
L’inflation espagnole s’accélère de manière inattendue, au-delà de l’objectif de la BCE
29 avril 2026
L’Europe est en pleine ébullition climatique
29 avril 2026Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide et concise.
Un point rapide sur l'article « Comment Donald Trump est devenu l’ami encombrant des droites radicales européennes » selon nos journalistes.
Les points essentiels à retenir
“Donald Trump ? Connais pas…” Ou plutôt “connais plus”. En quelques mois, le discours des meilleurs alliés du président américain, notamment en Europe, a radicalement changé. Même ses plus ardents laudateurs, comme Nigel Farage au Royaume-Uni, tentent de faire oublier leur bromance avec le président américain à l’approche d’échéances électorales cruciales. En janvier 2025, Courrier international consacrait sa une à l’internationale trumpiste. Dix-huit mois plus tard, le mouvement fanfaronne moins.
Le 7 mai, les Britanniques se rendent aux urnes dans un contexte d’hostilité croissante envers un Donald Trump qui n’en finit plus de railler la faiblesse du gouvernement actuel ou ses errances passées en Afghanistan, et que beaucoup considèrent comme responsable des difficultés économiques du pays avec sa coûteuse guerre en Iran. Dans ce contexte, Nigel Farage qui avait fait campagne pour le milliardaire républicain dès 2016, comme en 2024, fait profil bas : “Je le connais, mais c’est secondaire”, a-t-il concédé au Financial Times début avril. Courage, fuyons !
C’est dire à quel point Donald Trump fait office de chat noir aujourd’hui dans les milieux souverainistes. Pour la presse étrangère, la défaite de son plus fidèle ambassadeur, Viktor Orban, fin avril en Hongrie, auquel le vice-président américain J. D. Vance était venu apporter un soutien bruyant, a marqué un tournant. “Donald Trump est désormais si toxique sur le plan politique en Europe que même ses alliés idéologiques les plus proches le considèrent comme un danger”, écrit Politico.
En février, dans un reportage publié sur notre site, le quotidien suisse Tages-Anzeiger évoquait déjà le “rétropédalage frénétique” de Jordan Bardella et du RN à l’approche de la présidentielle. En Allemagne, l’AfD a aussi pris ses distances, tout comme Giorgia Meloni en Italie ou Vox en Espagne.
C’est qu’entre sa menace d’imposer des droits de douane exorbitants à la terre entière, sa politique étrangère agressive, la guerre en Iran – qui provoque déjà un choc énergétique mondial sans précédent – et ses attaques contre le pape, Donald Trump a réussi à se mettre à dos une bonne partie de la planète. “L’opinion publique mondiale, même dans les pays où elle semblait la plus engourdie et manipulée, a pris conscience des risques liés à cette dérive”, explique ainsi Flavia Perina dans La Stampa.
Le résultat, selon elle ? En dix-huit mois, des défaites électorales partout pour le camp pro-Maga, du Canada au Groenland, du Mexique à l’Australie, en passant par la Roumanie et la Hongrie. Le signe, explique la journaliste spécialisé, de la fin de l’ère populiste : “C’est l’effondrement institutionnel et moral d’un long cycle historique, amorcé en 2008 par la crise financière et les premières percées des partis eurosceptiques, écrit-elle. Il y a dix ans, en 2016, ce mouvement a mis l’Europe en échec, d’abord avec le Brexit, puis avec l’émergence d’autres forces centrifuges similaires dans toute l’UE. Nous le voyons aujourd’hui s’effondrer à Budapest.” À confirmer quand même dans les prochains mois.
Car d’ici un an les scrutins vont se multiplier, notamment en Europe. En 2026, outre le vote du 7 mai au Royaume Uni, des législatives sont prévues à Chypre, en Suède et en Lettonie, des scrutins régionaux en Espagne et en Allemagne. En 2027, la France se prépare à la présidentielle et l’Italie renouvellera son Parlement (sénateurs et députés). Un calendrier sur lequel le “facteur Trump” devrait peser et qui oblige les forces politiques, de droite notamment, à se positionner. Le mouvement va bien au-delà des simples calculs électoraux, estime le Financial Times : “Cela traduit aussi quelque chose de plus profond. La droite européenne, des modérés aux radicaux, redécouvre l’esprit de l’autonomie européenne.”
Et cela change pas mal de choses sur l’échiquier politique. “Les partis du centre et de gauche pourraient fort bien se retrouver débordés sur leur droite dans leur opposition à Trump, estime Jeremy Cliffe dans le quotidien économique et financier. Il va alors leur falloir agir vite pour développer leur propre vision concurrente d’une Europe plus autonome, une vision plus affirmée, à même de trouver un écho émotionnel.” Après tout, si Donald Trump, par un effet repoussoir, peut permettre un meilleur débat sur l’avenir de l’Europe, pourquoi pas.
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Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Nous vous tiendrons au courant des prochaines évolutions importantes.

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