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20 avril 2026
Guerre en Iran : «La France n'a pas été visée spécifiquement», indique Emmanuel Macron, à propos du soldat tué au Liban
20 avril 2026Analyse : Notre équipe vous propose un aperçu synthétique de cette information.
Les journalistes partagent leur point de vue sur « Tensions dans le détroit d’Ormuz : les coulisses d’une possible reprise des négociations ».
Points clés à connaître
On ne sait toujours pas si des négociations vont se tenir au PakistanOuverture dans un nouvel onglet, du moins l’Iran ne confirme pas sa participation, mais le fil n’est pas rompu. En effet, et le Pakistan s’active toujours pour tenter de faire advenir cette nouvelle session de pourparlers, les médiateurs pakistanais s’efforceraient notamment de convaincre Donald Trump de lever son blocus maritime afin de permettre la participation de l’Iran.
Le ministre de l’Intérieur pakistanais a revu tous les détails, avec l’ambassadeur d’Iran au Pakistan : 20 000 policiers et militaires sont mobilisés pour assurer la sécurité de la rencontre, deux hôtels susceptibles d’accueillir les délégations ont été vidés de leurs occupants, les administrations sont fermées et les universités ont basculé leurs cours en ligne afin de dégager les artères de la capitale.
De son côté, le président iranien Massoud Pezeshkian a adopté un ton plus conciliant : il estime que la guerre et le conflit ne profitent à personne et qu’il convient d’utiliser toutes les voies rationnelles et diplomatiques pour réduire les tensions, mais on ignore quel est son poids réel sur les événements. Le ministère iranien des Affaires étrangères se dit, lui, réaliste plutôt qu’optimiste.
La confiance entre les deux parties est toujours réduite à zéro, chacune accuse l’autre d’avoir rompu le cessez-le-feu en tirant sur des bâtiments dans le détroit d’Ormuz, voilà pour l’accusation portée par les États-Unis contre l’Iran, ou en arraisonnant un cargo dans le golfe d’Oman. C’est une pierre dans le jardin américain, mais il faut savoir que lors des dernières négociations, l’Iran n’avait confirmé sa présence qu’au tout dernier moment, d’où le mince espoir qui demeure.
Qui va négocier ?
Côté américain, le casting est plutôt clair, ce serait la même délégation emmenée par le vice-président Vance, accompagné du gendre de Donald Trump, Jared Kushner, et de son émissaire habituel Steve Witkoff, avec bien sûr toute une flopée de conseillers, notamment militaires.
L’Iran, de son côté, avait lui dépêché lors de la première session de pourparlers le président du Parlement, Mohammad Ghalibaf, réputé pour son intransigeance, ainsi que le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi. Ce dernier a estimé que les demandes américaines étaient excessives, qu’elles manquaient de sérieux, mais il ne s’est pas prononcé sur la tenue de pourparlers. Quant à Mohammad Ghalibaf, il fait lui aussi profil bas.
Outre les visages des discussions, qui seront présents à Islamabad, eh bien, il y a ceux qui donnent les ordres, auxquels on doit se référer, Donald Trump, bien sûr, et semble-t-il désormais pour les Iraniens, Ahmad Vahidi, c’est le commandant des gardiens de la révolution, tenant d’une ligne très dure et hostile à toute concession.
Que se passe-t-il dans le détroit d’Ormuz ?
Les gardiens de la révolution l’ont donc refermé ce week-end, mettant la navigation quasiment à l’arrêt. Il semble y avoir aujourd’hui quelques très rares mouvements et pour l’heure, pas de riposte de l’armée iranienne, après l’arraisonnement du cargo, seuls quelques tirs de drones ont été effectués en direction de bâtiments américains dans le golfe d’Oman, mais sans causer de dégâts matériels.
Personne ne souhaite la reprise des hostilités. Donald Trump a besoin d’une issue rapide, d’une réouverture du détroit d’Ormuz, la guerre est de plus en plus impopulaire, elle pèse sur le portefeuille des Américains et de son côté l’Iran est déjà exsangue et ne peut se permettre une nouvelle campagne de bombardement alors que la précédente vague a déjà causé plusieurs milliers de morts, a détruit de nombreuses installations civiles et puis au-delà des cibles militaires, cette crise détruit encore davantage l’économie iranienne, au risque d’alimenter une nouvelle colère sociale à laquelle, bien sûr, les dirigeants iraniens sont très attentifs.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Ces informations seront suivies attentivement par notre rédaction.

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