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4 mai 2026en se déclarant tôt, Jean-Luc Mélenchon renvoie ses adversaires de gauche à leur « confusion »
Analyse : Voici les points saillants relevés par nos journalistes.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « en se déclarant tôt, Jean-Luc Mélenchon renvoie ses adversaires de gauche à leur « confusion » ».
Points essentiels
Officiellement candidat à l’Elysée pour la quatrième fois, le leader insoumis a présenté un mouvement en ordre de marche, à l’opposé des divisions stratégiques de ses adversaires à gauche, désormais sous pression pour s’organiser rapidement.
Au moment d’annoncer sa quatrième candidature à l’élection présidentielle, ce dimanche 3 avril sur TF1 , Jean-Luc Mélenchon n’a pas manqué de mettre en avant un mouvement déjà en ordre de marche, à moins d’un an de l’échéance. « Nous, c’est carré. Il y a une rédaction, un programme, un seul candidat et on se met au travail », s’est félicité le leader de La France insoumise.
Car, si un peu moins d’un an nous sépare de l’échéance élyséenne, les insoumis n’ont « pas de temps à perdre, et surtout pas avec des débats picrocholins et des espèces de tambouilles d’appareil », pour paraphraser le député LFI Aurélien Lecoq.
« Aujourd’hui, il y a une urgence absolue à entrer en campagne », insiste l’ancien responsable de l’organisation de jeunesse du parti, citant la « crise internationale » actuelle ainsi que la possibilité d’un second tour face à l’extrême droite.
Tenir un tel discours permet permet aux insoumis de mettre la pression sur les autres formations politiques. Ainsi, Jean-Luc Mélenchon a-t-il joué le contraste avec ses concurrents: « Nous sommes à moins d’un an du deuxième tour de l’élection présidentielle et les divisions internes dans les partis font qu’il y a une multitude de candidatures. Et c’est la confusion. C’est irresponsable. »
Choisir LFI « plutôt que la course aux petits chevaux »
Objectif de l’ancien sénateur socialiste, passé à quelque 420.000 voix du second tour en 2022: « Montrer qu’il y a un parti qui est prêt pour les élections, (…) alors que les autres ne le sont pas », d’après Benjamin Morel, politologue et constitutionnaliste. « C’est cela la réthorique de Jean-Luc Mélenchon: dans une période grave – parce que crise internationale, parce que crise écologiste, parce que RN potentiellement en capacité d’arriver au pouvoir – vous avez une formation qui est prête (…) Donc à partir de là, choisissez-là plutôt que de choisir la course aux petits chevaux dans la gauche non-mélenchonniste où visiblement rien n’est prêt et personne ne se dégage. »
Ou comment tenter de profiter du capharnaüm à gauche, quelque peu semblable à celui de la droite et du centre où les ambitieux sont légion.
Au Parti socialiste et chez Les Écologistes, Olivier Faure comme Marine Tondelier, tous deux partisans de la primaire, sont fragilisés par leurs oppositions internes. Le premier fait face à un festival de candidats putatifs ou déclarés chez les sociaux-démocrates qui ne croient pas à sa stratégie: François Hollande, Raphaël Glucksmann, Bernard Cazeneuve, Jérôme Guedj, Karim Bouamrane…
Marine Tondelier, elle, compose également avec des vents contraires, dont ceux insufflés par le dernier candidat écologiste à la présidentielle, Yannick Jadot, opposé à la primaire et auteur récemment d’une initiative avec Raphaël Glucksmann et Boris Vallaud, patron des députés PS, pour construire un « projet crédible ».
Socialistes et écologistes font de cette annonce un non-événement
En leur opposant une formation politique déjà prête pour la bataille de 2027, Jean-Luc Mélenchon ne les met-il pas dans l’embarras? Non, veulent croire les socialistes et les écologistes, qui font de cette annonce un non-événement.
« La candidature était attendue donc je ne vois pas ce que ça change et en quoi ça nous met plus en difficulté », dit le député socialiste Arthur Delaporte, proche d’Olivier Faure. « Les difficultés de la gauche viennent de son incapacité à prendre conscience de la nécessité de l’union car les egos dominent. Mais ce ne sont pas les résultats de Jean-Luc Mélenchon ».
« Vous savez, il n’y aura en définitive qu’un seul candidat au Parti socialiste. La France insoumise est un parti unique centralisé autour du chef et non-démocratique c’est ça la différence. Mais ce n’est pas notre manière de fonctionner. C’est efficace pour désigner son candidat, mais pas pour rassembler », poursuit-il.
Ton similaire chez l’eurodéputé écologiste David Cormand. La candidature de Jean-Luc Mélenchon « est une formalité. Il n’a en réalité jamais cessé d’être candidat depuis le résultat du premier tour en 2022. Donc, cela ne constitue pas une surprise », évacue l’ex-patron du parti au tournesol.
Benjamin Morel résume: « C’est un bon coup stratégique de Jean-Luc Mélenchon, mais il ne faut pas estimer non plus que, parce qu’il annonce sa candidature, de l’autre côté, vous auriez des partis politiques pris à la gorge pour tout de suite avoir un candidat. »
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Cette information sera mise à jour dès que de nouveaux éléments apparaîtront.

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