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22 avril 2026Réduire sa routine cosmétique réduit l’exposition à ces polluants et perturbateurs endocriniens, pointe une étude
Analyse : Nos journalistes proposent quelques éléments à retenir de cette actualité.
Voici ce que notre équipe pense de l'article « Réduire sa routine cosmétique réduit l’exposition à ces polluants et perturbateurs endocriniens, pointe une étude ».
Résumé rapide
Savon, shampoing, déodorant, baume à lèvres… Autant de produits cosmétiques et de soins dont la composition peut avoir un effet sur la santé, ou du moins sur l’exposition aux polluants et aux perturbateurs endocriniens. C’est ce que pointe une étude publiée début avril et rendue publique ce mercredi 22 avril par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).
Menée par des chercheurs de l’Inserm, de l’Université Grenoble Alpes et du CNRS, ses résultats montrent que réduire et modifier son usage des produits cosmétiques fait baisser la concentration urinaire de plusieurs substances suspectées d’être néfastes pour la santé en seulement cinq jours.
Une étude menée auprès d’une centaine d’étudiantes
Pour la première fois dans ce type d’étude selon l’Inserm, les chercheurs ont voulu évaluer les bénéfices potentiels, sanitaires et économiques d’un changement de routine cosmétique. Ainsi, une centaine de jeunes femmes de 18 à 30 ans à Grenoble ont été invitées à ne pas utiliser leurs produits de soins habituels pendant cinq jours, et à les remplacer par des alternatives proposées par les chercheurs ne contenant pas de phénols synthétiques, de parabènes, de phtalates et d’éthers de glycol.
Après cinq jours, les scientifiques ont rapidement observé une « baisse significative des biomarqueurs d’expositions à ces substances ». Avec des chiffres parlants : -22 % pour le phtalate de monoéthyle utilisé notamment pour fixer les parfums, ou -30 % pour le méthylparabène, un conservateur et possible perturbateur endocrinien selon les autorités européennes. « Le propylparabène, autre possible perturbateur endocrinien selon la même source, a par ailleurs été moins fréquemment détecté à l’issue de l’intervention. »
Un constat « encourageant » d’après Nicolas Jovanovic, premier auteur de l’étude cité par le communiqué de l’Inserm, car « ces substances sont suspectées d’avoir des effets sur la reproduction, le système hormonal et le progrès ».
Une diminution de la concentration de bisphénol A dans les urines
Point préoccupant de l’étude : une diminution de 39 % de la concentration de bisphénol A dans les urines a également été observée. Pourtant, cette substance n’est plus autorisée dans les produits de soin en France depuis 2005 puisque c’est « un perturbateur endocrinien avéré et reprotoxique présumé », pointe l’Inserm. Elle est également soupçonnée d’être liée à de multiples troubles et maladies (cancer du sein, infertilité, etc.). D’après l’institut, sa présence pourrait être « liée à des contaminations survenues au cours du processus de fabrication ou via les matériaux d’emballage ».
Ces résultats « pourraient étayer la mise en œuvre d’une réglementation plus stricte visant la composition des produits de soins (par exemple, les éthers de glycol) ou l’ensemble du processus de production et de conditionnement (bisphénol A) », conclut l’étude.
Le Parlement européen doit justement se prononcer fin avril sur un changement de la réglementation européenne sur les cosmétiques. Sauf que le texte est décrié, notamment par l’association de défense des consommateurs UFC-Que choisir qui dénonce un affaiblissement de la protection des utilisateurs. La proposition prévoit de donner aux industriels plus de temps pour retirer de la vente des produits contenant des substances classées cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale restera vigilante et partagera ses observations.

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