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9 mai 2026Reuters.com
9 mai 2026« On fait tout toutes seules » : trois générations de femmes poissonnières aux halles de Narbonne
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Notre équipe met en lumière les éléments clés de « « On fait tout toutes seules » : trois générations de femmes poissonnières aux halles de Narbonne ».
À savoir
Aux Halles de Narbonne, la poissonnerie L’Étoile de mer ne ressemble à aucune autre. Derrière l’étal, trois générations de femmes se sont succédé, la grand-mère Josette Dellong, la mère Magali et la fille Claudie Moreau. Une histoire familiale, portée par la passion du poisson. Portrait.
Depuis les années 1980, la famille Dellong fait vivre cette poissonnerie emblématique des Halles. À l’origine, les grands-parents de Claudie Moreau étaient ostréiculteurs avant de devenir grossistes. Puis une place se libère aux Halles de Narbonne. « Ils ont acheté la place en 1984 pour venir s’installer aux Halles en tant que poissonniers. Et ils ne sont jamais partis », raconte Claudie Moreau.
Pour moi, il n’y a pas d’autre but dans la vie que d’être proche de ma maman
Aujourd’hui âgée de bientôt 31 ans, la jeune femme travaille avec sa mère, Magali Dellong. Sa grand-mère Josette vient encore parfois donner un coup de main le week-end. « On est très famille, très fusionnelles toutes les trois », confie-t-elle avec émotion. « Pour moi, il n’y a pas d’autre but dans la vie que d’être proche de ma maman. »
Claudie Moreau a pourtant tenté d’autres expériences professionnelles. École de commerce, voyage aux États-Unis, travail chez des grossistes en poissonnerie… Mais elle finit toujours par revenir derrière l’étal familial. « L’amour du poisson et l’amour de ma famille m’ont fait revenir ici », explique-t-elle.
Le métier reste exigeant. Réveil matinal, travail du mardi au dimanche, jours fériés et fêtes passés aux Halles, le rythme est intense. « On travaille tous les week-ends, tous les Noëls. On n’a pas le même rythme que beaucoup de gens », reconnaît-elle. Pourtant, la jeune poissonnière refuse de parler d’un métier difficile. « C’est un travail que j’exerce avec amour. Donc ce n’est pas difficile. »
La force d’un trio féminin
Ce qui attire aussi les clients, c’est cette image de trois femmes poissonnières. « Les clients voient le côté intergénérationnel, le côté transmission et le côté passion », affirme Claudie Moreau. Pourtant, dans ce métier encore très masculin, cette équipe entièrement féminine intrigue. « On fait tout toutes seules », dit-elle en souriant. Lever la glace, porter les caisses, découper les poissons, aucune tâche ne leur échappe.
Mais au-delà de cet esprit 100 % féminin, la poissonnerie mise surtout sur la qualité des produits. Une grande partie des poissons provient de la criée de Port-la-Nouvelle. « Ma mère est très pointilleuse sur ses achats et sur la provenance locale », souligne Claudie.
Depuis son enfance, Claudie grandit au milieu des poissons. Elle se souvient encore de ses débuts. À l’âge de six ans, elle vend uniquement des sardines car l’étal était à sa taille. « Un jour, une cliente est venue à la poissonnerie et elle ne m’avait pas acheté de sardines, je m’étais mise à pleurer parce que je n’avais rien vendu. La cliente est donc venue m’en acheter pour me faire plaisir alors qu’elle n’en mange pas », raconte-t-elle en riant.
Installée à Bages, village de pêcheurs proche de Narbonne, la famille baigne depuis toujours dans cet univers. Claudie Moreau imagine déjà la suite : peut-être ses enfants reprendront-ils un jour le flambeau. « Je ne les forcerai pas. Ils feront ce qu’ils voudront », conclut-elle.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Notre équipe continuera à fournir une analyse régulière.

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