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Donald Trump souhaite créer un nouvel organe international pour la paix qui concurrencerait directement l’ONU. Les conditions d’adhésion à ce conseil sont financièrement très sélectives, et le président Américain y disposerait de pouvoirs exorbitants.
Raout familial ? Conseil d’administration ? Réunion de chantier ? Peut-être un peu de tout ça à la fois ? Donald Trump aura beau multiplier les superlatifs pour qualifier son « Conseil de la paix pour Gaza », présenté comme « le plus grand et prestigieux jamais assemblé », rien n’y fait : difficile de donner un sens clair à cette équipe pour le moins baroque, censée « reconstruire » le territoire gazaoui.
Trois mois après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu toujours aussi fragile, la Maison-Blanche a dévoilé les sept premiers membres de ce conseil. Autour de la table siégeront donc notamment le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair et le milliardaire Marco Rowan. Ils seront rejoints par le président ultraconservateur argentin Javier Milei et le chef d’État turc Recep Tayyip Erdogan.
Un casting dont la cohérence laisse déjà songeur et qui en dit long sur la conception trumpienne de la paix. Mais comme si cela ne suffisait pas, le Kremlin a affirmé ce lundi 19 janvier qu’un nouveau nom figurait sur la liste : celui de Vladimir Poutine lui-même. Une addition paradoxale, tant les ambitions impériales du président russe constituent, dans l’argumentaire américain, une menace directe aux intérêts des États-Unis. Pour conquérir le Groenland, Donald Trump s’est justement targué de cette menace russe pour justifier une action militaire sur le territoire autonome danois. Moscou, de son côté, assure « étudier la proposition » et vouloir « clarifier les détails » avec Washington.
Une organisation internationale « plus agile et efficace »
Au-delà de cette excentricité apparente, l’enjeu est plus sérieux qu’il n’y paraît : la création d’une diplomatie parallèle affranchie du droit international, au service d’une vision cynique de la paix fondée sur la force et l’intimidation. Selon le projet de charte transmis à une soixantaine de pays, le « Conseil de la paix » se veut une organisation internationale « destinée à promouvoir la stabilité, rétablir une gouvernance légitime et garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits ».
Mais le texte de huit pages s’ouvre sur une critique frontale des « approches et institutions qui ont trop souvent échoué », allusion à peine voilée aux Nations unies. Il y est question d’« avoir le courage de s’en écarter » et de créer une organisation internationale « plus agile et efficace ».
Cette charte « dépasse le seul cadre de Gaza », contrairement aux atentes intiales, indique la France, également invitée, qui « n’entend pas donner suite favorable » à la proposition. « Elle soulève des questions majeures, en particulier quant au respect des principes et de la structure des Nations unies, qui ne sauraient en aucun cas être remis en cause », indique ce lundi l’entourage d’Emmanuel Macron. Outre la France, une quinzaine d’autres pays, dont l’Italie, l’Argentine ou encore le Canada.
Donald Trump fixe le ticket à 1 milliard de dollars
Mécontent de ne pas avoir été récompensé par le prix Nobel de la paix, le président américain qui a confié ne plus se « sentir obligé de penser uniquement à la paix » s’est déjà octroyé la présidence du Conseil, avec des pouvoirs exorbitants : il est le seul habilité à inviter ou révoquer des membres, sauf veto à la majorité des deux tiers, et exerce un droit de regard sur tous les votes.
Et comme si cela ne suffisait pas, les États qui siégeront au Conseil le feront pour trois ans maximum… sauf s’ils versent « plus d’un milliard de dollars en espèce au cours de la première année suivant l’entrée en vigueur de la charte ».

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