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28 avril 2026les syndicats de l’entreprise chimique Polytechnyl dénoncent une reprise a minima par un fonds d’investissement – franceinfo
Analyse : Voici un aperçu des faits selon nos journalistes.
Un regard de nos journalistes sur l'article « les syndicats de l’entreprise chimique Polytechnyl dénoncent une reprise a minima par un fonds d’investissement – franceinfo ».
Résumé rapide
L’offre d’un investisseur américain a été validée par le tribunal des activités économiques de Lyon. Le groupe Polytechnyl, avec ses usines du Rhône et de la Drôme, était en redressement judiciaire depuis le mois de janvier.
Publié
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Au bord de l’A7, la vie s’est arrêtée sur les 57 hectares qu’occupe l’usine. Les 550 salariés de l’entreprise chimique Polytechnyl (filiale du groupe belge Domo), qui fabrique des plastiques techniques (en nylon) pour l’automobile ou le textile, ont appris lundi 27 avril que environ 70 postes seront conservés par le repreneur Lone Star, un fonds d’investissement américain.
L’offre du repreneur d’une valeur de 10,1 millions d’euros a été acceptée par le tribunal des activités économiques de Lyon. Après un premier plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), conduisant à la suppression de 130 postes depuis l’été dernier, Polytechnyl avait été placée en redressement judiciaire en janvier.
C’est une reprise au goût amer pour les salariés. Si le repreneur assure que l’activité sera maintenue dans la région lyonnaise, les sites de Valence et de Saint-Fons vont fermer après soixante-dix ans sur place. De son côté, Lone Star s’est engagé à ne pas licencier les salariés restants seulement pendant les douze prochains mois. « Je suis écœuré, c’est de la frustration, de la colère, soupire Jean-François Fanjat, délégué syndical CFDT et technicien de maintenance sur le site rhodanien de Polytechnyl. Il y a de la tristesse aussi. L’État nous a laissés tomber. On se sent abandonnés par notre gouvernement. »
Même sentiment d’écœurement chez le délégué UNSA Pascal Mahen qui regrette que la rapidité de cette décision, qui « n’a pas laissé de temps à un industriel digne de ce nom de reprendre les actifs industriels et de faire tourner les usines ». L’intersyndicale s’était rendue ces dernières semaines à Bercy plusieurs fois afin de demander à l’État un délai supplémentaire pour trouver un autre repreneur, et une aide financière pour tenir entre-temps, sans succès.
Cette offre de reprise ne concerne pas les outils de production, ni le foncier, mais seulement les brevets du groupe, la marque ainsi que les activités de recherche. Lone Star pourra ainsi produire dans ses usines à l’étranger craignent les syndicats. « Il y a de l’incompréhension, souligne Christophe Lapierre, élu CFE-CGC. Il y a encore quelques jours, on avait encore trois lignes qui tournaient sur quatre, donc nos clients sont là, ils nous ont suivis. Aujourd’hui, il y a un mauvais goût dans la bouche et on se demande : ‘Pourquoi un tel gâchis ? »«
Le montant de la reprise est aussi dérisoire aux yeux des syndicats, qui assurent que les stocks de matières premières valent pour eux seuls près de 17 millions d’euros. Sur X, la députée insoumise Aurélie Trouvé, rapporteure d’une commission d’enquête sur les dommages des fonds spéculatifs sur les « capacités productives françaises », a indiqué que Polytechnyl avait été « bradée à un fonds prédateur qui stoppera toute production en France ». L’industrie chimique traverse une crise profonde en Europe, malmenée par les coûts élevés de l’énergie, une baisse de la demande et une concurrence internationale forte, asiatique surtout.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Notre équipe gardera un œil sur l’évolution de la situation.

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