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5 mai 2026Des retraités ont vu leur pension gelée, parce que l’Agirc-Arrco les croyait morts ou inexistants
Analyse : L’équipe éditoriale a repéré les points les plus pertinents.
Un regard éditorial sur « Des retraités ont vu leur pension gelée, parce que l’Agirc-Arrco les croyait morts ou inexistants » pour mieux comprendre l'article.
À ne pas oublier
ISABELLE SOURIMENT / Hans Lucas via AFP
L’Agirc-Arrco assure qu’il s’agit de dossier de personnes qui n’ont jamais fait de réclamations et qu’elle « fait elle-même cette démarche » de vérification.
Des retraités enregistrés comme possiblement morts finalement bien vivants ? Le régime de retraites complémentaires Agirc-Arrco a décidé de réexaminer 100 000 dossiers présentant un risque d’erreurs. Des retraités ont pu voir leur pension complémentaire suspendue à tort, et se verront verser les sommes dues, a indiqué ce mardi 5 mai une source au conseil d’administration.
En décembre, après avoir croisé pour la première fois les bases de données de l’Agirc-Arrco avec celles de la DGFIP (la Direction générale des finances publiques), les services du régime de retraites complémentaires des ex-salariés du privé ont repéré – sur les 14 millions de retraités affiliés – environ 100 000 dossiers présentant des « incohérences » et qu’ils estiment « devoir être réexaminés, car il y a un doute », a indiqué à l’AFP cette source interne.
Parmi eux, environ 10 000 étaient par exemple enregistrés comme « des personnes de plus de 110 ans », pouvant être décédés. D’autres ont vu leurs pensions de droit direct ou de réversion suspendues à tort, sans toutefois faire de réclamations, a poursuivi cette source, confirmant une actualité du quotidien Les Échos.
Chaque année, certains doivent prouver qu’ils sont bien vivants
Deux catégories de retraités sont concernées : des veufs ou veuves touchant des pensions de réversion, et « qui n’ont pas répondu, de manière répétée », aux courriers et mails leur demandant de « certifier qu’ils ne se sont pas remariés » (un remarié n’a plus droit à la pension de réversion complémentaire, ndlr) ; ou des retraités résidant à l’étranger et n’ayant pas envoyé la preuve qu’ils étaient toujours en vie, comme ils doivent le faire chaque année. En l’absence de réponse, les versements peuvent être suspendus.
Selon une étude interne présentée en décembre au conseil d’administration, révélée par les Échos et consultée par l’AFP, les services estimaient à l’époque à près de 12 000 le nombre de personnes identifiées comme « lésées », pour un montant à leur reverser d’environ 69 millions d’euros. Quelque 86 000 autres retraités étaient identifiés comme ayant une probabilité « forte » d’être victimes d’erreurs, pour un montant total évalué à 778 millions d’euros.
Ce document est aujourd’hui « obsolète », indique la source interne au conseil d’administration, soulignant que les « 10 000 à 12 000 dossiers » qui présentaient « un doute sérieux », sont « aujourd’hui traités » : « si l’Agirc-Arrco devait quelque chose à ces retraités, ils se voient verser » les sommes dues. Pour le reste, « un tiers à 40 % des dossiers ont été réglés ».
Il s’agit « de personnes qui n’ont jamais rien réclamé », et pour lesquelles l’Agirc-Arrco « fait elle-même cette démarche » de vérification, « réexamine les dossiers un par un », a souligné cette source.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre rédaction reste attentive à l'évolution de cette actualité.

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