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2 mai 2026La chute de l’empire romain due aux invasions barbares, thèse réfutée par une récente étude génétique – franceinfo
Analyse : Notre rédaction a examiné les faits et propose un résumé rapide.
Voici quelques observations de notre rédaction sur « La chute de l’empire romain due aux invasions barbares, thèse réfutée par une récente étude génétique – franceinfo ».
Les points essentiels à retenir
Une étude scientifique remet en cause l’idée des grandes invasions, ces hordes de barbares fondant sur l’empire romain. une journalistes spécialisés européenne vient de démontrer que le brassage génétique à l’origine de la population européenne actuelle vient d’un long processus de métissage et non d’invasions plus ou moins violentes.
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Temps de lecture : 2min
L’heure n’est pas à la plaisanterie au sénat de Rome, dans une scène-clé de La chute de l’empire romain, film d’Anthony Mann réalisé en 1964. Animé par l’urgence et la gravité de l’Histoire, un sénateur se lève : « Derrière ces barbares il y en a des milliers d’autres, dont les hordes guettent une défaillance de notre part pour nous anéantir. Ce sera la fin de Rome ! », menace-t-il. Une vision des choses totalement dépassée, jugent aujourd’hui des scientifiques. Leurs travaux sont publiés dans la revue Nature.
Une étude collective dirigée par l’anthropologue et généticien Joachim Burger, de l’université de Mainz (Allemagne) apporte, microscope à l’appui, un nouveau démenti aux effets de manche — ou de toge — de ce sénateur de cinéma, comme le rappelle Bertrand Lançon, historien spécialiste de l’Antiquité tardive, qui n’a pas pris part à l’étude elle-même : « Les invasions barbares et l’effondrement de l’empire romain, c’est une vision qui a prévalu jusqu’aux années 1950. Et après, sous les coups de boutoirs scientifiques, on a totalement révisé cette vision des choses ».
Les chercheurs allemands et britanniques qui ont participé à l’étude ont examiné les restes de plus de 200 individus, agriculteurs et éleveurs du sud de l’actuelle Allemagne, décédés entre les années 450 et 700 de notre ère. L’examen de leurs génomes dévoile leurs origines mêlées : « Les études de génétique viennent confirmer que le melting-pot existait déjà depuis longtemps, confirme Bertrand Lançon. Les peuples voisins de l’empire ont tellement commercé, tellement été en contact avec l’empire romain que le brassage démographique avait lieu depuis au moins 400 ans. Les gens avaient appris le latin, s’habillaient à la romaine.
« Les immigrations de Goths, de Francs, qu’on a baptisé abusivement invasions barbares, n’étaient qu’une petite vaguelette de plus. Leur force démographique était très faible par rapport à celle du monde romain ».
Bertrand Lançon, historienà franceinfo
Si les thèses d’une chute et d’un effondrement de l’empire romain sous la pression de tribus barbares ont encore cours dans l’historiographie anglo-saxonne, relayée par Hollywood, les derniers siècles de Rome n’ont pas pour autant échappé aux violences.
Pour Bertrand Lançon, ces épisodes dramatiques de l’Histoire sont souvent dus à des fautes politiques de la part des Romains : « Les gouvernements romains n’ont pas su traiter la chose de façon convenable. Les immigrés Goths par exemple, dans les années 370 à 380 n’avaient pas de statut, c’est une intégration ratée. La grande bataille d’Andrinople où les Goths ont battu pour la première fois les Romains en 378, c’est parce que les soldats romains qui surveillaient leur intégration les affamaient et s’adonnaient à différents trafics, en particulier pour réduire en esclavage leurs enfants. Ensuite il y a eu des réticences gouvernementales romaines à intégrer des chefs goths ou francs ».
Les analyses menées par les auteurs de l’étude révèlent aussi chez les sujets examinés une carte d’identité génétique ressemblant trait pour trait à la nôtre, démontrant que les populations européennes d’aujourd’hui sont issues de ce long métissage antique.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Un suivi régulier permettra de mieux comprendre cette information.

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