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25 avril 2026Cette Française de 86 ans veut faire fermer les camps de l’ICE : « Ça rappelle le nazisme »
Analyse : Notre équipe propose une synthèse des points importants.
Un résumé rapide de « Cette Française de 86 ans veut faire fermer les camps de l’ICE : « Ça rappelle le nazisme » » selon notre rédaction.
Éléments à garder en tête
« Le pays de la Liberté n’existe plus », déplore Marie-Thérèse Ross-Mahé. Détenue 17 jours dans les geôles de l’ICE, la police de l’immigration aux ordres de Donald Trump, cette Française de 86 ans a décidé de prendre la parole pour la première fois pour raconter son calvaire. Son témoignage, publié ce samedi 25 avril dans les colonnes du New York Times et de Ouest France, vise à dénoncer ses conditions de captivité et à appeler à la fermeture ces centres de détention, affirme la Nantaise.
Arrêtée le 1er avril à son domicile américain de la petite ville d’Anniston, dans l’Alabama, l’octogénaire avait été « menottée aux pieds et aux mains comme une dangereuse criminelle », avait raconté son fils. Marie-Thérèse Ross-Mahé confirme que « cinq policiers » l’ont enchaînée, en pleine nuit, alors qu’elle était en robe de chambre. Marie-Thérèse Ross-Mahé est ensuite jetée dans « une minuscule cellule », tandis qu’elle crie aux policiers qu’elle n’est pas en situation irrégulière.
Entrée aux États-Unis en juin 2025 avec un visa de tourisme lui permettant de rester « 90 jours » sur le sol américain, la Française se trouvait toujours aux États-Unis « sept mois plus tard », ont fait valoir les autorités américaines pour justifier son arrestation. Celle qui a finalement pu rentrer le 18 avril en France a engagé un avocat pour traiter sa demande de résidence permanente aux États-Unis. En tant qu’épouse d’un ancien combattant, le ministère de la Défense lui a aussi remis une pièce d’identité, que le New York Times a pu consulter.
« Je ne pensais pas que de tels endroits existaient »
D’abord enfermée dans la prison de Birmingham (toujours dans l’Alabama), Marie-Thérèse Ross-Mahé affirme que les détenues y sont « quinze » par cellule. Puis, elle a été transférée par avion dans le centre de détention de Basile, en Louisiane, 700 km plus loin, où elle restera une quinzaine de jours. Dans cette « forteresse », elle rapporte à Ouest France des cris terribles à toute heure de la journée et une « odeur d’excréments ». Elle raconte aussi qu’on lui refuse des soins alors qu’elle souffre d’une « crise aiguë de sciatique ».
L’octogénaire est encore bouleversée par le traitement accordé aux migrants, considérés depuis le mandat de Donald Trump « comme des chiens ». « Les arrestations arbitraires, les chaînes au pied, les appels en pleine nuit, la tenue, orange pour nous les migrants, verte pour les homosexuelles, rouge pour les criminelles, tout ça me rappelle le temps du nazisme », argue-t-elle. Et d’ajouter : « Je veux être la porte-parole de mes codétenues. Je leur ai dit : “Je vais parler de vous pour que les gens sachent ce que vous vivez”. Mon but, c’est de fermer ses établissements ».
Marie-Thérèse Ross-Mahé, ex-partisane du président Donald Trump et jusqu’ici favorable à sa politique anti-immigration, poursuit, auprès du New York Times : « Je ne pensais pas que de tels endroits existaient », à propos des centres de rétention où elle a été détenue. Le prestigieux journal précise ne pas avoir pu confirmer « de manière indépendante les détails de son expérience en détention, mais ceux-ci concordent avec les témoignages d’autres personnes qui ont été détenues dans des circonstances similaires. »
Interrogé sur les conditions insalubres par le quotidien américain, le département de la Sécurité intérieure a déclaré que « l’ICE applique des normes de détention plus strictes que la plupart des prisons américaines qui accueillent des citoyens américains » et qu’il est « régulièrement contrôlé et inspecté par des organismes externes ». Le bras armé de l’offensive antimigrants de Donald Trump fait l’objet de fortes critiques notamment après que deux Américains ont été tués en janvier par des agents fédéraux à Minneapolis.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet de mises à jour régulières par nos journalistes.

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