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21 mai 2026Guerre en Ukraine : “Je préfère faire de la prison… » Des militaires russes s’accusent eux-mêmes de désertion pour aller en détention et éviter d’être renvoyé au front
Analyse : Notre rédaction a examiné les faits et propose un résumé rapide.
Notre rédaction partage quelques remarques sur « Guerre en Ukraine : “Je préfère faire de la prison… » Des militaires russes s’accusent eux-mêmes de désertion pour aller en détention et éviter d’être renvoyé au front ».
À savoir
Dans une longue enquête publiée ce samedi 18 mai, le site en ligne Mediazona a dévoilé une tendance au sein de l’armée russe consistant, pour de nombreux soldats, à volontairement déserter le front avant de se rendre aux autorités. L’objectif, aller en prison.
Finir en prison plutôt que faire la guerre. Tel est le choix de nombreux soldats russes mobilisés dans le conflit face à l’Ukraine, à en croire une enquête réalisée par le média en ligne russe Mediazona publiée ce samedi 18 mai.
Selon nos confrères, des miliaires russes, plutôt que de rester sur le front et de prendre le risque d’y mourir, aurait le réalité le choix de se dénoncer eux-mêmes pour désertion. Ils se rendraient ensuite aux autorités compétentes afin d’être jugés avec l’espoir d’être placés en détention.
Au-delà de cette volonté de vouloir rester en vie, le média en ligne souligne que le décret n° 647 de Vladimir Poutine, signé en septembre 2022, y est également pour quelque chose. En effet, celui-ci ne laisse que trois motifs aux soldats enrôlés pour quitter les rangs de l’armée : atteindre l’âge de 65 ans, avoir des problèmes de santé ou être condamné à une peine de prison après une décision de justice.
Plusieurs tentatives qui ont échoué
Dans cette enquête, Mediazona s’est notamment penché sur le cas d’Anton Putyatov, un ancien professeur d’anglais qui s’est porté volontaire lors de l’invasion de l’Ukraine, en février 2022. Au cours de la guerre, ce dernier a été mobilisé près de Pokrovsk, dans l’oblast de Donetsk, une zone où les combats ont été parmi les plus forts.
Sur place, il aurait alors, à plusieurs reprises, tenté de se dénoncer pour désertion auprès des autorités, afin d’être arrêté et emprisonné. Mais voilà, lors de ses premières tentatives, plutôt que d’être envoyé en prison, il a été placé dans un camp de détention pour militaire, dans l’attente d’être à nouveau mobilisé sur le front.
Des avocats spécialisés
« En pratique, les commandants renvoient tout simplement ces militaires au front, même pendant une enquête criminelle en cours, et l’enquêteur suspend l’affaire du fait que l’accusé est repartit à la guerre », ont expliqué des avocats spécialisés dans les affaires militaires, auprès de nos confrères.
Ils ont également confié que la profession se spécialise de plus en plus, afin de permettre à à leurs clients d’obtenir des peines de prison ferme et non avec sursis.
« La loi russe prévoit des peines de prison allant de cinq à quinze ans pour désertion pendant la mobilisation et jusqu’à cinq ans pour absence non autorisée d’une unité », rappelle le média United24.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Un suivi attentif permettra de compléter notre point de vue.

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