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23 avril 2026Montesquieu : Le Jardin des trompettes sonne une nouvelle saison et valorise les circuits extra-courts
Analyse : Nous mettons en lumière certains aspects de cette actualité.
Un résumé concis de « Montesquieu : Le Jardin des trompettes sonne une nouvelle saison et valorise les circuits extra-courts » selon notre équipe.
Récap des faits principaux
Bientôt dix ans, que Nadia et J.-P. proposent en vente directe à la ferme leur production diversifiée. Une formule sympa, qui ne demande qu’à être développée, notamment par la transformation sur place. Le projet est enclenché mais tarde à se réaliser, mettant en danger l’activité.
Avec près de 12 000 m2 de maraîchage en production bio, le travail au quotidien ne manque pas. Et il ne fait pas peur à Nadia et J.-P. qui, depuis dix ans, développent remarquablement leur activité en vente directe au Jardin des trompettes. Un succès qui enchante et fidélise une centaine de familles résidantes sur ce magnifique secteur des Albères, à travers deux distributions sur place les mardis et vendredis et une à Saint-Jean-Pla-de-Corts pour 25 clients (Amap des cerisiers), et un carnet de contacts de 250 clients !
Une vie paysanne choisie pour « manger sainement de la terre à l’assiette, mais aussi recréer du lien et valoriser non seulement nos fruits et légumes, ainsi que les productions des copains, fromage/laitages, pain, jus de fruits, viandes, œufs… » souligne humblement J.-P. Constitué en Gaec (Groupement agricole d’exploitation en commun) depuis deux ans, le Jardin des trompettes s’est fait une sacrée renommée, d’autant qu’ici rien ne se perd et tout se transforme : « nous sommes coopérateurs d’un laboratoire de transformation végétale à Couiza dans la Haute-Vallée de l’Aude, nous réalisons nos soupes, jus, ratatouille, tartinables… avec les surplus de nos productions » explique Nadia, devenue experte en jus de tomate, gaspacho (fabuleux !), velouté de courgettes ou caviar d’aubergine….
Un circuit vertueux donc, mais situé à plus de 2 heures de route de la ferme catalane, c’est pourquoi aujourd’hui le couple veut enclencher une seconde phase : « notre activité est économiquement viable, on veut améliorer notre outil agricole, et l’accueil sur la ferme fait aujourd’hui de bric et de broc. Nous avons déposé un permis de construire pour réaliser un bâtiment agricole, afin de stocker, transformer nos excédents, se mettre à l’abri des intempéries et accueillir les clients-amis dans un espace sympa ». Et J.-P. de préciser clairement : « je ne veux pas faire de revente, le Jardin des trompettes est un carrefour de proximité. Les producteurs locaux dotés de vrais savoir-faire, posent aussi leurs produits ici en dépôt-vente, nous leur offrons juste un espace de commercialisation ».
Malheureusement, la construction de ce futur bâtiment d’un investissement de 200 000 € pose problème. Non pas pour son financement, mais au sujet d’un imbroglio administratif avec sa validation par certaines instances et un refus pour d’autres. Un frein (en espérant que ce ne soit pas l’arrêt du projet) qui a provoqué une pétition de soutien signée par 1 279 sympathisants : « nous irons jusqu’au bout, mais c’est usant et coûteux ! Que vont devenir les paysans comme nous, à l’heure du Mercosur, de la concurrence mondialisée, des grands qui s’approprient de nos terres. Nous contribuons à notre niveau à l’indépendance alimentaire de notre pays, on doit en être fier ».
Pour expliquer et défendre leur projet de transformation et de vente directe, Nadia et JP proposent une visite du Jardin des trompettes, ouverte à tous et évidemment gratuite le samedi 25 avril à partir de 10 h 30. En raison d’une météo incertaine, prévoir imper et bottes !
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Les prochaines informations permettront de mieux comprendre les enjeux.

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