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22 avril 2026Analyse : Quelques éléments à retenir de cette information pour nos lecteurs.
L'article « Pourquoi le Japon et l’Allemagne remisent le pacifisme » a retenu l'attention de notre équipe.
Ce qu'il faut retenir
Au Japon, c’est un tabou vieux de plusieurs décennies qui est en train de tomber. Hier, le gouvernement a levé l’interdiction d’exporter des armes létales. Cette interdiction trouvait sa source dans la Constitution japonaise, à la tonalité très pacifiste.
Un texte adopté en 1947, après le trauma de la deuxième guerre mondiale (Hiroshima). Cette constitution, toujours en vigueur aujourd’hui, affirme que le peuple japonais « renonce à jamais à la guerre, ainsi qu’à l’usage de la force comme moyen de règlement des conflits”.
Symbole de ce pacifisme officiel : au Japon, l’armée ne s’appelle pas l’armée, mais : « forces d’auto-défense ». Une prudence sémantique qui le rejet du militarisme.
Alors pourquoi ce changement ? Evidemment les guerres, en Ukraine, puis au Moyen-Orient, sont invoquées par la droite nationaliste japonaise, qui est au pouvoir. « L’environnement sécuritaire est en train de changer », justifie le cabinet de la première ministre Sanaé Takaichi.
Mais en réalité, ce glissement s’opère à bas bruit depuis une dizaine d’années.
Face à l’essor de la Chine ; face à la dangerosité de la Corée du Nord, les gouvernements japonais successifs ont peu à peu assoupli la doctrine pacifiste.
En Allemagne aussi, le tabou de la militarisation est en train de tomber…
Oui, là aussi pour des raisons historiques, après la deuxième guerre mondiale, l’armée allemande a été limitée, en budget comme en taille. Et jusqu’à récemment, aucun politicien n’aurait pu se faire élire en promettant d’ébrécher le pacifisme ambiant.
Mais la guerre en Ukraine est passée par là. Berlin s’est aperçu de ses carences en matière de défense.
Alors le chancelier Merz a investi par centaines de milliards d’euros. Au prix d’un endettement accru – ce qui en Allemagne est loin d’être un sujet anodin.
Autre signe de ce changement d’époque : ce matin, pour la première fois depuis l’après-guerre, le gouvernement allemand a publié un texte de doctrine militaire.
Il vise à mettre sur pied « l’armée conventionnelle la plus puissante d’Europe » dans dix ans. le compte-rendu ambitionne de pouvoir mobiliser un demi-million d’hommes et de femmes (260 000 militaires et 200 000 réservistes).
Cette montée en puissance allemande ne se fait pas sans difficultés.
L’armée allemande a toujours une mauvaise image auprès des jeunes. Elle peine à embaucher et surtout à conserver les personnels. Presque un quart des recrues démissionne dans la première année.
le note commun entre l’Allemagne et le Japon ? Ils font partie des alliés les plus proches des Etats-Unis…
Berlin et Tokyo sont protégés par le parapluie militaire américain. Mais face à l’imprévisibilité de Donald Trump, ce parapluie n’est plus un abri sûr.
Mieux vaut compter sur soi-même, d’où cette volonté de réarmement.
Mais ce qui se joue est plus profond, me semble-t-il.
Ce qui est en jeu, c’est aussi l’ordre mondial défini en 1945. A l’époque, malheur aux vaincus, Allemagne et Japon ont été démilitarisés, exclus du Conseil de sécurité de l’ONU (où siègent les « vainqueurs », dont les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni.)
Alors en tournant la page du pacifisme, Tokyo et Berlin veulent envoyer un signal : 2026 n’est pas 1945 et il faudra désormais compter avec eux.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Un regard constant de notre équipe permettra d’éclairer cette situation.

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