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18 avril 2026Les États-Unis sanctionnent trois personnes et deux entreprises pour avoir prétendument recruté des mercenaires colombiens dans la guerre au Soudan
Analyse : Un rapide aperçu des faits pour mieux suivre cette actualité.
L'équipe éditoriale a étudié « Les États-Unis sanctionnent trois personnes et deux entreprises pour avoir prétendument recruté des mercenaires colombiens dans la guerre au Soudan » et partage son avis.
À savoir
LE CAIRE — Les États-Unis ont imposé des sanctions à trois personnes et deux entreprises pour avoir prétendument recruté et déployé des mercenaires colombiens pour combattre aux côtés des forces paramilitaires de soutien rapide dans la guerre au Soudan, qui est entré dans sa quatrième année sans fin en vue.
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Les sanctions, annoncées vendredi soir par le Département du Trésor, sont les dernières en date imposées par les États-Unis à l’encontre de RSF, qui est en guerre contre l’armée soudanaise depuis avril 2023.
Le groupe a été accusé par des groupes de défense des droits humains d’atrocités équivalant à des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité au cours de la guerre qui a créé la plus grande crise humanitaire au monde. Les RSF sont nées des redoutables milices arabes Janjaweed, connues pour leurs atrocités commises au début des années 2000 contre des personnes s’identifiant comme étant d’Afrique de l’Est ou centrale dans la région occidentale du Darfour, au Soudan.
Le Bureau de contrôle des avoirs étrangers du Trésor a déclaré que les personnes et entreprises sanctionnées étaient impliquées dans « le recrutement et le déploiement d’anciens militaires colombiens au Soudan pour combattre au nom des RSF ».
Il s’agit notamment d’une agence pour l’emploi basée à Bogota, en Colombie, Fénix, qui a été créée l’année dernière en remplacement d’une autre entreprise, A4SI, que les États-Unis ont également sanctionnée en décembre pour avoir aidé RSF.
Les deux sociétés ont été fondées par Alvaro Andres Quijano Becerra, un officier militaire colombien à la retraite, et son épouse. Ils figurent également sur une liste de sanctions liées au Soudan, selon le communiqué du Trésor.
Les dernières sanctions comprenaient une autre agence de recrutement basée à Bogota, GQAB, et trois personnes : le directeur de Fénix, Quijano Torres, le propriétaire de GQAB, Jose Garcia Batte, et le directeur et représentant légal de GQAB, Omar Garcia Batte. Tous sont des ressortissants colombiens, a indiqué le Trésor.
Il indique que des centaines d’anciens soldats colombiens ont été déployés au Soudan depuis 2024 pour aider les paramilitaires dans la guerre, « servant dans des rôles de combat et techniques et participant à des batailles à travers le pays ».
Les États-Unis ont accusé les RSF d’avoir procédé à plusieurs reprises à « des exécutions sommaires, des attaques à motivation ethnique, des violences sexuelles et basées sur le genre et des actes de torture dans toutes les zones sous leur contrôle », plus récemment dans la ville d’El-Fasher au Darfour.
Le Département d’État a déclaré en décembre que des membres de RSF avaient commis « des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et un nettoyage ethnique ».
Le Trésor a cité l’attaque de RSF contre la ville d’El-Fasher au Darfour en octobre, qui, selon les experts mandatés par les Nations Unies, portait « les caractéristiques d’un génocide ». Au moins 6 000 personnes ont été tuées en seulement trois jours dans cette attaque, selon l’ONU.
La guerre a commencé lorsque les tensions entre l’armée et les RSF ont dégénéré en combats ouverts dans la capitale, Khartoum, le 15 avril 2023, avant de s’étendre à ce pays d’Afrique du Nord-Est.
La guerre a tué au moins 59 000 personnes en trois ans, selon le Armed Conflict Location & Event Data Project, connu sous le nom d’ACLED. Le groupe de surveillance de la guerre basé aux États-Unis a toutefois déclaré que le bilan de la guerre était presque certainement sous-estimé compte tenu des difficultés de reporting.
Le conflit a créé la plus grande crise humanitaire au monde, avec environ 34 millions de personnes – près de deux Soudanais sur trois – ayant besoin d’aide, selon l’ONU.
Source : www.nbcnews.com
Conclusion : Les prochains développements permettront de compléter cette analyse.

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