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Quelques observations clés de notre rédaction sur « succès et interrogations pour les classes « défense et sécurité » ».
Faits marquants
Officiellement instaurées en 2016, les « classes défense et de sécurité globales » sont devenues une « priorité ministérielle » depuis plusieurs mois afin de former « des citoyens responsables et engagés ». Malgré un grand succès, le dispositif interroge certains parents et professeurs.
C’est un dispositif qui prend chaque année un peu plus d’ampleur dans le pays: les « classes défense et de sécurité globales ». Officiellement instauré en 2016, ce dispositif est devenu un sujet majeur pour Emmanuel Macron et le gouvernement au vu du contexte géopolitique mondial. Entre l’invasion de l’Ukraine, la guerre au Moyen-Orient ou encore les tensions autour du Groenland, l’Éducation nationale en a fait une « priorité ministérielle » afin de former « des citoyens responsables et engagés dans un monde complexe et instable ».
« Il y a un problème très grave en France et en Europe », estime l’ancien officier Guillaume Ancel, qui soutient pleinement ce projet, invité du Morning Le Supplément. « Seulement 3 % de la population a une culture militaire. Cela ne signifie pas vouloir prendre les armes et se battre contre les autres. »
Un franc succès
Concrètement, ces classes, mises en place à l’initiative des collèges et lycées, permettent l’organisation de rencontres et d’échanges avec une unité militaire tout au long de l’année. En l’espace d’une décennie, le nombre de participants a été multiplié par dix. Au total, 1.200 classes et 32.000 élèves participent au dispositif pour l’année scolaire 2025-2026 et prendront part à des cérémonies – comme les commémorations du 8 mai – ou encore à des visites de bases et de lieux de mémoire avec l’unité militaire partenaire.
« Les élèves écoutent, ils sont concentrés sur ce qu’on leur demande, ils sont à fond et se surpassent », se réjouit Catherine Noël, enseignante dans un collège de la Marne, au micro de RMC. Face au manque de motivation de ses élèves pour les matières classiques, cette professeure de technologie a même décidé d’organiser une démonstration de drones réalisée par les militaires afin de rendre ses cours plus attrayants.
« Il y a vraiment une différence totale entre ce que les militaires nous proposent et ce que nous proposons aux élèves », ajoute-t-elle.
La crainte de « l’embrigadement »
Mais derrière cette expérience globalement positive se cache une inquiétude grandissante chez de nombreux parents et enseignants: celle d’un potentiel « embrigadement » vers la voie militaire et des dangers qu’elle peut impliquer.
Certains cas spécifiques interrogent sur ce sujet, comme à Dijon, où une famille a appris à la rentrée que son enfant de 4e faisait partie d’une classe défense. Et les activités proposées ont suscité la colère des parents.
« On a compris que ce n’était pas une option », témoigne Virginie, la mère de l’élève. « On a cherché à savoir ce que c’était, et c’est là qu’on a découvert des ateliers où l’on propose aux élèves de se déguiser en CRS pour apprendre à gérer des manifestants hostiles. »
Cet atelier s’était déroulé avec des gendarmes de Dijon, qui encadraient les élèves de plusieurs classes défense du département pendant une journée. Depuis janvier, à sa demande, son fils ne participe plus aux activités.
Des activités qui interrogent certains parents et professeurs
En Moselle, des militaires ont également proposé une séance de tir au laser dans un lycée. Sur les images publiées sur les réseaux sociaux, les élèves, couchés dans un gymnase, s’entraînent à tirer sous la supervision de soldats en uniforme. Contacté par RMC, le ministère de l’Éducation explique qu’il s’agit d’un simple « tir sportif ».
Mais dans le même établissement, les militaires sont également venus présenter leur véhicule blindé dans la cour. « C’est une pratique courante pour faire découvrir l’armée », justifie encore le ministère. Mais derrière cela, certains membres de l’académie dénoncent une glorification de l’armement et une présentation de l’exercice militaire comme un « jeu ».
« Quand on fait des démonstrations d’armes à côté de militaires en uniforme et de véhicules militaires, cela ne donne pas l’impression que c’est sportif et ludique », confie une enseignante de l’académie de Nancy-Metz.
« Ça questionne sur le rôle de l’école et le mélange des genres entretenu »
« C’est leur métier », défend de son côté Guillaume Ancel. « C’est comme si l’on présentait des pompiers en se disant qu’il ne faut surtout pas parler du feu parce que cela pourrait faire peur aux enfants. On est dans un état d’ignorance avancée. »
Selon lui, « 97% de la population ne comprend rien quand on lui parle de la guerre », et ces classes permettent d’éduquer les élèves au fonctionnement militaire dès le plus jeune âge.
Dans tous les cas, ces classes ont désormais vocation à continuer de se multiplier dans le futur. Plusieurs professeurs ont confié à RMC qu’ils étaient contraints de monter une « classe défense » pour pouvoir organiser des sorties, les budgets des établissements étant trop faibles. Dans le cadre des déplacements, les frais de transport sont pris en charge par l’armée.
Emmanuel Macron a également annoncé que la durée des classes s’étendrait désormais à trois ans au lieu d’un seul. Mais cela ne sera pas le cas partout : chaque académie aura le pouvoir de faire son choix localement, précise le ministère de l’Éducation à RMC.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Notre équipe vous tiendra informés des faits marquants.

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