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28 avril 2026Analyse : Voici un aperçu des faits selon nos journalistes.
Un regard éditorial sur « Michel Créchet : « Les perspectives des finances municipales sont inquiétantes » » pour mieux comprendre l'article.
Ce qu'il faut retenir
L’adjoint délégué pendant les six dernières années dresse un état des lieux de la situation économique et s’exprime sur les solutions envisagées par la nouvelle municipalité.
Michel Créchet a tenu les cordons de la bourse municipale pendant six ans. Interrogé par Midi Libre alors que la nouvelle majorité a présenté son premier budget, l’ancien adjoint aux finances de Pierre Soujol estime « que l’épargne de la commune, aujourd’hui autour de 1 M€, n’est pas trop dégradée« , mais il s’inquiète sur le long terme.
Il s’appuie notamment sur un note de prospective réalisé avant son départ de la majorité, avec la contribution de la direction des finances publiques. « à partir de 2027, les perspectives sont très préoccupantes en raison de l’accord passé entre la Ville et Lunel Agglo concernant le transfert des charges de la nouvelle piscine.«
Un transfert des charges de la piscine insoutenable
Sauf renégociation, la Ville serait amenée à verser entre 650 000 et 730 000 € par an à l’Agglo au titre de la compensation des charges de fonctionnement du futur complexe nautique. Un chèque qui, selon Michel Créchet « n’est pas soutenable financièrement par la commune« . Un transfert qu’il conteste, par ailleurs, depuis toujours. « Pour moi, il est injuste politiquement car la piscine était, de fait, déjà intercommunale, or depuis 30 ans, la ville centre en assume seule les charges. Par ailleurs, on ne transfère pas un équipement de Lunel puisque l’Agglo créé sa piscine. Si l’Agglo l’avait réalisée sur une autre commune, Lunel n’aurait jamais accepté ce transfert de charges », claque-t-il.
Une réorganisation de la Ville à l’Agglo
En tout cas, Michel Créchet avertit : « Si cet accord n’est pas remis en cause, en 2027, l’épargne nette de la Ville sera proche de zéro« . Et il martèle : « La Ville n’a rien à payer d’autant que les clubs et le public vont devoir payer les lignes d’eau. »
Interrogé également sur les premiers remèdes annoncés par le maire Paulette Gougeon pour retrouver des marges de manœuvre, en particulier la réorganisation profonde des services municipaux, Michel Créchet approuve. « Oui, il faut s’y pencher sérieusement car l’organisation des services et les effectifs n’ont pas bougé alors qu’on a eu la révolution numérique, maintenant l’IA et la création de l’Agglo avec des transferts de compétences importants. » L’ancien élu pousse d’ailleurs la Ville à aller plus loin : « Entre 2019 et 2026, malgré des coups de rabot dans le fonctionnement des services municipaux, les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 30 % et les recettes de 11 %. Il faut changer complètement de paradigme et fusionner avec l’Agglo tous les services qui ont la même finalité : RH, informatique, services techniques. Il faut aussi envisager des prestations communes. C’est la seule façon de s’en sortir et d’économiser des millions qu’on pourra répartir entre les différentes communes de l’Agglo.«
Vigilance envers les opérateurs privés
Concernant l’objectif de la nouvelle majorité de multiplier les partenariats publics privés, là aussi, l’ancien adjoint aux finances est plutôt pour. « C’est bien à condition que le risque final ne soit pas supporté par la collectivité comme sur le projet du mas de Fourques. Car les investisseurs ne viendront que s’ils ont une garantie de profitabilité sur les opérations.«
Enfin, sur les reproches portés à la politique de désendettement menée lors du dernier mandat au dépend et le faible recours à l’emprunt malgré des taux d’intérêt relativement bas, Michel Créchet assure que le problème de dégradation de l’épargne n’est pas là : « Par rapport au rapport de la chambre régionale des comptes de 2019, nous avons dépensé 2,5 fois plus que ce qui était préconisé. L’effort massif pour le centre-ville était une priorité, on a assumé ce programme et on l’a financé par l’autofinancement. Emprunter davantage n’aurait pas été significatif » assure-t-il, en répétant, « les arbitrages à faire pour restaurer des marges de manœuvre n’étaient pas là. »
Source : www.midilibre.fr
Conclusion : Cette situation sera observée de près par nos journalistes.

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