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20 mai 2026Le Brésil veut interdire le foie gras : la filière française dénonce une loi qui « compromet l’accord du Mercosur »
Analyse : Cette nouvelle fait l'objet d'une attention particulière de notre équipe éditoriale.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « Le Brésil veut interdire le foie gras : la filière française dénonce une loi qui « compromet l’accord du Mercosur » ».
À savoir
La filière foie gras est en colère contre une décision du Brésil ! Les parlementaires brésiliens ont approuvé un projet de loi qui vise à interdire la production et la commercialisation de foie gras au nom du bien-être animal. Le texte est entré en vigueur au début du mois de mai. Pour la France, premier producteur au monde, ça signifie la fin des exportations vers ce pays. Les producteurs français dénoncent donc une entorse à l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur.
L’IGP, l’indication géographique protégée, canard à foie gras du Sud-Ouest, fait partie de la soixantaine de produits français reconnus par ce traité de libre-échange. C’est pourquoi Marie-Pierre Pé, directrice du CIFOG, l’interprofession du foie gras, ne comprend pas ce revirement du Brésil : « Nous considérons que ce projet de loi compromet complètement l’accord du Mercosur. »
« Nous demandons au président Lula qu’il accepte un recours partiel »
« Nous nous opposons, poursuit Marie-Pierre Pé, à ce qu’il y ait une entrave au commerce et nous demandons au président Lula qu’il accepte un recours partiel, c’est-à-dire qu’il ne limite que la production sur le sol brésilien. » Car la filière, qui fait vivre 30 000 familles en France, est en train de se développer au Brésil. Le plus grand pays du Mercosur commande chaque année toujours plus de foie gras français.
« Le marché, explique Marie-Pierre Pé, c’est principalement les restaurateurs et les importateurs d’épicerie fine qui sont installés sur les grandes métropoles brésiliennes. Des flux qui sont de l’ordre d’un million d’euros, c’est important. » Elle demande également à la Commission européenne d’agir pour faire respecter cet accord. Bruxelles a toujours vanté les bénéfices de ce traité, malgré l’opposition de la France.
Source : www.radiofrance.fr
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