
Une semaine après son lancement, cette énième initiative à gauche pour 2027 proche du flop
27 avril 2026/2026/04/27/69ef6a761b915770419692.jpg?w=150&resize=150,150&ssl=1)
un nouvel étiquetage plus transparent à partir de juin 2026 – franceinfo
27 avril 2026une visite pour « amadouer le président américain en utilisant l’admiration béate qu’il porte à la monarchie »
Analyse : Notre rédaction partage quelques éléments clés à retenir.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « une visite pour « amadouer le président américain en utilisant l’admiration béate qu’il porte à la monarchie » ».
À ne pas oublier
En visite d’État aux États-Unis du 27 au 30 avril 2026, Charles III tente de renouer le dialogue entre le Royaume-Uni et les États-Unis dans un contexte diplomatique tendu. Le souverain britannique pourra-t-il apaiser les tensions avec Donald Trump? On en parle dans le nouvel épisode du Podcast royal.
La visite d’État de Charles III et de la reine Camilla se déroule du 27 au 30 avril 2026 aux États-Unis, à l’occasion du 250ème anniversaire de l’indépendance américaine. Un déplacement au contexte particulièrement tendu, sur fond de crispations diplomatiques autour du conflit en Iran. Mais surtout quelques heures après une tentative d’intrusion armée lors d’un gala auquel assistait Donald Trump.
Malgré cet incident, Buckingham Palace a confirmé ce dimanche 26 avril que la visite « se déroulera comme prévu ». Une annonce saluée par Donald Trump, admirateur assumé de la monarchie britannique, qui a multiplié les éloges envers le souverain. « C’est un mec super », a lancé le président américain sur Fox News, saluant aussi le courage d’un roi traité pour un cancer et capable, selon lui, de représenter son pays « comme personne d’autre ».
Mais ce déplacement suffira-t-il à restaurer la relation entre Londres et Washington, fragilisée notamment par le refus de Keir Starmer de soutenir l’offensive menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran? Pour en parler, le dernier épisode du Podcast Royal, reçoit le observateur Marc Roche, correspondant à Londres pour Le Point et auteur de Ma vie chez les Windsor, Les derniers secrets de Buckingham.
Quelle est la raison officielle du voyage de Charles III à Washington?
Officiellement, il s’agit de célébrer le 250ème anniversaire de l’indépendance des États-Unis. Charles III est un descendant direct du roi George III, qui avait perdu les colonies américaines lors du conflit entre 1775 et 1783 et fut contraint d’accepter le traité de Paris de 1783 consacrant l’indépendance des États-Unis. »
Comment cette visite est-elle perçue au Royaume-Uni?
Cette visite est très mal perçue. La gauche s’y oppose par principe anti-Trump, mais la droite estime également que cette tournée ne permettra pas de rabibocher la relation spéciale entre l’Angleterre et les États-Unis, mise à mal par la guerre contre l’Iran menée par les États-Unis et Israël. L’opinion y est opposée à 49%, mais surtout 53% des Britanniques estiment que Trump n’est pas un allié fiable. Ils considèrent donc qu’il n’y a aucune raison d’envoyer le roi pour tenter de rehausser l’image du Royaume-Uni, qui est dans le collimateur de Trump en raison du refus du Premier ministre Keir Starmer de se joindre à la guerre.
Des parlementaires se sont interrogés sur l’opportunité d’envoyer le roi à Washington, où il pourrait être confronté à des situations embarrassantes. Le gouvernement a-t-il songé à annuler cette visite?
Il était hors de question pour le gouvernement d’annuler la visite, car elle est la seule manière d’essayer d’amadouer l’irascible président américain en utilisant l’admiration béate qu’il porte à la monarchie et aux Windsor. La situation est délicate car Charles III est le souverain du Canada, qui a été attaqué par Trump, et le commandant en chef des armées, qui a peu apprécié les injures de Trump envers les soldats ayant servi en Afghanistan aux côtés des États-Unis. De plus, Charles III est un grand admirateur de l’islam, ce qui n’est pas la « tasse de thé » de Trump. Enfin, le roi n’a jamais partagé le tropisme atlantique de sa mère, Élisabeth II; il se sent davantage en phase avec l’Europe, particulièrement la France et l’Italie, ainsi que les pétro-monarchies du Golfe.
Est-ce que la visite de Charles III va vraiment permettre de restaurer cette fameuse Special Relationship?
Keir Starmer est un être pragmatique habitué à « avaler des couleuvres ». C’est un avocat de formation devenu procureur et qui sait très bien jouer des subtilités du pragmatisme pour arriver à ses fins. Il est conscient que pour recoller les morceaux de cette relation spéciale essentielle en termes de politique étrangère, défense et de renseignement, il doit utiliser la carte du roi pour mettre de l’huile dans les rouages diplomatiques. Toutefois, le succès n’est pas garanti car Trump sait que le roi Charles III n’a pas de vrai pouvoir de décision politique ou diplomatique.
Pour le roi Charles III, c’est la première visite officielle aux États-Unis en tant que souverain. Élisabeth II s’y est rendue quatre fois, notamment en 1957, à un moment où les relations étaient également très tendues. Quel était ce contexte?
En 1957, la relation bilatérale avait souffert de l’expédition militaire anglo-franco-israélienne de Suez contre la nationalisation du canal par Nasser, à laquelle les États-Unis étaient fermement opposés et ont contraint les alliés à arrêter les combats et à se retirer de la zone du canal. Heureusement, le général Dwight D. Eisenhower connaissait très bien les parents d’Élisabeth II depuis la Seconde Guerre mondiale. Après sa visite, la reine avait d’ailleurs invité Dwight D. Eisenhower à Balmoral, sa propriété privée, un geste exceptionnel (ce sera le seul chef d’État à ce jour) que Trump a tenté d’obtenir sans succès auprès d’Élisabeth II puis de Charles III.
Charles III s’est rendu aux États-Unis à de nombreuses reprises comme prince de Galles. Dans les années 70, les médias voulaient le marier à la fille du président Nixon?
C’était surtout le président Nixon qui rêvait pour sa fille d’un destin royal, mais l’héritier du trône d’Angleterre devait épouser une Britannique et à l’époque elle devait être vierge également, ce qui n’était pas le cas de la fille du président. On se souvient aussi de la visite chez Ronald Reagan, immortalisée par la danse entre la princesse Diana et John Travolta.
Le prince Charles III a également fait un court passage à Mar-a-Lago en 1988. Quel est son sentiment à l’égard de Donald Trump?
Donald Trump n’a certainement pas l’estime de Charles III, qui est aux antipodes du président américain. Charles est un être sensible, spirituel, écologique et attaché à l’œcuménisme religieux, ce qui se trouve à des années-lumière de la rhétorique trumpienne.
Le président Trump s’est montré très enthousiaste à l’idée de cette visite. Quel est le programme de Charles III à Washington?
Les visites officielles suivent toujours le même canevas: un grand banquet et un discours devant les deux chambres du Congrès. La question d’une rencontre avec les survivantes de l’affaire Jeffrey Epstein reste en suspens, mais il est peu probable que le roi le fasse pour ne pas remettre au premier plan le scandale lié au prince Andrew. L’objectif est de rétablir l’entente cordiale, et non de rappeler les démêlés du frère cadet du roi.
L’ombre d’Epstein pourrait-elle donc planer sur cette visite?
Aux États-Unis, les Américains adorent la monarchie britannique, il n’y aura donc sans doute pas de manifestations visant le roi. En revanche, les démocrates pourraient faire en sorte que l’affaire Jeffrey Epstein revienne au premier plan pour humilier Donald Trump plutôt que pour embarrasser le visiteur britannique.
Le Podcast royal, votre rendez-vous culturel du samedi
Quels secrets et scandales se cachent derrière les monarchies? Chaque semaine, Magali Rangin, cheffe du service culture et people à BFM, reçoit un(e) spécialiste des familles royales pour raconter l’histoire et les coulisses des têtes couronnées. Un nouvel épisode chaque samedi est disponible sur le site et l’application BFM et sur toutes les plateformes d’écoute: Apple podcasts, Amazon Music, Deezer ou Spotify.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : L'équipe suit cette actualité de près pour mieux vous informer.

9999999
/2026/04/27/69ef9a3f61e2e830970297.jpg?w=960&resize=960,750&ssl=1)