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Notre équipe met en lumière les éléments clés de « Braun-Pivet regrette le caractère « extrêmement masculin » de la campagne dans son camp ».
Ce qu'il faut retenir
XOSE BOUZAS / Hans Lucas via AFP
Braun-Pivet dénonce le caractère « extrêmement masculin » de la présidentielle dans son camp
• Yaël Braun-Pivet pointe la domination masculine dans les réunions stratégiques et l’absence de dirigeantes.
• Elle prône l’unité autour d’un projet collectif et met en retrait ses propres ambitions présidentielles.
Où sont les femmes ? La présidente de l’Assemblée nationale déplore la tournure que prend la précampagne présidentielle dans son camp, un an avant l’échéance. Dans un entretien publié par Le Parisien ce dimanche 3 mai, elle critique la multiplication d’aventures individuelles et la marginalisation des dirigeantes du bloc central.
Yaël Braun-Pivet juge effectivement « extrêmement masculin » le comité de liaison mis en place sous l’impulsion de Gabriel Attal (un des prétendants) pour faire converser son parti Renaissance avec Horizons et le MoDem d’Edouard Philippe (candidat déclaré) et François Bayrou (potentiellement candidat lui aussi).
Mi-avril, différents lieutenants se sont ainsi réunis autour d’une table pour parler « pacte de non-agression » pour les prochains mois. Étaient présents Franck Riester, Hervé Marseille, Marc Fesneau et Christophe Béchu. Un casting 100 % masculin donc (auquel pourrait s’ajouter l’ambitieux Gérald Darmanin) jugé « assez problématique » par la titulaire du perchoir au Palais Bourbon.
« C’est étrange de ne pas être associées à ce travail »
« Nous avons des présidentes de région, des maires, une ancienne Première ministre (Élisabeth Borne), des ministres, une présidente de l’Assemblée nationale en exercice. C’est étrange de ne pas être associées à ce travail », juge ainsi Yaël Braun-Pivet dans son entretien. Une critique assez récurrente au sein d’une macronie qui, en dépit des discours et de certains symboles, a souvent eu du mal à faire de la place aux profils féminins. Que ce soit à l’Élysée, dans l’entourage du chef de l’État, au Parlement, ou au sein des partis.
Plus largement, la présidente de l’Assemblée regrette aujourd’hui que le bloc central avance dispersé. « Je ne soutiens aucun candidat aujourd’hui qui se lancerait dans une aventure présidentielle en faisant passer son ambition avant tout », explique ainsi l’élue des Yvelines, alors que le patron de son parti Gabriel Attal continue d’avancer ses pions vers l’annonce d’une candidature.
« Nous devons d’abord bâtir un projet à l’échelle d’une majorité présidentielle et du socle commun. Nous devons aussi dresser lucidement le bilan du décennal Macron. Comprendre ce qui a marché, ce qui n’a pas marché, assumer nos erreurs », poursuit-elle. Or, « nous sommes en train de faire l’inverse. »
Yaël Braun-Pivet semble par ailleurs mettre en berne ses ambitions personnelles pour le scrutin, après avoir envoyé quelques signaux contraires. « Je ne vais pas ajouter une candidature après ce que je viens de vous dire », répond-elle au Parisien, « disponible pour parler du fond. »
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : La rédaction gardera un œil attentif sur cette information.

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