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21 mai 2026
un vaste coup de filet dans le cadre des enquêtes
21 mai 2026Analyse : Notre équipe vous propose un aperçu synthétique de cette information.
Nos rédacteurs considèrent que « L’Espagne va régulariser près de 500 000 migrants, presque tous Sud-Américains » est un article à suivre.
Récap des faits principaux
En avril 2026, le gouvernement socialiste au pouvoir a lancé un vaste plan de régularisationOuverture dans un nouvel onglet des personnes en situation irrégulière, avec plus de 500 000 étrangers éligibles, sur près de 840 000 présents sur son territoireOuverture dans un nouvel onglet.
D’après le Premier ministre espagnol Pedro SanchezOuverture dans un nouvel onglet il s’agit notamment de soutenir l’économie du pays. Pourtant, cette mesure n’est pas toujours vue d’un bon œil par les Espagnols.
Tous les papiers en ordre
Devant le local de l’association Ruminahui, qui aide les étrangers dans leur démarche de régularisation, une vingtaine de personnes patientent. Grâce aux bénévoles, Jakeline, la vingtaine, et ses parents Rocio et Camilo, originaires d’Equateur, viennent finaliser leur dossier. Photocopies des passeports, justificatifs de présence de plus de 5 mois sur le territoire espagnol, extraits de casier judiciaire vierge, tout est en ordre. Les documents peuvent être envoyés au ministère de l’Immigration.
La mère et la fille en ont les larmes aux yeux, car il y a un an, elles ont quitté leur pays en proie à la violence et aux meurtres à répétition. Enfin, les deux femmes entrevoient un avenir meilleur ici en Espagne : « C’est un jour spécial pour nous parce qu’on a enfin l’opportunité d’être régularisés. C’est l’occasion pour nous d’être enfin tranquilles, d’obtenir un travail, et d’avoir une vie digne. » Le permis de séjour, valable un an et renouvelable, devrait leur parvenir dans les prochains jours. Avec cela, la famille pourra travailler en toute légalité.
Une opportunité pour beaucoup de Sud-Américains
Ribellino, lui, vient du Pérou. Depuis deux ans, il vit de petits boulots informels, du travail au noir dans le bâtiment. « Quand j’aurai obtenu mes papiers, j’aurai de nouvelles opportunités professionnelles. Il y en a beaucoup ici dans les travaux publics », confie-t-il. Quand il sera en règle, Ribellino pourra aussi bénéficier d’une couverture santé. Bref, comme le résume une jeune fille juste à côté de lui, elle aussi originaire du Pérou, « la régularisation va nous faciliter la vie pour plein de choses ».
Toutes ces personnes sont originaires d’Amérique latineOuverture dans un nouvel onglet et ce n’est pas un hasard. Si 90% des régularisations concernent des Sud-Américains, c’est parce que la plupart des Africains sont entrés en Espagne clandestinement sans leur passeport. Pour eux, il est donc impossible d’entamer les démarches de régularisation.
Une économie basée sur le tourisme et l’agriculture
Cette vague de régularisation massive est soutenue à la fois par la gauche et par le patronat. Sur ce dossier, le gouvernement socialiste, et même l’extrême gauche, sont main dans la main avec le patronat, avec les entrepreneurs comme Victor et Jesus Herraiz.
Ce père et son fils possèdent plusieurs restaurants, dont un à Madrid. Or, sur leurs 30 employés, plus de 80% sont étrangers. Quand il s’est lancé dans la restauration il y a quarante ans, c’était très différent, se souvient Jésus : « Nous n’avions alors que des Espagnols et c’était une exception d’avoir un salarié étranger. Aujourd’hui, c’est tout l’inverse. Il y a notamment des zones sous grande tension, comme sur la côte est du pays où nous avons un restaurant. Voilà pourquoi nous sommes pour que ces travailleurs étrangers viennent ici de façon organisée et légale. »
« Sur la côte Est, il n’y a pas le choix : soit tu prends des gens sans papiers, soit tu n’ouvres pas ton commerce. »
Ces dernières années, l’Espagne a choisi de bâtir son économie autour de secteurs qui dépendent d’une main-d’œuvre bon marché : le tourisme et l’agriculture. Les travailleurs immigrés sont devenus incontournables. D’après plusieurs études, ils représenteraient même à eux seuls 40% de la très dynamique croissance économique du pays.
Une division au sein de la société
S’il y a un consensus des milieux économiques sur cette question migratoire, la classe politique, et la société espagnole de manière générale, sont profondément divisées.
Le principal parti d’opposition au gouvernement socialiste, le PP (Parti populaire), de droite et conservateur, est opposé à cette vague de régularisations, alors qu’il avait fait de même quand il était au pouvoir. Cette fois, le PP s’aligne sur les positions d’un parti dont la voix porte de plus en plus en Espagne : l’extrême droite de VOX.
Plusieurs sympathisants proches de ce mouvement manifestent devant le siège du Parti socialiste, avec José Andrès Calderon comme porte-parole : « Nous défendons l’identité nationale espagnole et ce processus de régularisation, nous préférons l’appeler processus d’invasion. Au final, l’immigration est utilisée comme un cheval de Troie pour détruire l’identité des nations européennes. »
Ce discours parle à une partie importante de la population, puisqu’un tiers des Espagnols est contre la régularisation massive de sans-papiers.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Une information à suivre dans les jours à venir.

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