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23 avril 2026Analyse : Cette nouvelle a été étudiée par nos journalistes pour une synthèse rapide.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « Son mandat à la dérive, Keir Starmer laissé “tout seul” ».
Résumé rapide
“La clameur monte”, soupire le New Statesman. Sur les bancs de l’opposition, dans les colonnes de la presse conservatrice. Et, de plus en plus, entre les murs des ministères. Tout le monde, ou presque, s’accorde à le dire : “Keir Starmer ne fait pas le boulot. Il est incapable de faire le boulot”, relaie le rédacteur en chef du magazine de centre gauche, proche du parti travailliste au pouvoir. “L’un des privilèges de mon poste est que je parle à tout le monde : députés, ministres, conseillers, fonctionnaires, liste Tom McTague. Tous me répètent la même chose.”
Le scandale actuel provoqué par la nomination d’un proche de Jeffrey Epstein au poste d’ambassadeur à Washington, Peter Mandelson, vient s’ajouter à une longue liste de déconvenues accumulées en moins de deux ans de mandat. “Il apparaît clair que Starmer est arrivé à Downing Street sans feuille de route”, assène Tom McTague.
“Fondamentalement, il ne pensait pas en avoir besoin, du moins sur le plan idéologique. Il était arrivé à la aboutissement que la faille de ses prédécesseurs conservateurs, de David Cameron à Boris Johnson, était avant tout morale. Son gouvernement serait donc différent simplement en se montrant plus sérieux et professionnel.”
Cette incapacité à se doter d’une boussole politique “explique pourquoi son mandat est en train de pourrir de l’intérieur”. Depuis les élections législatives de juillet 2024, Keir Starmer a changé d’avis sur une douzaine de sujets. Les annonces de mesures impopulaires ou illisibles suivies de rétropédalages ont rapidement provoqué la chute de sa cote de popularité.
Le risque du coup fatal
“En l’absence d’une mission claire, des luttes de pouvoirs se sont installées dans les couloirs de Downing Street”, ajoute McTague. Ces derniers mois, l’ancien procureur de 63 ans s’est séparé de son fidèle directeur de cabinet et du plus haut fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères pour sauver sa peau, dans le cadre de l’affaire Mandelson.
“Comme me le faisait remarquer une source gouvernementale, Starmer a repris les traits de la personne qu’il détestait tant, Boris Johnson. Sa droiture morale ne serait qu’une façade, il fait des erreurs mais demande aux autres de payer.”
Résultat, le Premier ministre se retrouve “tout seul”, tance le New Statesman sur la couverture de son numéro daté du 24 avril. En coulisse, les manœuvres politiques s’intensifient au sein du parti travailliste, assure McTague. L’aile gauche modérée du Labour se montre de plus en plus vindicative. Les successeurs potentiels, comme le maire Manchester Andy Burnham et l’ancienne vice-Première ministre Angela Rayner, aiguisent leurs couteaux. “Mais tous attendent le bon moment, avec à l’esprit une leçon historique cruciale : dans ce pays, la personne qui porte l’estocade se retrouve rarement avec la couronne sur la tête.”
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Une information à suivre dans les jours à venir.

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