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C’est l’événement politique le plus important de l’année en République populaire de Chine. Les « Deux sessions » s’ouvrent cette semaine à Pékin. Près de 3.000 membres du Parti communiste, du gouvernement et du Parlement se réunissent pour définir la stratégie économique et politique des cinq prochaines années. Un rassemblement placé sous l’autorité totale d’un homme: Xi Jinping.
Pendant que la guerre fait rage en Iran, le président chinois entend afficher une image d’homme imperturbable. À la tête du pays depuis 13 ans, il dirige la deuxième puissance mondiale d’une main de fer. Mais d’où vient la dureté de ce dirigeant au caractère inflexible?
Un destin forgé dans les camps de redressement
Pour comprendre la politique actuelle de Xi Jinping, il faut plonger dans son histoire personnelle. Fils d’un « prince rouge » (un compagnon de route de Mao Zedong), il connaît la chute brutale lorsque son père tombe en disgrâce.
Le jeune Xi est alors envoyé en camp de redressement à la campagne pour travailler la terre avec les paysans. Maltraité, ne mangeant pas à sa faim, il ressort de ces années d’épreuves avec un caractère endurci, à la fois brutal et déterminé. Malgré plusieurs rejets de sa demande d’adhésion au Parti communiste, il s’obstine, gravit les échelons un par un grâce à une capacité de travail hors norme et une réputation d’homme absolument incorruptible.
De « modéré » à président à vie: la reprise en main autoritaire
Lors de son accession au pouvoir en 2013, beaucoup d’observateurs imaginaient un profil modéré, voire un réformateur capable de démocratiser la Chine. Il n’en fut rien. Dès son arrivée, il restaure l’autorité du Parti et purge ses opposants.
Marqué par une profonde détestation de l’opulence, il met en scène sa sobriété : les images de lui payant lui-même son addition dans un simple bar à raviolis de Pékin font le tour du pays. Le message est clair: la corruption et l’argent facile, c’est fini. En 2018, il franchit une étape historique en réformant la Constitution pour s’octroyer le droit d’être président à vie.
L’obsession Taïwan et le défi à l’Occident
Sur la scène internationale, la diplomatie de Xi Jinping est guidée par une volonté de puissance et une défiance vis-à-vis de l’Occident. Son objectif: faire de la Chine un contre-modèle autoritaire et impérial pour lui redonner sa grandeur passée.
Au cœur de cette stratégie se trouve son obsession pour la réunification de Taïwan, une annexion qu’il a récemment qualifiée d' »inarrêtable ». Selon les informations de la CIA, le président chinois aurait même demandé à son armée d’être prête pour une intervention d’ici 2027. Un dossier explosif, l’île étant officiellement protégée par les États-Unis.

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