qu’une commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public s’est déroulée durant cinq mois à l’Assemblée nationale pour interroger sa neutralité, son fonctionnement et son financement. Portée par les obsessions du rapporteur Charles Alloncle, député UDR vent debout contre la télévision et la radio publique, cette commission a mis en lumière plusieurs largesses de France Télé en matière de dépenses. Tout particulièrement sur la Croisette.
Ainsi, l’audition des dirigeants de Together Media, société de production en charge du Festival de Cannes pour France Télévisions le 18 février dernier avait permis à Charles Alloncle d’attaquer frontalement sa cible en révélant certains montants de contrats liant France TV au plus célèbre festival de cinéma. Le coût de production du contenu télévisé sur place ? « 1,3 million d’euros en moyenne, en comptant les 150 000 euros de décors et d’habillage », balançait publiquement le rapporteur, sans se soucier du secret des affaires qui entoure généralement ce type de contrat. Le coût de production de la cérémonie d’ouverture ? « 1,3 million d’euros, ce qui est une somme importante pour seulement quelques heures de direct… », insistait encore le député ciottiste avant de dévoiler le coût de la prestation de la maîtresse de cérémonie de la première édition cannoise de France TV : Virginie Efira.
« 60 000 euros pour la seule cérémonie d’ouverture, l’équivalent de trois smic annuels pour seulement quelques heures de mission », assenait-il aussi, en listant « 1 500 euros de maquillage », « 1 500 euros de coiffure » et « 300 euros de manucure » pour l’actrice.
Pas de palace pour France TV
En attendant le contenu exact du rapport, cette pression intense sur l’audiovisuel public a déjà fait son petit effet pour la présence à Cannes en 2026. Le 21 avril, Stéphane Sitbon-Gomez, directeur de France TV dévoilait en conférence de presse un dispositif « plus resserré pour des raisons économiques ». « Tous les programmes sont soumis à un effort d’économie pour gérer la baisse des dotations publiques qu’on doit absorber », ajoutait le directeur de la branche cinéma de France Télé Manuel Alduy.
Charles Alloncle n’aura accès à aucune information fiable concernant le budget maquillage et tenues d’Eye Haïdara, maîtresse des cérémonies cannoises cette année, mais l’empreinte du député est palpable quand il est question de frais d’hôtel par exemple. En commission, celui-ci s’était appuyé sur une plainte syndicale de 2024 pour reprocher à Brut et France Télévisions d’avoir occupé un palace cannois pendant une dizaine de nuits lors de l’édition 2023, avec une facture de 110 000 euros de frais d’hôtel à la clé. Une somme qui avait évidemment choqué.
BERTRAND GUAY / AFP
Dans le viseur de Charles Alloncle durant toute la commission d’enquête, la présidente de France Télévisions est surveillée de près sur la Croisette.
Pas question, donc, de descendre au Martinez ou au Majestic en 2026. Aucun employé délocalisé à Cannes ne pourra loger dans un établissement « dont le tarif dépasse 500 euros par nuit », a fait savoir Stéphane Sitbon-Gomez. La nouvelle règle, « c’est qu’il n’y aura plus personne dans aucun grand hôtel qui dépasse ces tarifs », assure-t-il. Seule exception notable selon le numéro 2 de France TV, les invitations prises en charge par le Festival de Cannes. Cela concerne « une à deux personnes » seulement, assure Stéphane Sitbon-Gomez, dont la présidente du groupe Delphine Ernotte.
« C à Vous » en formule réduite
La réduction des coûts à Cannes signifie aussi moins de personnel sur place pendant les 12 jours de festival. Et donc moins d’émissions délocalisées. Principalement dans le viseur : C à Vous sur France 5, qui a accueilli Tom Cruise ou Jane Fonda sur son plateau cannois la saison dernière.
En 2026, le talk-show d’Anne-Élisabeth Lemoine accusé par Charles Alloncle de gaspiller l’argent public a donc allégé sa formule pour sa quatrième année sur place. Diffusée l’an dernier de 18h30 à 21h, tous les jours de la semaine sauf le week-end, l’émission est coupée en deux cette année. La première partie de l’émission sera diffusée depuis Paris pour couvrir l’actualité, la seconde sera en direct de Cannes, mais débutera un jour après l’ouverture du festival. Effectif réduit oblige, Anne-Élisabeth Lemoine sera seulement accompagnée de Bertrand Chameroy et Pierre Lescure. Du côté de C ce soir, l’émission se délocalisera sur place uniquement durant la deuxième semaine du festival.
Parmi les autres émissions qui passeront une (petite) tête à Cannes, on peut citer un numéro unique pour La grande librairie et l’émission 20h30 de Laurent Delahousse. En revanche, Quelle époque de Léa Salamé reste cette année encore à Paris, tout comme Télématin. Les rencontres du Papotin, eux, seront forcés de zapper cette édition dans un même effort d’économie budgétaire, alors qu’ils étaient présents sur la Croisette en 2025.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Nous restons attentifs à cette actualité et à son évolution.

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