/2026/03/03/maxstockworld493156-69a6c673d9f35989484954.jpg?w=150&resize=150,150&ssl=1)
Date d’inscription, montant, personnes concernées… Les chiffres à retenir pour bénéficier de l' »indemnité carburant » pour les travailleurs « grands rouleurs » – franceinfo
4 mai 2026
le repas à 1 euros pour tous les étudiants
4 mai 2026Analyse : Cette nouvelle a été passée en revue par notre équipe.
Les journalistes partagent leur point de vue sur « Ce que raconte la visite du président taiwanais au royaume africain d’Eswatini ».
Points clés à connaître
Le président de Taiwan, Lai Ching-te, est en visite au Eswatini, l’ancien Swaziland, un royaume féodal enclavé en Afrique australe. Pourquoi parler de cette visite en apparence anodine quand le monde est traversé par les guerres et les crises ? Parce que cette visite n’a justement rien d’anodin.
Le royaume swazi est le dernier pays d’Afrique à entretenir des relations diplomatiques avec Taiwan : tous les autres ont choisi Pékin. Le président taiwanais devait se rendre dans l’ex-Swaziland fin avril, mais a dû annuler sa visite après des pressions chinoises sur plusieurs États pour qu’ils interdisent le survol de leur territoire par son avion. Il y est finalement parvenu, sans autre détails sur son itinéraire.
Mais au-delà de cette péripétie, c’est la stratégie chinoise vis-à-vis de l’île revendiquée par Pékin qui interroge. La Chine intervient à plusieurs niveaux pour rendre la vie difficile à Taiwan : sa « diplomatie du chéquier » a réduit comme une peau de chagrin la liste des pays qui reconnaissent encore Taiwan; ses manœuvres militaires fréquentes empiètent sur la souveraineté d’un pays qui n’en est pas un à ses yeux ; et Pékin s’emploie à diviser les Taiwanais. Avec un seul but : la réunification.
La Chine pourrait-elle attaquer Taiwan dans le contexte actuel ? Cette question fait l’objet de pas mal de spéculations. D’abord parce que beaucoup se demandent si, les États-Unis étant enlisés dans leur guerre avec l’Iran, ce ne serait pas le bon moment pour la Chine ; mais aussi parce que les stratèges américains estiment depuis des années que l’armée chinoise sera au niveau pour une telle invasion en 2027, dans quelques mois.
Au risque d’être contredit par les faits, ça me semble improbable à court terme. Une invasion de Taiwan, malgré la disproportion des tailles -1,4 milliard d’habitants pour la Chine, 23 millions pour Taiwan-, ne serait pas aussi simple que ne le laisse supposer le compte-rendu de forces.
L’attitude des États-Unis, et désormais aussi du Japon qui a évoqué un soutien à Taiwan, laisse planer le doute sur l’internationalisation d’un tel conflit, même avec Trump. Et l’impact sur l’économie mondiale serait colossal, en raison de la place de Taiwan dans la production des semi-conducteurs et dans l’industrie électronique.
La Chine peut encore espérer faire tomber Taiwan comme un fruit mur : c’est le meilleur scénario pour Pékin. Pour y arriver, Pékin joue de la carotte et du bâton. Le bâton, on l’a vu, ce sont les obstacles au bon fonctionnement de Taiwan comme État, c’est aussi la guerre informationnelle dans l’île, et l’intimidation du reste du monde.
La carotte a pris la forme récemment de la rencontre à Pékin entre le numéro un chinois Xi Jinping et la nouvelle présidente du parti taiwanais d’opposition Kuomintang, Chang Li-wun. Cela n’était pas arrivé depuis dix ans, et marque un coin enfoncé dans l’unité des Taiwanais face au parti communiste chinois.
Le Kuomintang est le rival historique des communistes chinois, toujours attaché à ses raçines continentales quand le parti progressiste au pouvoir se veut strictement taiwanais. La prochaine élection présidentielle, prévue en 2028, opposera l’actuel président à la dirigeante du Kuomintang, et Pékin fera tout, y compris des coups fourrés, pour que cette dernière l’emporte.
D’ici là, la stratégie sera de montrer que Taiwan ne peut fonctionner normalement sans l’aval de Pékin ; même si, cette fois, le président taiwanais a réussi à se rendre dans ce petit royaume africain en dépit des pressions chinoises.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Cette situation sera observée de près par nos journalistes.

9999999