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ATTA KENARE / AFP
Une colonne de fumée s’élève après une frappe sur la capitale iranienne Téhéran, le 3 mars 2026.
De nouvelles puissantes explosions ont résonné dans différents quartiers de Téhéran ce mardi 3 mars, au quatrième jour de la guerre lancée par Israël et les États-Unis. Dans le même temps, Donald Trump a averti qu’il est « trop tard » pour discuter pour l’Iran. « Leur défense aérienne, leur armée de l’air, leur marine et leur commandement sont anéantis. Ils veulent discuter. J’ai dit : “Trop tard !” » a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.
Ce mardi, l’un des deux aéroports de Téhéran, Mehrabad, qui assure principalement des vols domestiques, a été touché par des frappes israélo-américaines, ont rapporté plusieurs médias iraniens. L’agence de presse Mehr a publié des photos montrant un nuage de fumée s’élever dans le ciel derrière ce qui semble être une piste d’atterrissage.
« Des terroristes américano-sionistes ont attaqué la zone autour de l’aéroport Mehrabad », dans l’ouest de Téhéran, selon Mehr. Les journalistes de l’AFP ont constaté tout au long de la journée des frappes dans différents quartiers de la capitale. L’armée israélienne a, elle, annoncé avoir lancé une série d’attaques de « grande envergure » à Téhéran.
« J’ai peur de marcher dans les rues désertes car les bombes continuent de tomber du ciel », témoigne Samireh, une infirmière de 33 ans. « Je dois rester car je suis infirmière sinon j’aurais certainement déjà quitté la capitale », souligne-t-elle.
Téhéran évacué
La capitale iranienne compte en temps normal environ 10 millions d’habitants mais ces derniers jours « il y a si peu de monde qu’on dirait que personne n’y a jamais vécu », ajoute Samireh. Le gouvernement iranien a appelé samedi les habitants de Téhéran à quitter la ville « en gardant leur calme », après les premières frappes israéliennes et américaines contre la résidence de Khamenei.
Une vidéo diffusée par l’agence de presse Tasnim montre un nuage de fumée s’élever dans le ciel dans le centre de Téhéran, où se trouvent de nombreux bâtiments gouvernementaux. Des « chasseurs américains et israéliens » ont frappé le centre de la capitale, a également indiqué l’agence de presse iranienne. Lundi, le siège principal de l’Assemblée des Experts, à Téhéran, avait déjà été visé par des frappes, selon Tasnim. L’Assemblée des Experts est composée de 88 membres, élus au suffrage universel direct pour un mandat de huit ans.
Les frappes de mardi ont, selon les médias iraniens, également touché à Qom l’institution chargée d’élire un nouveau guide suprême pour succéder à Ali Khamenei, tué samedi au début de ce conflit sans précédent. La ville se trouve au sud de Téhéran.
Netanyahu affirme « continuer de frapper l’Iran avec force »
Israël « continue à frapper l’Iran avec force », a déclaré son Premier ministre Benjamin Netanyahu ce mardi. Dans le nord de la capitale, l’armée israélienne a notamment affirmé avoir « frappé et démantelé » le siège de la radio-télévision publique iranienne (IRIB), mais celle-ci a dit poursuivre ses émissions. « Nos pilotes survolent l’Iran et Téhéran, ainsi que le Liban », a précisé Benjamin Netanyahu.
L’armée israélienne a annoncé ce mardi procéder à « des frappes à Beyrouth » contre le Hezbollah libanais et dit avoir tué un haut responsable du Hezbollah, Reza Khazai. Les locaux de cette organisation dans la banlieue sud de Beyrouth ont été bombardés, a indiqué la chaine de télévision Al-Manar, affiliée au Hezbollah.
Dans la matinée, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a indiqué avoir autorisé l’armée israélienne à « avancer et prendre le contrôle de positions stratégiques supplémentaires au Liban, afin d’empêcher les attaques sur les localités israéliennes frontalières ». La guerre a déjà entraîné le déplacement d’au moins 30 000 personnes au Liban, selon l’ONU.
L’Iran multiplie ses attaques sur les pays du Golfe
En représailles, l’Iran multiplie de son côté ses attaques contre ses voisins du Golfe, visant des sites clefs, diplomatiques, militaires ou économiques, souvent liés aux intérêts américains. À Riyad, la capitale saoudienne, plusieurs détonations ont été entendues par un journaliste de l’AFP et des témoins. L’ambassade américaine y a fermé ses portes après une attaque de drone dans la nuit ayant provoqué un incendie.
À Bahreïn, une base aérienne américaine a été visée par des drones et de missiles, et à Oman et aux Émirats arabes unis, ce sont des installations pétrolières qui ont été visées. L’ambassade américaine au Koweït et à Bahrein ont fermé par précaution jusqu’à nouvel ordre, et Washington a ordonné le départ de tout son personnel diplomatique non essentiel d’Irak, de Jordanie et du Bahreïn.
Depuis le début de la guerre, six militaires américains ont été tués, selon le Pentagone. En Israël d’après les services de secours, dix personnes ont été tuées dans des frappes iraniennes. Côté iranien, le Croissant-Rouge a annoncé un bilan de plus de 780 personnes tuées depuis le début de l’attaque samedi, un chiffre que l’AFP n’a pu vérifier. L’organisation a précisé que 153 villes et plus de 500 sites avaient été touchés par un total de plus de 1 000 attaques.

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