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20 avril 2026Souffre-douleurs de Trump, le Royaume-Uni et Starmer se consolent (un peu) avec l’Union européenne
Analyse : Notre rédaction partage quelques éléments clés à retenir.
Voici ce que notre équipe pense de l'article « Souffre-douleurs de Trump, le Royaume-Uni et Starmer se consolent (un peu) avec l’Union européenne ».
Éléments essentiels
• Les critiques de Donald Trump vis-à-vis de son allié poussent Keir Starmer à se tourner encore plus vite que prévu vers l’Union européenne.
• Dix ans après le Brexit, Londres multiplie les rapprochements avec l’UE.
Il y a des anniversaires qui ont plus de panache que d’autres. Celui de la « relation spéciale » entre les États-Unis et le Royaume-Uni, un terme évoqué pour la première fois par Winston Churchill en mars 1946, en a peu. Le lancement de l’opération israélo-américaine en Iran et au Moyen-Orient fin février a eu comme conséquence de provoquer une crise ouverte entre Londres et Washington. Une véritable bascule alors qu’il y a un an, les deux capitales avaient signé un accord commercial éclair après les menaces de droits de douane proférées par Donald Trump.
La belle entente est balayée depuis des semaines par les invectives du président américain, lequel étrille nos voisins britanniques coupables de ne pas répondre à ses appels du pied militaires. Et le locataire de la Maison Blanche de tacler la Royale Navy trop lente, ou de comparer Keir Starmer à Neville Chamberlain, Premier ministre britannique au début de la Seconde Guerre Mondiale souvent jugé naïf face à Adolf Hitler.
Le Royaume-Uni, un des pays parmi les plus impacté par la guerre
De là à parler d’un divorce ? Joint par Le HuffPost, Maxime Lefebvre, ancien diplomate et directeur de l’institut géopolitique de l’ESCP temporise, rappelant que Donald Trump a l’habitude de « vilipender, dénigrer, insulter et malmener ses partenaires quand ils ne vont pas dans son sens ». « C’est prématuré de parler de divorce. Évidemment c’est une crise particulièrement inconfortable, mais le Royaume-Uni fait aussi beaucoup d’effort pour maintenir la relation transatlantique dont il est un rouage : au sein de l’Otan, sur le soutien à l’Ukraine, ou encore sur le dossier du commerce. En plus les élections de mi-mandat sont susceptibles de chambouler la donne actuelle », détaille encore le spécialiste.
Attention par ailleurs aux comparaisons avec la guerre en Irak en 2003 qui ont tendance à faire oublier toutes les autres fois, en 80 ans (lors de la guerre du Vietnam, notamment) où le Royaume-Uni n’a pas suivi ses alliés américains.
En l’état actuel des choses, impossible pour le Premier ministre britannique, fragilisé par ailleurs dans l’affaire Mandelson, d’offrir une réponse satisfaisante à Donald Trump tant la guerre au Moyen-Orient est impopulaire outre-Manche. Le Royaume sera selon le Fonds monétaire international le pays le plus affecté par la guerre parmi les économies avancées, alors que Keir Starmer s’était justement fait élire en 2024 sur la promesse d’une relance.
De la même façon, pointe Maxime Lefebvre, il ne faut pas négliger la stratégie globale qu’a posée l’administration trumpiste vis-à-vis de l’Europe. « Avec sa nouvelle stratégie de sécurité, l’administration Trump a clairement mis en avant le occurrence qu’elle voulait une autre politique en Europe, sur l’immigration, les valeurs culturelles. Et qu’elle comptait soutenir et s’appuyer sur les populistes et les nationalistes d’extrême droite, Marine Le Pen en France, Viktor Orbán en Hongrie… Dans cette optique, Keir Starmer comme Pedro Sanchez n’échappent pas aux critiques ». La visite d’État de Charles III à la fin du mois à Washington risque d’offrir un nouveau narratif de prestige idéal à Donald Trump, désireux d’écraser publiquement le leader travailliste.
Dans les bras de Bruxelles ?
Est-ce à dire, dans ce contexte, que l’Union européenne fait figure d’amant parfait pour les Britanniques ? La crise de la « relation spéciale » a, de fait accéléré, dix ans après le Brexit, le rapprochement entre Londres et ses voisins européens. Dans son manifeste de 2024, le parti travailliste voulait déjà remettre à plat sa relation avec l’UE, notamment en matière commerciale et de défense. Un élan qui s’est amplifié avec l’attitude imprévisible de Trump et qui offre une occasion aux Britanniques de redéfinir leur position en tant que maillon transatlantique.
Force est de constater qu’« en Europe, sur la dissuasion nucléaire, sur la défense, ce sont des dialogues nourris auxquels sont toujours associés les Britanniques », estime Maxime Lefebvre. « On le voit sur la coalition des volontaires autour de l’Ukraine, ou la conférence de la semaine dernière sur le détroit d’Ormuz, on est sur un mode de la coopération entre gouvernements et c’est le mode de fonctionnement des Britanniques qui y sont parfaitement à l’aise ».
D’un détail de vue commercial et culturel, les fuseaux horaires se rapprochent aussi avec Bruxelles. Londres va faire son retour en 2027 le programme Erasmus et le gouvernement prépare une législation pour aligner des normes britanniques, notamment alimentaires, sur celles de l’UE, afin de faciliter les échanges. Si les Britanniques sont toujours divisés sur l’opportunité du Brexit, un retour en arrière est en l’état inimaginable. D’autant que le plus ardent défenseur du divorce européen, le populiste Nigel Farage, a connu une impressionnante ascension sondagière depuis deux ans. Certes, la courbe de Reform UK est à la baisse depuis six mois, mais en avril, il reste le parti le plus plébiscité en termes d’intentions de vote. De quoi faire plaisir… à Donald Trump.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Cette information sera réévaluée à mesure que de nouveaux éléments apparaissent.

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