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Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « les difficultés de recrutement dans le secteur des aides à domicile – franceinfo ».
Ce qu’il faut garder en tête
En France, 4.6 millions de personnes ont recours à l’emploi à domicile. Avec le vieillissement de la population et les maintiens à domicile de plus en plus nombreux, le pays manque de bras selon France Travail.
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Un manque de motivation évident chez les candidats ? C’est ce que pense Sabrina qui dirige Brillance Service à Marseille depuis 13 ans. Dans ses dossiers de recrutement, elle place les « bons CV » dans une pochette rose et les autres dans une pochette verte. Cette dernière est très fournie. « Je leur dis, je ne me gêne pas », assure la dirigeante. Elle prend pour exemple l’une de ses récentes candidates. « Quand on prend son CV, on a l’impression qu’il est pas mal. Mais quand je discute avec elle, je ne l’ai trouvé pas assez humaine pour moi. Je la vois souffler et donc elle est partie ailleurs. Un manque de respect total. À un premier entretien, si tu n’es pas polie, ni gentille… Ce n’est pas la peine. »
Pour la dirigeante, ce manque de motivation est l’une des caractéristiques d’une nouvelle génération allergique selon elle au travail. « C’est un je-m’en-foutisme absolu chez certaines. Certains arrivent en retard ou s’en foutent… On ne peut rien leur dire, cela me met hors de moi. » Dans sa société d’aide à domicile, dix de ses 40 salariés restent moins d’un an.
Des arguments venus de cette dirigeante rejetés par Albane Marlot, la représentante de la Fédération des services à la personne (Fedesap) dans les Bouches-du-Rhône : « Il y a un double effet de vieillissement, de la population et des aides à domicile. » Plus de 500 000 départs à la retraite chez les aides à domicile sont attendus d’ici à 2035, il faudrait remplacer un salarié sur deux pour soutenir la demande. « On a plus de demandes de personnes qui cherchent des services d’accompagnement que de personnes qui viennent se proposer en tant que futurs salariés dans nos entreprises », explique-t-elle.
Ce métier, c’est même le plus beau du monde pour Anaïs. À 29 ans, cette mère célibataire est devenue aide à domicile il y a un an et demi. « On est vraiment leur rayon de soleil de nos clients, c’est ce que nous disent nos bénéficiaires, sourit la jeune femme. Tous les jours, on nous dit : ‘Je vous attendais’ ou ‘Personne n’est venu nous voir, je suis tout seul depuis la semaine dernière’. » Anaïs touche en moyenne 1 500 euros par mois.
Les syndicats le rappellent, malgré l’inflation galopante, l’ensemble de la branche n’a connu aucune revalorisation collective depuis 2021. Le 19 mars, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a refusé de ratifier un accord entre employeurs et syndicats pour revaloriser les salaires des aides à domicile. Un refus qui a été soutenu par certains départements dans un contexte de restriction budgétaire. L’Union nationale de l’aide, des soins et des services aux domiciles (UNA) explique que l’absence de revalorisation participe à la « crise de recrutement, au manque d’attractivité » de tout un secteur.
Les aides à domicile font aussi face à la flambée des prix des carburants, qui ont poussé certains professionnels qui se sont mobilisés ces dernières semaines. Pour chaque kilomètre parcouru à titre professionnel, les aides à domicile perçoivent une indemnité kilométrique prévue par la convention collective de 38 centimes. Les syndicats demandent une revalorisation de cette indemnité, afin de ne pas devoir « payer pour travailler ».
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Les prochains développements permettront de compléter cette analyse.

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