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25 avril 2026Les Etats-Unis menacent leurs alliés de l’Otan, des “tigres de papier” qui ont refusé de les soutenir contre l’Iran
Analyse : Quelques éléments à retenir de cette information pour nos lecteurs.
Un résumé concis de « Les Etats-Unis menacent leurs alliés de l’Otan, des “tigres de papier” qui ont refusé de les soutenir contre l’Iran » selon notre équipe.
Points essentiels de l’article
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez (à gauche) et le président américain Donald Trump, à Charm el-Cheikh, en Egypte, le 13 octobre 2025. POOL / GETTY IMAGES VIA AFP
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Côté pile, tout va bien à l’Otan : la secrétaire générale déléguée de l’organisation du traité de l’Atlantique nord s’est réunie le 23 avril avec des représentants de l’Union européenne pour mieux coordonner le soutien à l’Ukraine, tandis que des soldats issus de plusieurs pays membres de l’alliance procèdent à la dernière phase d’Orion-26, un vaste exercice militaire entamé en février dans l’est de la France.
Côté face, tout est plus compliqué : la faute encore et toujours aux Etats-Unis de Donald Trump qui, fâché du manque de soutien de ses alliés dans le cadre de la guerre en Iran, réfléchiraient notamment à suspendre l’Espagne de l’Otan. Un ressentiment qui doit conduire à un « sursaut » européen, a de nouveau appelé de ses vœux Emmanuel Macron.
• Un courriel interne critique des alliés de l’Otan
Tout part d’un courriel interne du ministère de la Défense, révélé le 24 avril par Reuters, décrivant diverses options pour sanctionner les alliés de l’Otan qui, selon eux, n’ont pas soutenu les opérations américaines dans la guerre contre l’Iran. La note a été préparée par Elbridge Colby, le principal conseiller politique du Pentagone, précise l’agence de presse.
Celui-ci fait part de sa frustration face à la réticence ou au refus de certains alliés d’accorder aux États-Unis des droits d’accès, de stationnement et de survol de leurs territoires lors de la guerre contre l’Iran. C’est « tout simplement la norme de base absolue pour l’Otan », aurait-il écrit, selon un responsable américain cité par Reuters.
Ce n’est pas la première fois que les Etats-Unis critiquent les membres de l’organisation politico-militaire créée en 1949. Donald Trump avait déjà enragé de leur refus d’envoyer leurs soldats pour réouvrir le détroit d’Ormuz. Il a aussi plusieurs fois déclaré envisager de se retirer de l’alliance, une option qui ne serait pas présente dans le courriel, tout comme la fermeture des bases américaines en Europe. En revanche, un retrait de certaines forces pourrait l’être.
• Le Pentagone envisage de suspendre l’Espagne
Mais la principale option envisagée dans le courriel est la suspension des pays jugés « difficiles » au sein de l’Otan, selon Reuters, à commencer par l’Espagne. Depuis fin février, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez est devenu le fer de lance des voix s’élevant en Occident contre les hostilités qui ont embrasé le Moyen-Orient. Cette position ferme a fortement irrité Donald Trump, qui a reproché à Madrid d’avoir refusé de laisser les Etats-Unis utiliser des bases militaires situées en Andalousie pour mener des attaques aériennes, allant jusqu’à menacer de « cesser tout commerce » entre les deux pays. Depuis plusieurs mois, le président américain reproche également au gouvernement espagnol son refus d’augmenter ses dépenses de sécurité autant que convenu lors du dernier sommet de l’Otan l’an dernier.
Présent à Nicosie, à Chypre, pour un sommet des dirigeants de l’Union européenne (UE), le 24 avril, Pedro Sánchez a assuré, en anglais, que « l’Espagne est un partenaire fiable au sein de l’Otan et [que] nous remplissons nos obligations (…) donc pas d’inquiétude ». Avant d’ajouter en espagnol : « Nous ne travaillons pas sur la base d’e-mails (révélés par Reuters, NDLR), nous travaillons sur la base de documents officiels et de prises de position que le gouvernement des Etats-Unis formule. »
• La position sur les îles Malouines pourrait être reconsidérée
Aussi dans le viseur des Etats-Unis, le Royaume-Uni pourrait être « sanctionné » à travers une décision diplomatique : une révision de la position américaine sur les îles Malouines. Administrées par le Royaume-Uni, elles sont toujours revendiquées par l’Argentine, dont le président Javier Milei est un allié de Trump. Ce dernier a plusieurs fois insulté le Premier ministre britannique Keir Starmer, le qualifiant notamment de lâche en raison de son refus de s’engager dans la guerre contre l’Iran.
Un porte-parole du département d’Etat américain a affirmé vendredi auprès de l’AFP que Washington restait « neutre » sur la question de la souveraineté contestée de cet archipel de l’Atlantique Sud. « Nous sommes conscients de l’existence de revendications de souveraineté conflictuelles entre l’Argentine et le Royaume-Uni », a-t-il déclaré, ajoutant que les Etats-Unis reconnaissent « l’administration de facto du Royaume-Uni » sur les îles, sans pour autant prendre parti dans ce différend territorial.
• Le Pentagone confirme des options contre leurs alliés
Si Donald Trump n’a pas réagi dans l’immédiat, un courriel adressé à l’AFP par la porte-parole du Pentagone, Kingsley Wilson, révèle que « comme l’a dit le président Trump, en dépit de tout ce que les Etats-Unis ont fait pour nos alliés de l’Otan, ils ne nous ont pas soutenus » lors de l’offensive contre l’Iran.
« Le ministère de la Guerre fera en sorte que le président ait à sa disposition des options crédibles pour que nos alliés ne soient plus des tigres de papier mais au contraire jouent leur rôle », a-t-elle ajouté, sans se prononcer spécifiquement sur la présence de Madrid dans l’Alliance atlantique.
• Meloni appelle à l’unité de l’Otan, Macron au réveil de l’UE
Interrogée à Nicosie, au sommet des dirigeants de l’UE, la Première ministre italienne Giorgia Meloni a tenté d’adresser un message de calme : « Je pense que l’Otan doit rester unie, a-t-elle déclaré. Je pense que c’est un atout dont nous disposons. » Sous-entendu : ne le perdons pas. Une position d’opposition non frontale face aux assauts américains contre l’Europe que la dirigeante d’extrême droite adopte depuis plusieurs semaines.
A l’inverse, Emmanuel Macron a prôné vendredi soir à Athènes (Grèce) un « sursaut » européen face à un « moment unique » avec « un président américain, un président russe et un président chinois » qui, selon lui, sont « farouchement opposés aux Européens ». S’il a semblé mettre Donald Trump, Vladimir Poutine et Xi Jinping dans la même catégorie des opposants au Vieux Continent, il a aussi souligné que le président des Etats-Unis était toujours un « allié », même s’il n’était pas toujours « fiable » ou « prévisible ». « Ce moment pourrait être le moment européen », a-t-il en tout cas insisté, réaffirmant, comme il le situation depuis le début de l’année, que l’UE est, par contraste, « fiable » et « prévisible », même si elle doit désormais « devenir une vraie puissance » géopolitique.
Source : www.nouvelobs.com
Conclusion : Nous restons attentifs à cette actualité et à son évolution.

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