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Voici quelques observations de notre rédaction sur « Ratko Mladic, le «Boucher des Balkans», demande sa libération pour la «fin de sa vie» ».
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Les avocats de Ratko Mladic demandent en urgence sa libération. Incarcéré dans la prison de criminels de guerre à La Haye, l’ex-chef militaire des Serbes de Bosnie, condamné en 2017 par la justice internationale à la perpétuité pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre pendant la guerre de Bosnie, est mourant. Pour l’instant, les juges chargés des derniers dossiers du Tribunal pour l’ex-Yougoslavie n’ont rien décidé.
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Ratko Mladic est mourant, écrivent ses avocats dans une requête urgente déposée jeudi devant les juges. Plus précisément, ils ont déposé, jeudi 30 avril, une motion d’urgence auprès du Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI) afin d’obtenir la mise en liberté provisoire – ou la libération anticipée sous conditions – de l’ancien chef militaire, dans le but de le transférer vers la Serbie pour y être soigné. Le MTPI a rendu cette requête publique vendredi 1er mai.
S’appuyant sur des rapports médicaux, les avocats Dragan Ivetic et Branko Lukic affirment que « M. Ratko Mladic se trouve dans un état de détérioration physique avancée et irréversible résultant d’un incident médical (…) et qu’il s’approche de la fin de sa vie ». L’ancien chef militaire des serbes de Bosnie aurait fait un AVC, il y a deux semaines. Et depuis, sa santé, déjà vacillante, s’est considérablement détériorée, explique notre correspondante à La Haye, Stéphanie Maupas.
Les associations de victimes s’opposent à chaque demande de remise en liberté
À 84 ans, l’ancien général passe le plus clair de son temps sur un fauteuil roulant ou alité, dans le centre médical de la prison. Il aurait du mal à s’exprimer. Pour Dragan Ivetic et Branko Lukic, le maintien en prison de leur client pourrait constituer un traitement inhumain et dégradant. Les deux avocats ajoutent que les soins palliatifs ne peuvent pas être réalisés en milieu carcéral, mais dans un hôpital où les soignants parlent la même langue que Mladic.
Darko, le fils de Rakto Mladic, est chargé du suivi médical de son père. Une mission presque impossible par téléphone ou appel vidéo, plaident encore les avocats. De précédentes demandes de libération ont toutes été rejetées. À chaque fois, le procureur s’y était opposé, ainsi que des associations de victimes.
Arrêté en Serbie en 2011 après 16 années de cavale, Ratko Mladic a été condamné, en 2017, à la perpétuité pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité pendant la guerre de Bosnie, qui a fait près de 100 000 morts entre 1992 et 1995. Outre le siège de Sarajevo et la prise en otage de Casques bleus, le massacre de Srebrenica, en juillet 1995, avait particulièrement choqué le monde : environ 8 000 hommes adolescents bosniaque furent tués. Ratko Mladic a vu sa condamnation confirmée en appel en 2025.
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Source : www.rfi.fr
Conclusion : Les évolutions seront analysées par notre équipe pour vous tenir informés.

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