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22 avril 2026le Haut Conseil des finances publiques juge « cohérent » le nouveau scénario du gouvernement et dément l’existence d’une « cagnotte » liée aux prix des carburants
Analyse : Une équipe d'experts a étudié cette information et partage son avis général.
Notre rédaction analyse les faits saillants de « le Haut Conseil des finances publiques juge « cohérent » le nouveau scénario du gouvernement et dément l’existence d’une « cagnotte » liée aux prix des carburants ».
Ce qu’il est utile de savoir
Le Haut Conseil des finances publiques juge le scénario économique du gouvernement pour 2026 globalement cohérent malgré le risque majeur lié à la guerre au Moyen-Orient, tout en estimant que les six milliards d’économies annoncés seront indispensables pour tenir l’objectif de déficit public fixé par Bercy.
Le Haut Conseil des finances publiques (HCFP) a estimé ce mercredi que le nouveau scénario macroéconomique retenu par le gouvernement pour 2026 est globalement « cohérent », tout en soulignant qu’il reste soumis à « un aléa majeur » en fonction de l’évolution de la guerre au Moyen-Orient.
Dans son rapport d’avancement annuel (RAA) vers un retour du déficit public sous les 3% de produit intérieur brut (PIB) d’ici à 2029, présenté mercredi en Conseil des ministres, et transmis en début de mois au HCFP, le gouvernement français a abaissé sa prévision de croissance pour cette année de 0,1 point, à 0,9%, et augmenté sa prévision d’inflation, passée de 1,3% à 1,9%.
Le HCFP, instance indépendante placée auprès de la Cour des Comptes, estime dans son avis ce scénario « cohérent » dans l’hypothèse « d’une normalisation progressive (du conflit) au deuxième semestre », mais « soumis à un aléa majeur » si le conflit évolue différemment.
« Pas de cagnotte »
Le gouvernement a maintenu pour 2026 une prévision de déficit public de 5% du PIB, une réduction modeste après deux ans de forte diminution, à 5,1% en 2025 après 5,8% en 2024. « L’exercice 2026 a démarré sans marge budgétaire avant même le début du conflit au Moyen-Orient », a commenté devant la presse Carine Camby, présidente de la première chambre de la Cour des comptes.
Le HCFP observe que le choc inflationniste sur les prix du carburant « n’a pas créé de cagnotte » en recettes pour le gouvernement, et, qu’au contraire, on peut s’attendre à « une baisse de l’activité, et à un surplus d’allègement de cotisations sociales qui sera dû à la revalorisation probable du SMIC cet été ». L’organisme estime ainsi, a résumé Carine Camby, que « la réalisation effective » des six milliards d’économies annoncés mardi par le gouvernement face au coût de la guerre « sera absolument indispensable et impliquera une gestion budgétaire très rigoureuse » pour respecter les engagements auprès de Bruxelles.
Quant à revenir sous 3% de déficit en 2029, « des mesures d’ajustement importantes seront indispensables dès 2027 pour tenir l’objectif », a-t-elle déclaré. Carine Camby a regretté au passage que la version du RAA transmise plus tôt dans le mois au HCFP par le gouvernement mentionne quatre milliards d’économies à réaliser, et non six comme annoncé mardi lors du comité d’alerte des finances publiques. « Nous aurions dû pouvoir expertiser ces mesures pour le bon montant », a-t-elle noté.
Interrogé sur ce point, Bercy a remarqué le caractère « évolutif » de la crise au Moyen-Orient et qu’après avoir envisagé quatre milliards d’économies en début de mois, le Premier ministre Sébastien Lecornu a préféré, « en responsabilité », monter à six, « le conflit étant toujours en cours ».
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Les prochains développements permettront de compléter cette analyse.

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