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20 mai 2026Dirigeants conduits dans des abris, transports paralysés… Ce que l’on sait de l’alerte au drone en Lituanie
Analyse : Quelques éléments à retenir de cette information pour nos lecteurs.
Voici quelques observations de notre rédaction sur « Dirigeants conduits dans des abris, transports paralysés… Ce que l’on sait de l’alerte au drone en Lituanie ».
Éléments essentiels
Un signal radar soupçonnant la présence d’un drone près de la frontière lituanienne ce mercredi 20 mai a provoqué l’évacuation et la mise en sécurité des dirigeants et de la population à Vilnius.
Une première pour la capitale lituanienne. Une alerte au drone a fait descendre aux abris le président, la Première ministre et la population ce mercredi 20 mai au matin à Vilnius, où les transports ont été brièvement paralysés. C’est la première fois, depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie en 2022 et le recours massif et désormais systématique aux drones, qu’une alerte aérienne provoque une telle évacuation dans la capitale d’un pays membre de l’UE et de l’Otan.
• La population appelée à se mettre aux abris et les dirigeants évacués
L’alerte est tombée vers 10h (9h, heure de Paris) sur les téléphones portables: « Alerte aérienne! Rendez-vous immédiatement dans un abri ou un endroit sûr, prenez soin des membres de votre famille et attendez de nouvelles recommandations ». « Si vous voyez un objet suspect voler ou tomber, ne vous en approchez pas », peut-on également lire sur une alerte.
Les districts de Visaginas, Svencionys, Zarasai et Utena ont reçu une alerte jaune, quand le district de Vilnius a reçu une alerte rouge, intimant une mise à l’abri immédiate.
Aussitôt, dans les bureaux et les immeubles d’habitation, des civils sont descendus dans des caves, des garages ou des abris aménagés, selon un correspondant de l’AFP et des images diffusées par les médias locaux ou sur les réseaux sociaux. Un photographe lituanien, Andrej Vasilenko, était dans son appartement lorsqu’a retenti l’alerte. « Je me suis habillé et je suis descendu au sous-sol. J’étais seul, aucun autre habitant de l’immeuble n’était là », a-t-il témoigné.
« Mon enfant était à l’école et il était descendu dans un abri, donc je me sentais rassuré. C’était étrange, mais en même temps tellement de gens en Ukraine connaissent ça depuis quatre ans », a souligné le photographe.
Le président de la République, Gitanas Nauseda, et la Première ministre, Inga Ruginiene, ont été évacués et conduits dans des abris, ont indiqué leurs cabinets à l’agence de presse BNS. Les députés siégeant au Seimas, le parlement lituanien, ont également été invités à se réfugier: « Attention, attention, en raison du risque d’attaque aérienne, nous demandons à toutes les personnes présentes dans le bâtiment de se rendre à l’abri le plus proche », ont-ils pu entendre depuis des haut-parleurs.
Les vols à l’aéroport international de Vilnius ont été suspendus, les trains immobilisés et les voyageurs en gare évacués dans des abris.
• Un signal radar soupçonnant la présence d’un drone
L’armée lituanienne a justifié l’émission de l’alerte du fait d’un « signal radar présentant des caractéristiques typiques d’un aéronef sans pilote » dans l’espace aérien de la Biélorussie, près de la frontière lituanienne. « Ce matin, nous avons reçu un message des forces armées biélorusses concernant des drones qui se dirigeraient vers le territoire lituanien; nos voisins lettons ont reçu des informations similaires », a par la suite indiqué à la presse le commandant des forces terrestres de l’armée lituanienne, Nerijus Stankevičius, selon nos confrères de la télévision publique lituanienne LRT.
Face à ce signal, une mission de police du ciel de l’Otan a été activée. Des F-16 roumains sont notamment positionnés dans le pays, les mêmes qui ont abattu la veille un drone ukrainien errant dans le ciel estonien. Toujours selon le commandant des forces terrestres de l’armée lituanienne, deux chasseurs ont décollé d’Estonie: l’un se dirigeant vers la Lituanie, l’autre vers la Lettonie.
« La mission des avions consistait à détecter et à identifier visuellement le drone, puis à le détruire, mais l’opération s’est terminée sans qu’aucun drone hostile n’ait été détecté dans les airs. Les avions chargés de la police du ciel ont interrompu leur mission et sont rentrés en Estonie », a-t-il précisé à la presse.
À ce stade, l’armée lituanienne ne sait pas où se trouve l’appareil, « s’il s’est écrasé ou s’il a simplement quitté le territoire lituanien ». « Nous poursuivons les recherches à l’aide d’un hélicoptère des Forces aériennes et de forces terrestres », a assuré le général Nerijus Stankevičius.
L’alerte aérienne a été levée vers 11 heures, d’abord pour le district de Vilnius puis pour l’ensemble du territoire.
• Des alertes qui se multiplient
Plusieurs drones russes ou ukrainiens se sont écrasés en Lituanie, Estonie et Lettonie, toutes les trois anciennes républiques soviétiques, depuis le début de l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine en 2022. Mais les alertes de ce type se multiplient ces derniers mois dans les États baltes.
L’Ukraine intensifie ses frappes sur des cibles stratégiques russes dans le golfe de Finlande, dans la région de Saint-Pétersbourg, proche de l’Estonie et de la Finlande, notamment sur des ports et raffineries. Mais les drones peuvent s’avérer défectueux ou déviés par la défense aérienne russe et s’écraser sur le territoire de ces pays alliés de Kiev.
Les alliés des États baltes leur ont renouvelé leur solidarité ce mercredi et condamné Moscou. « Si des drones viennent d’Ukraine, ils ne sont pas là parce que l’Ukraine voulait envoyer un drone en Lettonie, en Lituanie ou en Estonie. Ils sont là à cause de l’attaque à grande échelle, illégale et irresponsable menée par la Russie », a dit le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte.
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a de son côté imputé à la Russie et au Bélarus « la responsabilité directe » de ces événements qui « mettent en danger la vie et la sécurité des populations sur notre flanc oriental ».
Ces incidents n’ont fait ni victimes ni dégâts matériels significatifs mais ont mis au jour les carences de la défense aérienne de ces pays. Et ils ont coûté son poste la semaine dernière à la Première ministre lettone, Evika Silina, privée de sa majorité parlementaire après avoir contraint au départ son ministre de la Défense.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Nous continuerons de surveiller cette situation pour vous informer.

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