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20 avril 2026l’État se voit enjoint sous astreinte d’assouplir les conditions de parloir de Salah Abdeslam
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Nos rédacteurs considèrent que « l’État se voit enjoint sous astreinte d’assouplir les conditions de parloir de Salah Abdeslam » est un article à suivre.
À retenir absolument
Cette nouvelle décision du tribunal administratif de Lille intervient alors que la semaine dernière, la mère et la sœur d’Abdeslam ont été arrêtées avant un parloir puis libérées deux jours après, sans poursuites judiciaires.
La justice administrative a enjoint lundi à l’État d’assouplir les conditions de parloir de Salah Abdeslam sous peine d’une astreinte financière, selon une copie de la décision consultée par l’AFP, confirmant une précédente ordonnance du 1er avril. Les avocats de Salah Abdeslam, qui purge une peine de réclusion criminelle à perpétuité pour sa participation aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris, avaient saisi le juge des référés en raison du refus de l’administration pénitentiaire d’appliquer l’ordonnance du 1er avril. Une astreinte de 100 euros par jour a par ailleurs été prononcée lundi à l’encontre de l’État si cette précédente ordonnance continuait à ne pas être exécutée. Cette nouvelle décision du tribunal administratif de Lille intervient alors que la semaine dernière, la mère et la sœur d’Abdeslam ont été arrêtées avant un parloir puis libérées deux jours après, sans poursuites judiciaires.
Pour les avocats de Salah Abdeslam, ces gardes à vue étaient un prétexte pour ne pas assouplir ses conditions de parloir, ce que l’administration pénitentiaire a réfuté. Depuis novembre, les visites pour Salah Abdeslam, à l’isolement dans la prison ultra-sécurisée de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), ont lieu dans un parloir équipé d’un hygiaphone, une vitre empêchant tout contact direct avec ses proches. Cette mesure avait été prise après le placement en garde à vue de Salah Abdeslam en lien avec la découverte d’une clé USB remise par son ex-compagne, Maëva B., lors d’une visite au parloir.
Maëva B. soupçonnée d’être impliquée dans un projet d’attentat
Selon le Parquet national antiterroriste (Pnat), cette clé USB contenait des documents ayant «trait à la propagande officielle d’organisations terroristes, État islamique ou Al-Qaïda ». Le Pnat a requis la «mise en examen ultérieure» de Salah Abdeslam pour cette affaire mais cette mise en examen n’a pas été encore été ordonnée. Maëva B. a elle été mise en examen et incarcérée. Elle est aussi soupçonnée d’être impliquée dans un projet d’attentat déjoué, sans lien avec son ex-compagnon.
La nouvelle ordonnance en référé est «une décision logique qui vient sanctionner la violation d’une décision de justice par le garde des Sceaux lui-même, ce qui devrait inquiéter tout citoyen», ont réagi lundi les avocats d’Abdeslam dans une déclaration transmise à l’AFP. «La portée de cette ordonnance est avant tout symbolique car les gardes à vue de la semaine passée, et c’était leur seul objectif, ont permis de justifier une nouvelle procédure de mise en place de la séparation avec hygiaphone», ont-ils estimé. L’administration pénitentiaire et le ministère de la Justice n’ont pas répondu dans l’immédiat à l’AFP.
Source : www.lefigaro.fr
Conclusion : Cette situation sera observée de près par nos journalistes.

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