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5 mai 2026
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5 mai 2026Analyse : Une équipe d'experts a étudié cette information et partage son avis général.
Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « Pourquoi les dirigeants du monde entier regardent le ciel ».
Points essentiels de l’article
Lorsqu’il scrute le ciel, Friedrich Merz ne voit rien venir.
Le chancelier allemand s’est montré passablement déconfit cette semaine. Non seulement Donald Trump a menacé de retirer plus de 5000 soldats américains stationnés en Allemagne. Mais en plus, il a laissé entendre qu’il ne livrerait pas les missiles de longue portée, promis à Berlin.
Cette deuxième annonce est passée un peu inaperçue en France, mais elle a suscité de vives craintes en Allemagne.
« C’est la nouvelle qui m’inquiète le plus » a même alerté le ministre allemand de la Défense.
Car la vulnérabilité vient du ciel. L’Allemagne se sent menacée par les armements balistiques russes stationnés dans l’enclave de Kaliningrad, située à moins de 600 kilomètres.
Depuis des années, Berlin est habitué à vivre sous le parapluie militaire américain, mais quand celui-ci est replié par Donald Trump, l’histoire change du tout au tout.
Certes, les crispations ne sont pas nouvelles. Souvenez-vous la crise des euromissiles en 1983, entre l’URSS et l’OTAN.
Mais depuis, l’apparition des drones sur le champ de bataille a changé la donne : ces engins volants saturent les défenses anti-aérienne. Ils rendent obsolètes les systèmes d’hier, et nécessaire l’équipement de demain, avec des boucliers anti-aériens.
Face à cette nouvelle donne, beaucoup de gouvernements sont pris de panique
En particulier, ceux qui avaient délaissé la question militaire. « La Suisse ne peut protéger que 8% de son territoire », face à d’éventuelles attaques aériennes. C’est le directeur général de l’armement qui le révèle dans une interview hier à la presse helvétique.
Pourquoi ce constat d’échec ? D’une part, parce que le pays n’avait pas jugé bon de trop investir dans la défense. Et surtout parce qu’il est victime des délais de livraison.
4 à 5 ans de retard pour recevoir le système anti-missile Patriot, commandé aux Américains. Il n’arrivera pas avant 2030.
Car les industriels ont du mal à suivre. Et les États-Unis ont décidé de prioriser les livraisons à l’Ukraine.
Alors la confédération helvétique a pris contact avec ses voisins européens, pour obtenir au plus tôt du matériel. Premier critère d’achat : « le délai de livraison » : c’est là encore le directeur de l’armement qui le dit.
Que la Suisse, qu’on caricature parfois comme le pays de la lenteur, se montre si empressée… raconte aussi l’époque que nous traversons.
La maîtrise du ciel, c’est une question de moyens financiers ?
Oui, mais pas seulement : l’Iran le montre, avec ses drones kamikazes. Très peu coûteux à produire, ils parviennent à perturber l’économie mondiale et à affoler les pays voisins.
Des voisins comme le Royaume de Bahreïn, allié des États-Unis, et cible des frappes de Téhéran. Bahreïn qui a reçu aujourd’hui Volodymyr Zelensky. Le président ukrainien venu signer précisément un contrat de coopération pour lutter contre les drones. Car en la matière, l’Ukraine a eu, hélas, à se forger une solide expérience.
Plusieurs pays européens veulent aussi rassembler leurs forces, dans des programmes d’armement au nom souvent poétique :
D’une part, un projet de missile à longue portée – le programme est baptisé ELSA.
D’autre part, un projet de défense anti-aérienne européenne, une sorte de dôme de fer. C’est le programme nommé « bouclier céleste ».
Alors on connaissait le proverbe « aide-toi et le ciel t’aidera ». Maintenant, on pourrait ajouter « aide le ciel d’abord, et ensuite il te protégera. »
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : La rédaction gardera un œil attentif sur cette information.

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