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8 mai 2026Marcos Perestrello : « C’est l’environnement sécuritaire le plus dangereux depuis des générations » – Ici l’Europe
Analyse : Nos journalistes proposent quelques éléments à retenir de cette actualité.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « Marcos Perestrello : « C’est l’environnement sécuritaire le plus dangereux depuis des générations » – Ici l’Europe ».
À retenir absolument
A retrouver dans l’émission
Cette semaine, nous recevons Marcos Perestrello, président de l’Assemblée parlementaire de l’Otan. Il encourage les investissements européens dans sa défense et croit possible un maintien des bonnes relations transatlantiques.
Face aux multiples conflits dans le monde, Marcos Perestrello explique que l’OTAN est actuellement confrontée à « l’environnement de sécurité le plus dangereux et le plus imprévisible depuis des générations. » Au-delà d’une « situation très instable et imprévisible », les alliés de l’OTAN, principalement l’Europe et le Canada, font face, selon lui, à une forte pression pour accroître leurs investissements dans la défense : « La pression est très forte et ce depuis quelques décennies. Cela ne date pas d’aujourd’hui et ne vient pas que du président Trump. C’est une pression qui date d’il y a bien plus longtemps ».
Il reconnaît cependant que la pression s’est accrue sous la présidence de Donald Trump : « La pression a été plus forte et plus verbale. Les mots choisis sont plus forts et souvent pas diplomatiques. » Selon lui, cette pression a permis de se mettre d’accord sur « l’objectif final » : « Créer une OTAN plus forte du point de vue militaire et avoir une Europe des alliés européens capable de soutenir sa défense, au moins dans les moyens conventionnels. »
« Plus de capacité militaire aux Ukrainiens »
Marcos Perestrello, également ancien secrétaire d’État portugais socialiste à la défense nationale, estime que « pour mettre fin à la guerre en Ukraine, il faut mettre plus de pression économique sur la Russie […] et donner plus de capacité militaire aux Ukrainiens. » La coopération militaire entre l’Union européenne (UE) et l’Ukraine est essentielle selon le président de l’assemblée parlementaire de l’Otan : « L’Ukraine et les pays alliés de l’OTAN travaillent ensemble au développement de nouvelles technologies capables de faire la différence sur le champ de bataille. […] Les pays alliés ont des choses à apprendre de l’expérience militaire des Ukrainiens. »
Selon lui, même si « l’OTAN ne prend pas part aux combats en Ukraine », les pays européens jouent un rôle important dans le soutien militaire au pays « avec les armes, les munitions, les équipements fournis pour résister à l’invasion de la Russie. » Alors que les Etats-Unis de Donald Trump ont réduit leur soutien à l’Ukraine, Marcos Perestrello estime qu’il existe « une liste d’équipement prioritaire que les Américains mettent à disposition, indispensables pour les Ukrainiens. »
« J’espère que le retrait de soldats ne va pas être une réalité »
Le président des Etats-Unis a annoncé vouloir retirer au moins 5 000 soldats américains stationnés en Allemagne, voire plus dans le reste de l’Europe. Marcos Perestrello s’inquiète de ce désengagement : « Ce n’est pas dramatique mais ce n’est pas une bonne nouvelle. […] Pour que l’Europe acquiert son autonomie en termes de défense et réduise sa dépendance aux États-Unis, il faudrait au moins cinq ou dix ans et de grands investissements, notamment pour le recrutement de nouveaux personnels. »
Il tempère néanmoins ces annonces : « La rhétorique politique répond souvent à des objectifs de politique interne. Mais cette rhétorique politique a des effets négatifs pour la sécurité européenne. Tous les chefs d’État doivent être plus prudents dans leurs déclarations. […] J’espère que cette annonce d’un retrait de soldats ne va pas se transformer en réalité. Mais ce que dit le président américain n’a pas toujours des conséquences en pratique. Parfois, la rhétorique est différente de l’action politique des pays. »
« Les Européens sont en train de faire des investissements dans la défense »
Face à la pression américaine, les dirigeants européens ont accepté d’augmenter leurs dépenses militaires jusqu’à 5 % de leur PIB d’ici 2035. Alors que les dépenses militaires ont diminué aux États-Unis en 2025, elles ont augmenté de 14 % en Europe, pour atteindre 735 milliards d’euros. Selon Marcos Perestrello, tout le monde « a besoin de faire plus d’investissement » dans la défense : « Les Européens sont en train de faire cet investissement et c’est important de le montrer aux Américains, de le leur dire. »
Dans le conflit au Moyen-Orient, après les frappes américano-israéliennes en Iran, les Etats-Unis ont reproché aux Européens leur manque de soutien, ce que réfute Marcos Perestrello : « Le soutien que les Américains ont demandé aux Européens a été donné, à quelques petites exceptions près. Mais globalement, les Américains ont été soutenus par les Européens dans cette opération. L’opération est compliquée et très préjudiciable pour l’Europe, mais c’est positif que les pays européens soient disponibles pour faire des opérations de manutention dans le détroit d’Ormuz par exemple. […] Nous ne savons pas très bien comment les choses vont évoluer mais il faut stabiliser la situation et c’est positif d’avoir une disponibilité des pays européens. »
Emission préparée par Isabelle Romero, Oihana Almandoz, Perrine Desplats et Agnès Le Cossec
Source : www.france24.com
Conclusion : Les développements à venir permettront de compléter notre point de vue.

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