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5 mai 2026Analyse : Notre équipe offre une vue générale sur cette actualité récente.
Un regard de nos journalistes sur l'article « imbroglio autour de l’avenir des passagers du paquebot possible foyer de hantavirus ».
Points essentiels
– / AFP
Une vue générale du paquebot MV Hondius, à l’arrêt au large du port de Praia, la capitale du Cap-Vert, le 5 mai 2026.
La situation de crise sanitaire autour du MV Hondius a connu une évolution importante ce mardi 5 mai, sous fond d’imbroglio.
Tout d’abord, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état dans la matinée de deux cas confirmés d’hantavirus et de cinq autres suspectés en lien avec le foyer qui a déjà fait trois morts sur ce bateau de croisière néerlandais bloqué au Cap-Vert, dans l’Atlantique. S’y trouvent actuellement 147 personnes.
Le bateau ne sait toujours pas où accoster : refusé au port de Praia, la capitale du Cap-Vert, il était finalement question qu’il se dirige vers l’archipel espagnol des Canaries.
Les autorités espagnoles « ont indiqué qu’elles l’accueilleraient afin de mener une enquête complète (…) et, bien sûr, d’évaluer les risques pour les passagers présents à bord », a ainsi annoncé à la presse à Genève Maria Van Kerkhove, directrice par intérim du département de prévention et préparation aux épidémies et pandémies de l’OMS. « Le risque pour le grand public est faible. Il ne s’agit pas d’un virus qui se propage comme la grippe ou le Covid-19. C’est très différent », a-t-elle ajouté.
Voix discordantes en Espagne
C’était un peu trop vite parlé. Le ministre espagnol de la Santé a ainsi écarté, pour le moment, ce scénario, tant que « les données épidémiologiques » n’auront pas été analysées.
« En fonction des données épidémiologiques qui seront recueillies sur le navire lors de son passage par le Cap-Vert, il sera décidé quelle escale est la plus pertinente. D’ici là, le ministère de la Santé n’adoptera aucune décision, comme nous l’avons fait savoir à l’Organisation mondiale de la santé », a écrit le ministère sur X, peu après la communication de l’OMS.
Lors d’un entretien sur la Radio Canaria, le vice-président du gouvernement régional des Canaries Manuel Domínguez, a lui estimé qu’il serait « préférable » que le navire ne fasse pas escale dans l’archipel et se rende plutôt sur le territoire continental espagnol.
« Si cette escale n’avait pas à se faire aux Canaries, eh bien tant mieux, car il y aura sûrement d’autres ressources disponibles sur le territoire continental ; mais si c’était le cas, alors [qu’elle ait lieu] avec toutes les garanties possibles et imaginables », a déclaré Manuel Domínguez, précisant que la décision pourrait être prise dans la journée.
L’OMS indique par ailleurs avoir été informée samedi que des passagers atteints d’une affection respiratoire grave se trouvaient à bord. « Au 4 mai 2026, sept cas (deux cas confirmés en laboratoire d’hantavirus et cinq cas suspectés) ont été identifiés, dont trois décès, un patient dans un état critique (actuellement en soins intensifs à Johannesburg, en Afrique du Sud, NDLR) et trois personnes », qui sont à bord, a détaillé l’OMS.
Des recherches sur les passagers d’un vol Sainte-Hélène-Johannesburg
Le premier cas suspecté est celui d’un Néerlandais de 70 ans, qui, le 6 avril, « a présenté des symptômes de fièvre, de maux de tête et de diarrhée légère à bord du navire », a expliqué l’OMS. Le 11 avril, son état s’est aggravé et il est décédé le même jour. Aucun test microbiologique n’a été effectué.
L’opérateur du navire, Oceanwide Expeditions, a expliqué que son corps avait été débarqué sur l’île de Sainte-Hélène (Royaume-Uni) le 24 avril, accompagné par son épouse, âgée de 69 ans, décédée depuis.
Cette Néerlandaise présentait « des symptômes gastro-intestinaux » et elle a rembarqué le lendemain par avion pour Johannesburg où elle a été hospitalisée avant son décès le 26 avril, a indiqué l’OMS. Ce n’est que lundi que son infection à l’hantavirus a pu être confirmée.
Auparavant, un premier cas confirmé d’hantavirus, maladie généralement transmise à l’homme par les rongeurs, avait été attesté chez un passager britannique, également débarqué et placé en soins intensifs à Johannesburg.
« Des recherches ont été lancées pour retrouver les passagers » du vol Sainte-Hélène-Johannesburg emprunté par la Néerlandaise malade, a ajouté l’OMS.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Nous continuerons à partager nos observations sur cette actualité.

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