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20 mai 2026Abbé Saunière, policier de la Bac, colistières néerlandaises : au tribunal administratif de Montpellier, le rapporteur public conclut au rejet des requêtes en annulation de cinq scrutins des municipales dans l’Aude
Analyse : Une équipe d'experts a étudié cette information et partage son avis général.
Notre équipe propose une synthèse des informations de « Abbé Saunière, policier de la Bac, colistières néerlandaises : au tribunal administratif de Montpellier, le rapporteur public conclut au rejet des requêtes en annulation de cinq scrutins des municipales dans l’Aude ».
Ce qu'il faut connaître
Le tribunal administratif de Montpellier examinait ce mercredi 20 mai les protestations relatives aux résultats des élections municipales dans cinq communes de l’Aude : Argeliers, Saint-André-de-Roquelongue, Montséret, Rennes-le-Château et Ouveillan. Une audience de plus de deux heures au cours de laquelle la rapporteure publique a systématiquement conclu au rejet des demandes en annulation. Les délibérés seront rendus sous deux à trois semaines.
Au pied des marches du tribunal administratif de Montpellier, Roger Bertrand et Philippe Fonquernie discutent en « voisins ». Deux habitants de communes limitrophes des Corbières, Saint-André-de-Roquelongue et Montséret. Qui partageaient ce mercredi 20 mai une audience, fixée pour examiner les protestations de ces candidats malheureux lors de seconds tours des municipales de mars 2026 : Roger Bertrand n’avait pas passé le cap du 1er tour à Saint-André-de-Roquelongue, 3e au soir du 15 mars, avant de fusionner sa liste avec celle d’Alain Charpentier, un autre challenger du sortant Philippe Folch, maire réélu le 22 mars ; Philippe Fonquernie a vu la victoire de près à Montséret, battu pour deux petites voix au 2nd tour (226 à 228), lui aussi par le sortant.
A l’issue de l’audience, les deux hommes, qui défendaient leur cause sans l’assistance d’un avocat, partagent encore une chose. À regret, sans doute : le probable échec de leurs requêtes, si le tribunal suit la rapporteure publique, qui a demandé le rejet des recours en annulation. Des conclusions livrées après avoir écarté tous les griefs soulevés par Roger Bertrand. Le vote par procuration de trois personnes n’habitant plus la commune ? Pas une « manœuvre », ni une « irrégularité » susceptible « d’altérer la sincérité du scrutin ». Le logo de la commune utilisé pour une réunion publique et sur un bulletin de campagne ? « Pas prohibé », et « pas susceptible » de « semer la confusion dans l’esprit des électeurs ».
Des travaux dans les semaines ou les mois qui ont précédé le scrutin ? Bien réels, oui, mais sans avoir fait l’objet « de campagne publicitaire de promotion ». Un électeur accompagné par le maire jusqu’au bureau de vote ? Là encore, pas de quoi « altérer » la sincérité du scrutin. Pas plus que la « participation active » du même maire aux opérations de dépouillement.
Je pensais que tous ces éléments étaient une accumulation d’irrégularités
Chou blanc, donc, pour Roger Bertrand. Me Pierre d’Audigier, l’avocat de Philippe Folch, se rapportera évidemment aux conclusions de la rapporteure. Le requérant n’aura lui que quelques mots à dire au président et à ses conseillers : « Je pensais que tous ces éléments étaient une accumulation d’irrégularités. » Même sincérité affichée par Philippe Fonquernie : « Les éléments que j’ai évoqués, j’en avais informé le maire dès le 1er tour. » Convaincu que l’écart méritait recours.
D’abord parce que les bulletins de la liste concurrente comportaient les noms maritaux des candidates, quand la liste déposée en préfecture faisait état de leurs noms de jeunes filles ; ensuite parce que des fautes d’orthographe, des erreurs d’accents, de ponctuation ou de police étaient là. Mais pas suffisantes, rappelait la rapporteure, se référant à une jurisprudence devant le Conseil d’Etat : « Ce qui importe, c’est de savoir si cela relève d’une manœuvre. » Grief écarté, donc. Tout comme celui lié à la présence de la secrétaire de mairie, auprès du sortant, dans le bureau de vote. Logique, précisera la rapporteure : « Il entre dans ses fonctions d’organiser la logistique des élections. »
La prise en compte de ces bulletins aurait au contraire mené à l’irrégularité du scrutin
Dans leur malheur, les deux voisins des Corbières pourront se consoler en constatant que la rapporteure publique n’a pas fait de détail. Car le tribunal administratif de Montpellier audiençait également ce mercredi 20 mai les protestations liées à trois autres communes audoises : Argeliers, Rennes-le-Château et Ouveillan. Avec la même issue : des conclusions demandant le rejet des protestations. À Argeliers, c’est autour du 11e colistier du maire sortant, Gérard Leteissier, réélu dès le 1er tour dans une triangulaire, que s’articulait le seul grief soulevé par Laurent Alberola. Un candidat malheureux, arrivé en 2e position. A bonne distance du maire reconduit (721 voix contre 288 et 226 pour la 3e liste).
Et qui avait choisi de s’interroger sur l’éligibilité à Argeliers d’un policier de la brigade anti-criminalité narbonnaise, soulevant sa potentielle « influence » sur les électeurs. Interrogation vaine pour la rapporteure, qui rappelait son rattachement à la direction départementale de la police nationale. Et le caractère « peu probable » d’une intervention… en zone gendarmerie.
À Rennes-le-Château, il était question d’un scrutin tout particulier. Une élection emportée par Alexandre Painco avec 51 voix contre 0 pour la liste de Pascale Caste, mais avec 45 bulletins nuls pour cette candidate, faute d’avoir mentionné la nationalité néerlandaise de deux colistiers. Oui, relayait la rapporteure, la requérante battue « ne conteste pas l’oubli, mais rappelle que les deux candidates sont notoirement connues et qu’une a déjà exercé un mandat de conseillère municipale ». Certes. Mais pas de quoi « régulariser la chose. La prise en compte de ces bulletins aurait au contraire mené à l’irrégularité du scrutin ».
Un grief rejeté, donc, tout comme ceux liés aux opérations de vote ou aux 12 électeurs privés d’adresse dans la commune. Là encore, pas de manœuvre, ni d’altération de la sincérité du scrutin. Pas plus qu’avec l’hypothétique influence de l’ubuesque publication sur les réseaux sociaux d’une photo de l’abbé Saunière, avec cette mention inspirée par la légende du trésor du curé de Rennes-le-Château : « Un village charismatique a besoin d’un représentant charismatique. » Et donc une résultat de plus demandant le rejet de la demande d’annulation du scrutin.
Réponse, pour ces cinq communes, dans un délai de deux à trois semaines avec les délibérés. Le 5 juin, le tribunal administratif audiencera les demandes en annulations formulées pour les scrutins de Rieux-Minervois et Argens-Minervois ; le 11 juin, pour l’élection municipale à Montazels.
A Ouveillan : « accumulation d’irrégularités » ou « mensonges et mauvaise foi » ?
A Ouveillan, c’est au soir du 15 mars 2026 que les municipales ont livré leur verdict : avec la victoire du sortant Jean-Antoine Villegas, et ses 717 voix contre 680 pour Frédéric Goixart. Un écart « confortable » de 37 voix qui n’a pas empêché le dépôt de deux requêtes demandant l’annulation du scrutin ; l’une du candidat malheureux, l’autre de Sylvie Guérin. Deux protestations jointes par le tribunal, avec des conclusions de la rapporteure publique écartant tous les griefs soulevés, qu’ils soient liés à la propagande électorale, à de potentielles irrégularités ou d’hypothétiques pressions. La menant à demander le rejet des protestations. Seule une différence entre les 666 enveloppes et 659 signatures constatée dans un bureau de vote n’aura pas été contestée par la rapporteure, qui s’empressait de préciser que l’absence d’émargement pour ces sept votes par procuration « n’est pas de nature à altérer la sincérité du scrutin ». Mais si Ouveillan s’est distingué, c’est bien parce que cette protestation a été la seule à offrir une passe d’armes entre les deux conseils, Me Meunier-Mili, pour Frédéric Goixart, et Me Bellotti, pour Jean-Antoine Villegas.
La première pointant une « accumulation d’irrégularités », l’impact d’une communication Facebook mettant en avant le maire, ou une réunion d’information municipale programmée pour contrer une réunion de campagne. Insuffisant, pour son confrère : « On veut vous faire croire à une série de graves dysfonctionnements. Mais encore faut-il que ces manœuvres existent. On fait un agrégat de tout et n’importe quoi. Ce sont des mensonges. » Virulente charge achevée en demandant que, « considérant la mauvaise foi particulière » du requérant, 4 000 € soient mis à sa charge dans le cadre de cette affaire.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Cette information sera réévaluée à mesure que de nouveaux éléments apparaissent.

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