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30 avril 2026Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels à retenir.
Notre équipe propose une synthèse des informations de « Disney au défi de la censure du clan Trump ».
À retenir absolument
Imaginez Florence que l’Arcom exige demain que TF1 renouvelle immédiatement sa demande de droit des maîtres, comme sa décision arbitraire. C’est exactement ce qui se passe en ce moment aux Etats-Unis. Le régulateur là-bas, c’est la FCC.
Elle a demandé à Disney de lui soumettre le renouvellement anticipé de sa licence de diffusion pour sa chaîne ABC, alors même que son contrat dure pour encore deux ans. La FCC se justifie par une enquête sur les politiques de diversité, d’équité et d’inclusion en cours en ce moment chez Disney. Elle serait, dit la FCC, contraire au principe de non-discrimination voulu par l’administration Trump.
Ça, c’est la raison officielle et je vais y revenir. Car il y a une raison officieuse. C’était jeudi soir, jeudi dernier sur ABC donc. Jimmy Kimmel, l’animateur du late show de la chaîne, fait un sketch avec une image qui laisse croire que Melania Trump est dans son public. En faisant mine de s’adresser à elle, il dit « Vous avez l’éclat radieux d’une veuve qui attend un heureux événement.»
La vanne vaut ce qu’elle vaut, mais on en reste là. Seulement voilà, deux jours plus tard, un homme armé fait éruption au dîner de gala auquel assistent Donald Trump et sa femme, vous connaissez l’histoire, et c’est comme ça que Trump, mari et femme décident de récupérer la vanne de Kimmel pour dire qu’en blaguant sur la mort du chef de l’État, l’animateur a encouragé l’assaillant à s’en prendre à lui.
C’est ainsi que le régulateur américain demande des comptes à Disney
Ça et aussi parce que Donald Trump hait Jimmy Kimmel. Il veut sa tête, il a bien failli d’ailleurs l’obtenir à la rentrée dernière. Kimmel a été suspendu quelques jours d’antenne après une blague sur la mort de Charlie Kirk, mais il est revenu et depuis Trump veut le faire virer cette fois pour de bon.
Donc comme Disney, qui possède ABC, n’entend pas se séparer de sa star, Trump et son clan ont trouvé un nouveau moyen de pression, la fréquence de diffusion, le nerf de la guerre pour une chaîne de télé. Oui, on insiste bien à de la menace de censure pure et simple.
Et d’autant qu’il y a une autre dimension politique dans cette affaire : les politiques d’inclusion des entreprises américaines. Depuis son retour au pouvoir, Trump a tout fait pour casser ce système et presque tout le monde a cédé, mais pas Disney. L’an dernier, 99% de ses actionnaires ont refusé de mettre fin à cette politique qui permet de promouvoir la diversité au sein de l’entreprise.
Et ce n’est pas la première fois que Disney monte au front contre le camp ultraconservateur. L’entreprise a déjà résisté aux assos par exemple du gouverneur de Floride, Ron De Santis. La Floride, c’est là où se trouve son plus grand parc d’attractions au monde.
Disney avait critiqué ouvertement son projet de loi pour restreindre l’enseignement des sujets sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre. A l’heure où les géants de la texte sont soumis à la présidence Trump, c’est presque surréaliste que ce bon vieux Mickey Mouse fasse figure d’ultime résistant – en espérant quand même que ça dure.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale continuera à analyser les faits.

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